‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 16 sur 106 · HE F · texte numérisé non relu

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employait , dit-on , de s sommes excessives d'une manière ridicule. 11 faisait servir sur sa table, des pois mêlés à des grains d'or, des lentilles avec des petites pierres de la même couleur; des fèves, avec de l'ambre ; du riz , avec des perles fines, et forçait à manger de ces mets, ses convives, gens de basse condition , qui payaient chèrement un pareil honneur. Un jour, il remplissait la salle du festin de tant de fleurs, que ses hôtes périssaient étouffes ; une fois il y fit apporter une quantité prodigieuse de serpents; souvent il y introduisait des lions, des ours apprivoisés, mais dont la vue subite suffisait pour glacer des spectateurs non prévenus. I) faisait asseoir ses convives sur des peaux gonflées de vent, et qui étant vidées tout à coup, les laissaient par terre en désordre. Il se plaisait principalement à confondre l'ordre des saisons et des jours. 11 fit élever une montagne de neige dans ses jardins pendant l'été; il affectait de ne paraître en public que le soir, recevait les compliments de ses courtisans à l'entrée de la nuit, et ne les renvoyait qu'au matin. Enfin, et cette idée est consolante pour l'humanité, il parait qu'Héliogabale fut plutôt un fou puissant qu'un odieux scélérat. Sa vie a été écrite par £1. Lampride. Ant. Guevara en a donné une autre avec plus de détails ; elle a été traduite ou plutôt imitée en français par Allègre. On peut consulter aussi : Eiliognbale ou Esquitte morale de la dissolution romaine tout let empereur* (par M . P. Chaussant). Paris, Dcnlu, 1802, in-8°. Les médailles de ce prince sont rares (1); et plusieurs ont été le sujet des dissertations de l'abbé de Belley, d'Alex. George Caponi, de Philippe de Torre, évéque d'Adria, de Virg. Valseccbi, etc. W — s.

HELISENNE. Voyet Cbesxe.

HELL ■: NUx iv ii n>), jésuite allemand, habile astronome, né le 15 mai 1720 à Schemnitz en Hongrie , se montra de bonne heure passionné pour l'étude de l'astronomie et de la physique. Durant les années 1745 et 1746, il suppléa dans •es observations le P. Jos. François, astronome de l'observatoire des jésuites à Vienne; et il prit aussi un grand soin du musée de physique expérimentale qui venait d'être créé dans cette capi-

(1) On • des médaille* de ce prince en or, en argent et en brome : les premières sont les plus rares. Il y prend le nom de Marcus-AureUut-Antonlnus, ce qui les fait souvent confondre arec celles de Caraealla qui portent ordinairement la même légende. Eckhel [Doct. ««. vcf.i indique plusieurs signes auxquels on peut les dielinguer; mais la praUque des médailles est bien supérieure i la meilleure théorie : l'habitude de voir et de confronter ces monuments est, selon nous, le guide le plus eûr. La ressemblance des médailles d'Elagabale arec celles d'Alexandre Bétèrc, son cousin et non successeur, peut servir & les fsire reconnaître, d'autant plus que la confusion des premières avec celles de Caraealla vient bien plus de la slmililude des légendes du cf>lé de la tète, que de quelque ressemblance dans les train.,.. Elagabale est surtout remarquable par la proéminence des lèvres. Les noms de Variui, de Bntnam et i'AvituM , qu'on lui donne quelquefois , ne sa trouvent point sur ses médailles: Soœmiai sa mère, était femme de Sextue-Vartus- Marcellui. Qurlqucs historiens prétendent qu'Elagabalc étailfila de ce dernier, mais que M ce sa, son aïeule. Ht, i la mort de Macrin, répandre le bruit qu'il était fl s de Caraealla, pour le présenter aux soldats comme un rejeton de la famille des

taie. Hell accepta, la même année, une place d'instituteur à l'école de Leutschau en Hongrie ; mais il la quitta l'année suivante et revint à Vienne, où il étudia la théologie, et donna en même temps des leçons de mathématiques à plusieurs jeunes gentilshommes. Il reçut les ordres en 1751 , et après avoir achevé la troisième année de son noviciat, il obtint le degré de docteur, et fut nommé professeur de mathématiques à l'école de Clausenburg en Transylvanie. Quatre années après, le P. Hell fut appelé à Vienne; il y occupa, pendant trente-six ans, la place d'astronome et de conservateur de l'observatoire qu'on y avait construit d'après ses dispositions; il fut également chargé d'enseigner la mécanique ; mais il ne donna que pendant une année des leçons de cette science. Dès 1757 il publia tous les ans sans interruption, jusqu'en 1786 , des éphémérides qui forment un recueil estimé par les astronomes. Le comte de Bachoff, envoyé de Danemarck à Vienne, pressa le P. Hell d'accepter une commission pour observer en Laponie le passage de Vénus sur le disque du soleil. 11 partit effectivement le 28 avril 1768, et ne fut de retour à Vienne que le 12 août 177U. Il faudrait avoir hiverné à 70° 23' de latitude pour savoir combien de souffrances entratne un semblable voyage. On jugera de la multitude d'observations qui furent le fruit de cette expédition, lorsqu'on verra dans le Journal des savants de 1771, p. 499, que le P. Hell annonçait sur ce voyage trois volumes in-fol., dont le premier devait paraître à la fin de 1772, et le dernier en 1771; mais ils n'ont point paru. Dans ces régions boréales si peu fréquentées et si peu connues, tout est intéressant \ et le P. Hell avait tout étudié : la géographie, l'histoire, le langage, les arts, la religion, la physique, l'aimant, l'histoire naturelle, les marées, les vents, les météores, la chaleur et le froid, le baromètre, la hauteur des montagnes et la pente des fleuves, tout avait exercé l'attention de cet habile observateur; et il annonçait des découvertes, ou du moins deschoses toutes neuves sur chacun de ces objets. Il avait vu des rapports entre la langue des Lapons et celle de la Hongrie et de la Chine ; il assurait avoir trouvé une loi dans les variations du baromètre , etc. Mais Triesnecker , habile astronome de Vienne, ne put obtenir d'en voir même les manuscrits; les héritiers lui refusèrent cette satisfaction. L'observation du P. Hell fut le résultat principal de ce voyage ; elle réussit complètement : elle fut annoncée par le canon du chat, au de Wardoehus comme un événement important, et elle s'est trouvée en effet une des cinq observations complètes faites à de grandes distances, et où l'éloignement de Vénus changeant le plus la durée du passage, nous a fait connaître la véritable distance du soleil et de toutes les planètes à la terre; époque remarquable dans l'histoire de l'astronomie, à laquelle se trouvera lié à juste titre le nom du P. Hell, dont le voyage fut aussi

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fracturai, aussi curieux et aussi pénible que ceux de la mer du Sud , de la Californie et de la haie d'Hudson, entrepris à l'occasion de ce célèbre passage de Wnus sur le soleil (roy. Chafpe et Cooe). Le P. Hell avait eu des relations avec Mesmer; et frappé des résultats que celui-ci annonçait avoir obtenus en se servant de pièces d'acier aimanté que ce père lui avait communiquées, il crut pouvoir attribuer à l'aimant même la propriété de guérir les maladies de nerfs, et publia cette opinion , que combattit l'auteur du Magnétisme animal . prétendant que ce qu'il nommait ainsi par analogie était distinct des propriétés de l'aimant. Après avoir contribué pendant une longue carrière à étendre les connaissances en astronomie, le P. Hell mourut à Vienne le 14 avril 1792. Nous indiquerons ici les principaux ouvrages qu'il a publiés: 1" EUmenta algebra Joannis Criveltii magis illuttrata, et novis demonstrationibus et problematibus aueta. Vienne, 1745, in-B°; 2° Adjumentum memoria manuale ckronologico-genealogicokistoricum, Vienne , 1750, in-16; 6« édition, 1789, in-16; 5° Klementa arithmetica numerica et lilteralit; 3e édition, ibid, 1763, in-8°; 4° Epkemerides astronomira ad meridianum Vindobonensem, Vienne, 1757-1786, in-8», avec gravure. Depuis 1769, le P. Pilgram , adjoint du P. Hell , avait soin de la rédaction de ces Ëphémérides, qu'il a continuée après la mort du P. Hell jusqu'en 1793. L.-A. Jungnitz a extrait de ce recueil les Ht moires fournis par l'astronome Hell , et les a publies en allemand, Breslau et Hirschberg, 1791-1794, 4 vol. in-8°, avec gravure. 5° De la célébration de la Pdque, Vienne, 1761 , in-8"; 6° Tabula salures N. L. de la Caille, eum supplemento reliqitaritm tabularum, ibid., 1763, in-8»; 7» Tabula lunaret Tob. klayer, cum supplemento reliquarum tabula ru m lunarium D. Cassini, de la Lande, et suit, ibid. eod., in-8»; 8° De satellite Ventru, ibid., 1765, in-8»; 9» Observationes astronomka ab anno 1717 ad annum 1752 farta et ab Augustin. Hallerstein Peckini Sinarum tribunalis matkematiei praside et mandarine collecta, ad fidem autographi Msti edidit, ibid., 1768, in-4»; 10° De transitu Ventru ante discum solis die 3 jun. 1769. Wardakusii in Finnmarckia observato. Copenhague, 1770; Vienne,1770, in-8». On trouve dans cette dissertation extraite des Éphémérides de Vienne pour 1772, les observations de plusieurs amateurs de l'astronomie sur cet événement remarquable, entre autres celles faites par Messicr, la Caille, Short, Zanotti, Poleni, Ximencz, le cardinal de Luynes , etc., etc. 11° De parallaxi solis ex obsercationibus transitas Veneris anni 1769, Vienne, 1775, in-8°. Le P. HeU a voulu prouver dans cet ouvrage que la parallaxe moyenne du soleil est de 8" 70. La Lande a cru cependant qu'elle était un peu moindre. 12° Metkodus astronomica, sine usu quadrantis tel serions aut alterius cujusvis instrumenta in gradue circuli divisi, item sine notitia re/ractionis ope soi m s tubi instructi mi-

ad kunc usum fulcro mobili applicati, eUvatitnem poli cujusvis loci in continente siti accuratissimam definire, ibid., 1774, in-8», et traduit en allemand dans les Mémoires sur diverses sciences. Vienne, 1773, in-8»; 13° De la véritable grandeur que le diamètre de la pleine lune ou du soleil semble avoir à la rue simple, ibid., in-8»; 14» Appendix ad Epkemerides anni 1777; Aurora borealis tkeoria novt. Vienne, 1776, in-8», avec cinq gravures. Il n'en a été publié que le premier volume. 15» Monumenta are perenniora inter astra ponenda, primum Seren. Régi Anglia Georgio III, altéra vira cel. F. W. Hersckel. ibid., 1789, in-8»; il y en a une traduction allemande par L.-A. Jungnitz, ibid., 1789, in-8». Le P. Hell publia aussi, pour l'année 1776, plusieurs almanachs, dont un dans le genre de celui deCotha, un pour la noblesse, un autre pour les enfants, sur la physique, sur la chronologie, etc. Schlichtegroll , dans son nécrologe pour l'année 1792, vol. 1, p. 282-303, a donné une notice trèsdétaillée sur la vie et les travaux de ce savant astronome.— Un frère du P. Hell, ingénieux mécanicien à Schemnitz, inventa, pour les mines de Hongrie, une espèce de siphon à épuiser l'eau, décrit dans les Voyages de Jars et dans les Mémoires de l'Académie des sciences en 1760 {HisL. p. 160). Cette machine est remarquable en ce qu'elle élève l'eau à 96 pieds , en ne dépensant que le double de la quantité élevée , et présente d'autres circonstances curieuses. Voyn aussi le Journal des savants de juillet 1771, p. 499. B-H-D.

HELL (Hoxmaire de). Voyex Honnaire.

UELLADIUS, grammairien égyptien, natif d'Antinoé, florissait sous Constantin le Grand , au commencement du 4* siècle. Il composa, en vers ïa rubiques , une Ckreilomatkie , dont il ne nous reste que des fragments recueillis par Photius. A. Scholt traduisit ces fragments en latin ; Meursius les enrichit de notes; et ils furent publiés, après la mort de ce dernier, à Utrecht, 1687 , in-4», et dans le 10* tome des Antiquités de Gronovius. Eabricius nous a donné , au tome 9 de sa Biblioïkèque grecque, p. 504, une nomenclature curieuse des écrivains de l'antiquité cités dans ces fragments. Helladius avait écrit plusieurs autres ouvrages. Photius nous a conservé les titres des suivants : Allié nés. t Egypte, la ville d'Antinoé. la Victoire, la Renommée, lExkortation. — Helladius, grammairien d'Alexandrie , vivait sous Théodose le Jeune, vers le milieu du 5* siècle. 11 composa un Éloge de cet empereur, une Description des bains de Constantin , un Traité sur l'ambition, et un Lexique grec des mots et des phrases spécialement usités dans la prose, dont Suidas s'est considérablement aidé pour composer le sien. Cet auteur est également cité par Socrate le Scolastique. — Helladius, évéque de Tarse , fut déposé dans le premier concile d'Éphèse; et St-Cyrille refusa de le comprendre dans l'amnistie. Il nous reste s pt lettres de lui, recueillies par Chrétien Lupus.— Helladius, évéque de Césarée, fut disciple et successeur de

St- Basile, dont il écrivit la vie. Tillemont a signalé l'austérité de ses mœurs. — HttUMM , moine, puis archevêque de Tolède, fut auteur de divers ouvrages, cl mourut le 18 février GIS. D. L.

UELLADtl'S (Alf.xan*rf.) , Grec de la Thessalie, vivait en 1722. Il s'est fait connaître par un ouvrage latin assez curieuz, sur l'état de l'église grecque, et sur les raisons qui engagent les Grecs de notre temps à rejeter les traductions des Évangiles et des autres écrits canoniques faites en grec vulgaire. 11 dédia son livre au ezar; et l'on y voit mime un portrait de ce prince dessiné par fauteur. Cet écrivain s'excuse , avec beaucoup de naïveté, des fautes de langage qui pourraient, dit-il, se rencontrer dans son traité : « Je ne suis « pas né dans le Latium, ajoule-t-il; la langue « latine est pour moi un idiome tout à fait étran- • ger. • Helladius habitait la ville d'Altorf, dans le territoire de .Nuremberg; et ce fut là qu'il mit au jour le volume dont nous allons présenter une courte analyse. 11 est composé de dix-neuf chapitres. Les deux premiers traitent des imprimeries des Grecs, et des livres qui sont sortis de leurs presses (1). Ces chapitres renferment des détails bibliographiques intéressants, et qui font concevoir une grande admiration pour ce malheureux peuple grec, qui, dans sa détresse, ne néglige rien pour acquérir une instruction qu'on lui fait paver souvent au prix de la rie. Le 3«, le 4» et le 3« chapitres nous donnent une idée exacte de l'état des éludes et des progrès des sciences en Grèce è cette époque. Dans le 6« et le 7« , l'auteur grec réfute un grand nombre de préjugés répandus contre sa nation dans les villes les plus éclairées de l'Europe. U 8* chapitre est relatif aux poCtes grecs vulgaires. L'auteur cherche à prouver, par des exemples tirés de leurs écrits, que la langue parlée dans les Des et sur les cotes de la Grèce est presque barbare en comparaison de celle dont on fait usage sur te continent du même pays. Le 9* chapitre est consacré à la critique du style des versions grecques vulgaires des livres saints; le 10% à l'exposition d'une théologie assez raisonnable. Dans le 11e, l'auteur s'écarte un pe» des bornes de la modération à l'égard de la nation germanique, qu'il accuse, d'une manière expressive , de mêler dans ses banquets le meurtre et le carnage. Les chapitres 12e, 13» et 14% renferment des observations sur le peu d'uniformité de la langue grecque moderne. Le 13* est un morceau de critiqne très-remarquable, si l'on considère la position où se trouvait l'auteur: il est relatif à la version de Maxime Calltopolite, qui parut en 1638, et à l'excommunication de Cyrille Lacar, donl l'auteur cite une lettre fort curieuse, en ce qu'elle prouve que ce patriarche n'était pas plus de la communion grecque ou romaine que Calvin. Le 16* chapitre contient la biographie d'un personnage singulier, appelé Séraphin, de Hitylène.

I* 1716, p. 130 etiuiv.ntM.

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Enfin, les trois derniers chapitres de cet ouvrage sont employés à remplir son véritable objet. Ils méritent d'être lus par les amateurs de la philologie sacrée. Or voici le titre exaet de cet ouvrage qui contient tant de choses: Status pemteui Keflttiee gracm; in quo etiam causa- exponuntur cttr irr(ect mouernt ,»ori t esiamenu ramones in yrtyro— barbara lingua fadas acceptât-* récusent : preelerea aiditus est in fine status nonnullarum evntroversiarum , Altorf, 1714, in-12. Les controverses qui terminent cet ouvrage ne sont d'aucun intérêt. Mais ce qu'il y a de remarquable dans ce livre d'un sujet des Turcs, c'est que l'auteur, qui n'avait pas craint de dédier son ouvrage à l'empereur de Kussie, ne craint pas non plus de démontrer, partout où l'occasion s'en présente, le plus grand mépris pour les mœurs des Russes de celte époque. Ce trait de courage honore l'écrivain ; mais il fait aussi l'éloge du prince d'une manière bien plus délicate et plus ingénieuse que la flatterie n'eût pu le faire dans la plus belle dédicace. G.F-a.

HELLANICDS, de Mitylène, dans l'Ile de Leabos. naquit la première année île la 71» olympiade, l'an 195 avant J.-C. Il y avait peu de temps que l'usage de la prose était eonnu ; car Phérécydes , de Samos , et Cadmus , de Milet , qui l'employèrent les premiers dans des ouvrages de longue haleine, étaient contemporains de Cyrus, qui mourut l'an 529 avant J.-C. Elle fol d'abord consacrée à éerire l'histoire, c'est-à-dire à recueillir les traditions populaires, vraies ou fausses, et les faits qui étaient attestés par des inscriptions on par d'autres monuments. Hellanicus suivit l'exemple de ses devanciers : ignorant , comme eux, l'art de tracer on plan et de se ménager des transitions, il avait traité séparément l'histoire de chaque peuple et de chaque ville. C'est pourquoi on trouve souvent cité dans les aneiens, ses Argotiques, ses Persiques, ses Lgdiaques, etc., iroi n'étaient vraisemblablement que des parties détachées d'un même ouvrage : il avait traité les événements qui s'étaient passés depuis la guerre de Perse jusqu'à celle du Péloponnèse; et c'est pour rectifier les erreurs dans lesquelles il était tombé , que Thucydide a placé , dans son premier livre, une digression qui mérite d'être étndiée avec soin. Les fragments d'Hellanicus ont été recueillis par Ch. Sturz, et imprimés à Leipsick, 1787, in-8°. C— a.

H El. LOT (Jean), né à Paris le 3 novembre 1685, fut d'abord destiné à l'état ecclésiastique, qui! allait embrasser, lorsque des notes sur la chimie, qu'il trouva dans les papiers du docteur J Idiot , san aïeul, décidèrent sa vocation pour les sciences. Il se livra avec ardeur à l'étude de la chimie, et fil bientôt connaissance avec le savant Geoffroy, qui, en 1729, devint son parent. Un voyage qu'Heilot fit en Angleterre , pour perfectionner ses connaissances, lui fournit l'occasion de se lier avec plusieurs membres très-instruits de h

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