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pas à appartenir, ainsi qu'a l'Académie des sciences, où, en 1735, il était entre' en qualité d'adjoint chimiste. Il ne fut pas étranger à la découverte que Duhamel et Gross firent du procédé par lequel on obtient l'éther, et que Froben, son auteur, avait soigneusement tenu secret. On lui doit pins particulièrement une belle analyse du inc, sur lequel il donna deux Mémoires à l'Acaémir en 1733. Il expliqua la propriété qu'a le nitre d'exhaler une vapeur rouge , par des raisons très-concluantes, qu'il communiqua à cette société savante en 1736. Après un si honorable début, Hellot ne cessa de s'occuper de divers travaux très-estimables, tels que les encres sympathiques; le phosphore, connu sous le nom de Kunckcl; le sel de Glauber; le sel marin; nos poids et nos mesures, dont la réforme était si importante; la pâte de la porcelaine; les teintures, les mines, etc. Le plus important de ses ouvrages est celui auquel il préluda par deux Mémoires lus à l'Académie en 1740 et 1741 , et qui a pour titre : Art de la teinture des laines et des étoffes de laine au grand et au petit teint, 1730, 1 vol. in-12. On lui doit aussi une excellente traduction du Traité allemand , qu'il a beaucoup perfectionné, de Ch. André Schlutter, de la fonte des mines et d*s fonderies, Paris, 1750-33, 2 vol. in-4". Par la nouvelle forme qu'il donna à cet ouvrage, par ses additions importâmes, il en fit, à proprement parler, un traité aussi neuf que complet. Le Recueil de l'Académie des sciences contient plusieurs de ses Mémoires. Il avait, en outre, rédigé la Gatette de France, de 1718 et 1732. Gai et spirituel, désintéressé et veridique, Hellot eut des amis distingués , et fut généralement recherché. Il se maria vers la fin de sa carrière, en 1750, et mourut, d'une seconde attaque d'apoplexie , le 13 février 1766. D — a — s.
HELMAN (Isidore- Stanislas), graveur fécond et laborieux , naquit à Lille eu 1713. Venu jeune à Paris pour se perfectionner dans son art, il entra dans l'école de Lebas, dont il devint l'un des meilleurs élèves. Il se fit d'abord connaître des amateurs par un grand nombre de vignettes, gravées d'après Cochin et d'autres habiles dessinateurs. Depuis 1780 il reproduisit les plus beaux tableaux des diverses expositions. On trouve dans le Manuel des curieux de lluber la liste de ses principales productions jusqu'en 1780. Daus le nombre on doit distinguer les trois suites d'estampes que llclman a publiées sur l'histoire de la Chine : 1° Faits mémorables des empereurs de ta Chine, tirés des annales chinoises, gr. in-l°, 24 pl. ; 2° Abrégé historique des principaux traits de la vie de Confneius , ibid., 24 pl. ; 3e Victoires de t empereur de la Chine, 1785, 16 pl. Ce dernier recueil offre la copie réduite des planches exécutées à Paris de 1768 à 1774 sous la direction de Cochin, d'après les dessins envoyés de Pékin par l'ordre de l'empereur Kien-long. Les planches originales ayant été expédiées à la Chine, après eu avoir tiré
quelques épreuves, cette suite, dans le format atlaotique, est très-rare, llelman, comme la plupart de ses confrères, embrassa les principes de la révolution , sans en prévoir les conséquences qui devaient être si funestes aux arts ; mais du moins il n'abandonna pas son atelier, et ne se fit point remarquer par son exaltation. En 1797 il fit nommage au conseil des Cinq-Cents d'une collection de gravures représentant les principaux événements de la révolution (Monsieur, 8 floréal an 6). Il mourut peu de temps après, W — s.
11ELME (Mistriss Elisabeth), Anglaise, morte en 180... , est auteur de quelques romans intéressants, et d'ouvrages divers adaptés à l'éducation, tous écrits avec clarté et simplicité, et qui ont eu du succès. Nous ne citerons que les suivants : Louise ou la Chaumière dans le marais, imprimé pour la septième ibis en 1801 , 2 vol. ; traduit en français, 4787, 1 vol. in-12, 2 vol. in-18; 2° Abrégé des Vies de Plutarque, 1794, in-8°; 3° Promenudes instruetices dans Londres et les villages adjacents, 1798, 2 vol. in-18; et 1800, 1 vol. in-12. ; 4" Instruction naturelle, ou conversations de famille sur des sujets moraux et intéressants. 1802, 2 vol. in-18; 3" édition, Londres, 1810, in-12; »> Si- Clair des Iles, ou les Exilés à file de Barra, tradition écossaise, 1804, 4 vol.; traduit librement en français, par madame de Montolieu, 1809, 4 vol. in-12. Ce roman est aussi traduit, par extraits, dans la Bibliothèque britannique. 6° Histoire d'Angleterre, racontée par un père à ses enfants; 7° Histoire d Écosse. 4806, 2 vol. in-12. On a publié depuis sa mort s 8° Madeléne, ou la Pénitente de Godstow, roman historique. 3 vol. in-12; 9° Le> temps modernes, ou te siècle où nous citons. 1815, 3 vol. in-12. X— s.
HELMERS (Jeas-Fsèoéiuc), poëte hollandais, né à Amsterdam en 1767, se livra très-jeune à l'étude des langues , et montra des dispositions aussi heureuses que précoces pour la poésie. Mort le 26 février 1813, à l'âge de 46 ans, il n'a pas laissé un grand nombre d'ouvrages, mais plusieurs sont fort estimés de ses compatriotes, entre autres, la Xation hoUand^tise . pofUK' en six chants, Amsterdam, 1812-1813, in-8«, qui est regardé comme un chef-d'c&uvre. Dans le second chant, le poè-te déplore la décadence de sa patrie; mais l'ombre de Vondel (roy. ce nom), le coryptiéedu Parnasse hollandais, lui apparaît, et lui prosente un astre réparateur. On lisait, dans une note, que cet astre était Napoléon; et l'inspecteur de la librairie eu Hollande, C. Von Romor, ajoutait que c'était par ordre de la direction générale de la librairie de Paris que cette note avait été placée après la mort de l'auteur, survenue pendant l'impression. Ce poème a été souvent réimprimé; c'est sur la sixième édition que M. Aug. Clavereau l'a traduit en vers français, avec des notes, Bruxelles, 1825, in-8». On a encore de «eàmers : 1° Deux odes très-remarquables, la Xuit et le Poète, publiées vers 1787; 2» Socraie,
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trois chants, 1790; 3° un recueil de poésies fugitives, Amsterdam, 1809, 1810, 2 roi. in-8«; 4° un autre recueil de poésie» diverses, ouvrage posthume, ibid., 1818, 2 vol. in-8°, 2» «Mit. Helmers avait fait représenter en 1798, sur le théâtre d'Amsterdam , Dinamaque , ou la Délivrance d'Athènes, tragédie qui n'obtint pas un grand succès. Enfin il fonda et rédigea pendant quelque temps un Journal dramatique, sous le titre de Tkédtre national d'Amsterdam, mais cette feuille ne fut pas continuée. Z.
HELHFF.LD (Simon Crundcl, baron d'), sénateur feld-maréchal de Suède, célèbre dans ce pays par sa bravoure et ses exploits, naquit à Stockholm, en 1617 : il entreprit plusieurs voyages et commença sa carrière militaire en Allemagne , sous le fameux Torstenson ; mais il se distingua surtout en Pologne pendant les campagnes difficiles que Charles X fit dans ce pays. Helmfeld fut chargé en 1656 de la défense de Riga , que les Russes assiégèrent peu après : il se maintint dans cette place malgré les attaques violentes de l'ennemi , malgré les blessures qu'il reçut et malgré la famine et la peste qui régnèrent à la fois. 11 eut, pendant quelques jours, vingt et un cadavres dans sa maison , parmi lesquels étaient ses trois fils. Les Russes ayant levé le siège, il les poursuivit et remporta sur eux une victoire signalée. Ce héros était avancé en âge et vivait dans le repos, lorsque de nouveaux dangers l'appelèrent ; il suivit Charles XI dans la guerre contre les Danois, et reçut le commandement d'une partie de l'armée suédoise à la bataille de Landscron, qui eut lieu le 14 juillet 1677. Une balle l'atteignit à la poitrine et mit (in à ses jours. Son corps, conduit à Stockholm, fut déposé solennellement dans la cathédrale de celte ville. Helmfeld cultivait les lettres et encourageait les talents. Il fit don à l'université d'Upsal d'une somme considérable pour secourir un certain nombre d'étudiants dénués de fortune. — Son flls Gustave d'Helmfeld, baron de Nyenhuscn, né le 10 novembre 1651 , a mérité une place parmi les enfants célèbres et les savants précoces. Dès l'âge de dix ans il savait le latin , le grec , l'hébreu et les neuf principales langues vivantes de l'Europe, avait des connaissances étendues en mathématiques et même en théologie, au point d'étonner les docteurs assemblés au synode de Narva. A l'âge de dix-huit ans il soutint avec la plus grande distinction, à l'université de Leyde, une thèse publique De oceupatione, fut reçu l'année suivante assesseur au tribunal suprême de Wismar, où il devint ensuite sénateur avec le litre de conseiller du roi de Suède. Il mourut à Thorn , dans sa 23* année, le 27 mars 1674 (coy. le Princeps grâce doctus de G.-H. Goetze, ou les Xova liiteraria Germ. de 1704, p. 93). C— AU et C. M. P.
HELMONT (Jean-BaptistbVan), fameux médecin brabançon, né à Bruxelles en 1377, et mort le 30 décembre 1644, était issu d'une famille noble
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et même illustre ; il prenait le titre de sieur de Boyenbrock , Mérode , Orischot. Pellines. etc., Oefs que lui avaient transmis ses aïeux. Renonçant aux emplois éminents auxquels semblaient l'appeler son rang et sa fortune , il embrassa la profession de médecin , malgré la vive opposition de sa mère (Marie de Stassart) , et d'un oncle paternel qui lui tenait lieu de son père qu'il avait perdu au berceau (1). Son ardeur pour l'étude fut telle, qu'avant l'âge de vingt ans il possédait une érudition des plus étendues, puisée dans les écrits des médecins grecs, latins et arabes, dont à vingt-deux ans il avait commenté la plupart des ouvrages. Un esprit inventif, une imagination active mais déréglée, un penchant irrésistible vers les idées paradoxales, devaient entraîner le jeune Van Helmont dans une fausse direction : sa tête n'était point faite pour l'étude des sciences phy. siques par la voie de l'examen. Des lectures continuelles en firent un érudit ; mais le manque absolu de connaissances résultant d'observations pratiques, et la trempe même de son esprit s'opposèrent à ce qu'il devint jamais un vrai savant. En effet, amant du merveilleux, crédule jusqu'à la superstition, il s'infatuait d'hypothèses erronées et absurdes, qu'il défendait à l'aide d'une imagination féconde en images et d'une métaphysique vague et subtile. Ses professeurs, éblouis par ses qualités brillantes, le jugèrent bien plus favorablement que n'a fait la postérité ; car à peine avait-il achevé sa licence (2) qu'ils lui conférèrent la chaire de chirurgie dans l'université. Van Helmont l'occupa pendant quelque temps, enseignant ce que , de son propre aveu , il ne savait point, ta lecture des anciens lui avait fait remarquer l'invraisemblance de plusieurs de leurs théories sur la nature et la cure des maladies ; le galénisme surtout lui semblait présenter de grands défauts en ce genre : il annonça le projet d'opérer une réforme ; elle l'aurait couvert de gloire s'il eût été assez raisonnable pour en choisir les éléments dans l'étude fidèle de la nature : l'on verra bientôt que les moyens qu'il employa rendirent son entreprise ridicule plutôt qu'utile. Au moment où le jeune professeur allait commencer ses travaux réformateurs, il en fut détourné pour longtemps par un événement fort simple, mais qui n'en troubla pas moins toutes ses idées. Tourmenté par une gale qu'il n'avait pu guérir en suivant des recettes vantées dans les livres, et qu'il lit disparaître lorsqu'il eut employé le soufre , Van Helmont se dégoûta tout à coup de la médecine, qu'il taxa de science incertaine,
(1) Les lettre* dsns lesquelles il fait valoir, auprès de sa mère, le» motif» qui rengageaient 4 auivre la médecine de préférence A loule autre carrière , sont écrites en flamand , mai» avec une énergie remarquable. Elles existent encore dans la bibliothèque d'un arrière-neveu de Van Helmont.
I2i Cest à tort que plusieurs biographes ont avancé que, dès cette époque , il avait été reçu docteur. L'assertion est controuvée : ce grade se donnait très-rarement A Louvain, et longtemps aprè» la licence, seulement 4 de» hommes qui s'en ï digne* par leur* travaux dans l'université.