‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 65 sur 106 · HIÉ · texte numérisé non relu

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1703,2 vol. grand in-fol. fig. Ce magnifique ouvrage est le plus complet qu'on ait encore sur les anciennes langues du Nord. On en trouvera une bonne analyse dans les Acut eruditur. Lips., mars 1706. U a été abrégé pra Guill. Wolton , Londres, 1708, in-M , et cet abrégé a été traduit en anglais par Maur. Shelton , Londres, 1733, in-4°. On en a extrait : Grammatica anglo-saxunica, Oxford, 1711, ln-8°. M. Pougens a publié un précis du Trésor de Hickes, sous ce titre : Ettai sur Us antiquités du Nord et Us anciennes langues septentrumaUs , juillet, 1797, in-8° de 47 pages; ibid., 2e édition, augmentée d'une Notice d outrages choisis sur Ut religions, l'histoire et Us divers idiomes des anciens peupUt du Nord . Paris, 1799, in-8°. C'est un fragment d'une histoire philosophique des langues anciennes et modernes, que M. Pougens se proposait de publier à la tête d'un grand Oictùmsutirt étymologique et raisonné de U> langue française dont il s'occupait depuis vingt ans. W — s.

H1DEK-ALY. Vogex llvoea-Aiv.

HIELMSTIENNE (Henri de), savant Danois, né dans la bourgeoisie , s'éleva par son mérite aux plus hautes dignités; il fut grand justicier du tribunal suprême, président de l'Académie des sciences, etc., etc. U consacra tous les loisirs de sa vie a l'étude de l'histoire du Nord : il n'a presque rien écrit; mais ses conseils et ses secours ont été d'une grande utilité à tous les historiens dauois. 11 s'est immortalisé par la fondation d'un magnifique muséum public, qui est un des ornements de la ville de Copenhague, et qui est composé d'une bibliothèque , d'une collection de médailles, de tableaux, de cartes, etc. 11 a paru un CatiiUgue de la bibliothèque de Hirlmsuerme , plein de recherches crudités, par 11. Suhm, 1782, 3 vol. in- 1 . Hielmstierne, né en 1715, mourut le 19 juillet 1780. M. B — m.

U1EROCLES. Les personnages qui ont porté ce nom dans l'antiquité, sont très-nombreux. Fabricius en compte jusqu'à quinze ; et il ne se flatte pas de n'en avoir omis aucun (voy. Bibl. gr.t t. 1er, p. 466, note). On se bornera ici à citer les plus connus. Hikroclss, né à Alabande , en Carie, et son frère Ménéclès passaient pour les deux premiers orateurs de l'Asie : leur style, au jugement de Cicéron, était fort éloigné de la perfection et de la noble régularité de celui des Grecs; mais il était abondant et fleuri {nom. Cicéron, De oratore. àb. Il, cap. 23, et Brutus, «tp. 68).— IIi£rocl£s, écrivain postérieur à Slraboo, et dont Etienne de Byzance cite un ouvrage intitulé Philistorki ou les Amateurs de l'hisUÂre. Us fragments qui en restent suffisent pour faire juger que c'était un recueil de fables. — Hiérocles , philosophe stoïcien, né à Hyllarium, ville de Carie. H avait exercé la profession d'athlète avant de s'appliquer à l'étude : c'était , dit Dacier, un homme grave et saint. Aulu-Celle rapporte quelques-unes de ses maximes, qu'il avait recueillies de la bouche de Taurus, son disciple (roy. Aulu-

Gclle, lib. IX, cap V). — Hrf.Roetfes, jurisconsulte, adressa à Cassianus Bassus, philosophe de Corinthc, un Traité de médecine vétérinaire en grec, qui a été traduit en latin par Jean Ruel ou Ruellius, et en français par Jean Massé, Champenois, sous ce titre : L'Art vétérinaire ou grande maréchallerie d'Hiéroclès. contenu en trois livres, Paris, 1563, in-4°. — Hiéroclès, grammairien du 7* siècle; on a de lui , sous le titre de Synecdemus ou le Compagnon de voynge, une notice sur l'empire de Constantinople. Holstenius découvrit cet ouvrage dans une bibliothèque à Rome; il a été publié par Banduri dans son Imperium orientale, et par P. Wesseling dans «on édition des Vetera Romanorum itineraria. — L'n Hiéroclès, confondu quelquefois avec le philosophe de ce nom, dont on parlera plus bas, mais que Dacier a prouvé lui être postérieur, a laissé un recueil de contes ou de naïvetés dans le genre de celles que Tabourot des Accords a publiées sous le nom de Gaulart (voy. Tabourot). Le recueil d'Hiéroclès a été traduit en latin par un anonyme, et publié sous ce titre : Pacetiœ de priseorum studiosorum dictis et faetis ridiculis nunc primum édita, greec. et Int., Lyon , 1605, in-8°, très-rare. La Monnoye a traduit un de ces contes en vers français t voyez le Menagiana, t. 1", p. 129). Dacier en a traduit quelques-uns dans la vie d'Hiéroclès le philosophe ; et l'on en trouve d'autres dans la Réponse aux Remarques sur le Poggiana ( Bibl. germm., ann. 17î2,t. 4)(1). W-s.

HIÉROCLÈS DE B1THYNIE fut le principal auteur de la violente persécution que souiffrrent les chrétiens au commencement du 4e siècle, sous l'empire de Dioclétien. Il avait d'abord exercé les fonctions de juge à Nicomédie , et obtint ensuite , pour prix de son zèle barbare, la charge importante de gouverneur d'Alexandrie. Il ne se contenta pas de verser le sang des disciples de Jésus- Christ : il leur adressa deux livres intitulés Pkilalethèt ou V Ami de la vérité, dans lesquels il s'efforçait de démontrer que les Écritures sont pleines de contradictions , et que les miracles du Sauveur ont été égalés par ceux d'Apollonius de Tyaue. Cet ouvrage a été réfuté victorieusement par Eusèbe ; et c'est en partie pour y répondre, que Lactance a composé son beau traité des Institutions divines. M. de Chateaubriand a fait d'Hiéroclès un des personnages de son poe"me des Martyrs, et il a mis dans sa bouche un discours qu'on toit regarder comme l'analyse fidèle des objections des sophistes de tous les temps contre la sainteté du christianisme (voyez les Martyrs, liv. 16«). Nous n'avons point laissé à cet Hiéroclès

(1) Le* Facétiti d'Hiéroclé* ont été traduites (arec le teste en regard i par Adamance Corar, Paris, 1813, io-8*. Une édition plu* complète que Je» précédentes de et* Facétiti a été donnée dans un volume qui • poux titre : G. PacAymtrù Dtclamatuh- M* XIII quarm» x\l intdilm Huroetit «i PkUaçrii gramwtatù coma* e-lAOrLAQl longe maximal* partrm ineditu», curante Joanne Fr. Botsaonade , sutnptu* In edltionem crogante N. YcmenU jBu*ntio| negociatore Lugduneual : Pariaiis, Duroont « Leleu , 1840 , ln-«\ A. P.

le titre de philosophe, qui ne lui est donne par aucun auteur ancien; et l'on verra que c'est par erreur que quelques critiques ont confondu le farouche ennemi des chrétiens avec le philosophe Hiéroclès, qui lui est postérieur d'un siècle. W — s.

HIÉROCLÈS, célèbre philosophe platonicien, avait une école florissante à Alexandrie au commencement du 5* siècle. Damascins dit qu'il parlait avec tant de facilité et d'élégance, que ses auditeurs ravis croyaient voir revivre en lui ce Platon dont il était un si éloquent interprète. Aux qualités les plus brillantes de l'esprit il joignait une grandeur d'âme et une fermeté peu communes. Dans un voyage qu'il fit à Byzance, il encourut, par quelques mots indiscrets, la disgrâce des gouverneurs de la ville. Il fut amené devant leur tribunal, et condamné à être déchiré de coups de fouet. La douleur ne lui arracha pas une plainte : l'exécution finie, il recueillit du sang qui coulait de ses plaies, et le jeta au visage du juge, en prononçant un vers d'Homère, dont voici le sens : « Achève ton horrible repas, et « bois ce vin , puisque tu t'es rassasié de chair « humaine. » Le plus illustre de ses disciples fut Théosèbe, dont Damascius vante la pénétration et l'art pour deviner les plus secrètes pensées du cœur. Hiéroclès cherchait à prouver qu'Aristote et Platon avaient la même doctrine sur les points les plus importants. Dans un de ses ouvrages , il s'applique à concilier le dogme de la Providence avec la liberté de l'homme : mais les raisons qu'il emploie, tirées de la préexistence des âmes, ne sont rien moins que satisfaisantes. Dacier regarde Hiéroclès comme l'auteur des ouvrages suivants : 1° De providentia et fato , degue libtri arbitra asm divina gubernatione convenientia commentaritu. Ce traité était divisé en sept livres, mais il n'en reste que les fragments conservés dans la bibliothèque de Photius. Ces fragments ont été traduits en latin par Lilio Giraldi, Londres, 1673, et par Fréd. Morel, Paris, 1597, in-8». L'exemplaire de cette traduction que possède la bibliothèque de Paris est enrichi de notes manuscrites de Mercier. Si , comme on l'a dit , ses raisonnements en faveur du libre arbitre sont assez faibles, il y réfute solidement les philosophes qui soutenaient l'éternité de la matière, et prouve contre eux que l'univers a été créé de rien; idée qu'il n'avait point puisée dans Platon, comme il l'assure, mais dans les livres des Pères de l'Église. 2" Des Économiques, à l'imitation de celles de Xénopbon , et un traité des Maximes des philosophes. Stobée a conservé des fragments de ces deux ourrages. 3° Des Commentaires sur les vers dorés de Pytheycre. C'est le seul des écrits d'Hiéroclès qui nous soit parvenu entier. U a d'abord été publié en latin par J. Aurispa, Sicilien, Padoue, 1474; Rome, 1475, in-4° : ces deux éditions sont également rares et recherchées des curieux; en grec, avec une nouvelle traduction latine de Jean Cour-

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lier, Paris, 1583, hvl2; Londres, 1673, ln-8a. Cette édition comprend tous les ouvrages d'Hiéroclès. L'éditeur a conservé la traduction de Courtier et celle de Lilio Giraldi ; il y a joint les notes de Théodore Marcile sur les vers dorés , et celles de Méric Casaubon sur le Commentaire d'Hiéroclès : les prolégomènes sont du savant Pearson; Cambridge, 1709, in-8°; celte édition, duc à Needham, fait partie de la collection des Variorum; Londres, 1742, in-8° : celle-ci ne comprend que le Commentaire d'Hiéroclès; elle a été revue par R. W. (Rob. Waren, ou Alsten, suivant Barbier, Dictionnaire des anonymes), et quelques personnes l'ajoutent à la collection Varions**. L'ouvrage d'Hiéroclès a été traduit en français sur la version d'Aurispa par Guill. Rhéginns ou Regnaud, sous ce titre : Institution divine contre les athiistes. Lyon, 1560, in-8», très-rare ; et par Dacier, Paris, 1706, 2 vol. in-12, bonne édition, et dans la Bibliothèque det anciens philosophes ; en italien, par Dardi Bembo, Venise, 1604, in-4°; en anglais, par un anonyme, Glascow, Foulis, 1736, in-12. On nous pardonnera la longueur de ces détails en faveur de l'ouvrage , qu'on peut regarder comme un recueil complet de la doctrine pythagoricienne. La beauté des pensées s'y trouve réunie à l'élégance du style. Ceux, dit le savant Leclerc, qui peuvent lire ce Commentaire en grec y trouvent des agréments inimitables et des expressions si énergiques qu'on ne les peut traduire en aucune langue. Hiéroclès avait encore composé des Commentaires sur le Gorgias de Platon et un Traité de la justice, dont Dacier regrette particulièrement la perte. Voyez la Vie d'Hiéroclès en téte de sa traduction des Commentaires. W — s.

HIÉRON l" était frère et successeur de Gélon, qui , après lui avoir cédé le gouvernement de Gela, sa patrie, lorsqu'il parvint au trône de Syracuse, lui laissa, en mourant (l'an 478 avant J.-C-), un sceptre qu'il avait pour ainsi dire rendu légitime par ses vertus (roy. Gélon). Le règne d'Hiéron, moins glorieux peut-être que le précédent , a cependant brillé d'un éclat tout particulier par l'encouragement libéral que les lettres ont reçu pendant sa durée. Si quelques historiens ont trop exalté les vertus de ce prince , d'autres aussi ont trop exagéré ses vices. Le souvenir de son prédécesseur, qui avait laissé une mémoire vénérée , a sans doute fait ressortir davantage les défauts d'Hiéron , qui dans les premiers jours de son règne fut regardé , suivant quelques historiens, plutôt comme un tyran que comme un roi légitime. Le respect, disent-ils , que l'on portait à son frère retint seul le mécontentement de ses sujets. Il faut avouer qu'Hiéron a bien pu mériter, à cette époque, une partie des reproches qu'on lui adresse; ébloui par la grandeur, corrompu par la flatterie, et surtout soupçonneux à l'excès, U ne s'entoura d'abord que d'étrangers et de mercenaires, craignant toujours de rencontrer un rival dans un homme plut vertueux ou plus adroit

que lui. Son frère Polyzèle lui portait particulièrement ombrage ; c'était un prince chéri du peuple, qui se plaisait à le comparer à Gélon. Hiéron, inquiet , se croyant mal affermi sur le trône , ne voyait dans son frère qu'un ennemi de sa puissance, dont il désirait se débarrasser. La guerre qui s'éleva entre les Crotoniates et les Sybarites lui fournit un prétexte pour mettre son projet à exécution. En confiant à ce frère le commandement des troupes envoyées au secours de Sybaris. il espérait que le sort des armes l'en délivrerait bientôt; mais Polyzèle, qui pénétra ses vues, refusa cette mission , et chercha un refuge à la cour de Théron , roi d'Agrigentc , son beau-père. L'asile qu'il reçut excita le mécontentement d'Hiéron ; une guerre éclata entre les deux souverains, et ce fut cependant Hiéron qui la termina, en rendant à son ennemi un service dont celui-d fut reconnaissant. Les habitants d'Himéra étaient gouvernés parThrasydée, (ils de Théron; fatigués des vexations qu'ils éprouvaient sous ce prince, ils proposèrent à Hiéron de lui livrer leur ville. Le roi de Syracuse , loin de profiter de cet avantage , en instruisit Théron , qui ne voulut pas se montrer moins généreux, et qui lui offrit de mettre fin, par une paix durable, aux différends qui existaient entre eux. Hiéron reçut des mains du roi d'Agrigente sa sœur en mariage; et Polyzèle rentra dans les bonnes grâces de son frère. Hiéron eut peu d'occasions de faire paraître ses talents militaires; cependant il termina heureusement toutes les guerres qu'il fut forcé d'entreprendre. Il chassa les habitants de Naxos et de Catane, peupla ces deux villes d'une nouvelle colonie, donna à cette dernière le nom d'Etna, et prit lui-même celui à'JEtneus, comme fondateur, prétendant par là aux honneurs héroïques qu'on accordait à ceux qui fondaient une ville dont la population s'élevait à dix mille habitants. Peu de temps après la mort d'Hiéron, les Catanéens se rendirent maîtres de leur ancienne patrie, et en chassèrent les habitants qu'on y avait transportés; ceux-ci allèrent fonder près de là une autre ville du nom d'Etna, et Catane reprit le sien. Thrasydée, fils de Théron, ne conserva point à la mort de son père les rapports d'amitié qu'il avait avec Syracuse ; il faisait peser sur les Agrigentins le même joug dont il avait accablé Himéra. Au lieu de profiter des excellents cou. seils que lui donnait Hiéron, il s'en offensa, et leva une armée pour marcher contre Syracuse;' mais Hiéron le gagna de vitesse. Thrasydée fut entièrement défait, et Agrigcnte recouvra ainsi sa liberté. Si quelques taches ont obscurci les premières années du règne d'Hiéron , il faut l'attribuer à l'incertitude inquiète, inséparable alors du rang où il se trouvait placé; ce prince a bien racheté ses premières fautes par les belles actions qui ont illustré sa vie. Nous remarquons qu'il se plut à secourir ses alliés dans leurs guerres, et surtout à proléger les plus faibles. 11 donna aux

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habitants de Cumes des secours contre les Tyr- i rbénirns; mais ce qui le place au rang des grands princes , c'est la protection spéciale qu'il accorda aux sciences, et l'accueil qu'il fit à ceux qui les , cultivaient. Une longue maladie qu'essuya Ifiéron fut la cause du changement qui s'opéra en I loi. Ne pouvant s'occuper des soins de la royauté, j et ayant besoin de chercher des délassements, il les trouva dans la société de gens instruits, qu'il ' rassembla autour de lui pendant sa convalescence. ( Hiéron apprit alors à connaître le charme des lettres; il ne cessa de les honorer le reste de sa Ht , et réforma par leur culture les défauts qu'il avait apportés sur le trône. Sa cour était le rendez-vous des hommes les plus célèbres de son temps; il dut à leur fréquentation des manières plus nobles et nne conduite plus sage. Nommer Simonide et Pindarc comme ses courtisans les ; plus assidus, c'est montrer quel discernement il savait mettre dans le choix de ses amis. Eschyle, quittant la Grèce , jaloux des premiers succès de Sophocle , vint finir ses jours auprès dlliéron. ' Bacchylides et Êpicharme étaient admis dans sa familiarité. Le poè*tc Simonide surtout avait un grand empire sur l'esprit de ce prince, et ne s'en servit jamais que pour lui inspirer des sentiments dignes d'un souverain. Xénophon , dans son dialogue sur la condition des rois, n'aurait pas mis dans la bouche du prince et de son interlocuteur Simonide des paroles qui auraient été contraires à leurs actions; et le titre A'Hiéron, qu'il donne

I son livre, est le plus bel éloge qu'on puisse faire de ce monarque. Si nous en croyons Élien et Pindare , peu de rois pourraient lui être comparés. Suivant le premier, il vécut avec ses trois frères dans un accord parfait; ce qui semble en contradiction avec sa conduite à l'égard de Polyrèle; mais tout s'explique, si l'on entend que cela fut ainsi depuis leur réconciliation. Plus prompt à donner que ceux qui demandaient n'étaient empressés à recevoir, il ne mettait point de bornes à sa munificence , et c'était sa réputation de générosité qui avait attiré Simonide à sa cour, si l'on en croit la malignité, qui accusait ce potfte d'aimer passionnément l'argent. Ilîéron fut plusieurs fois vainqueur aux jeux de la Grèce. Pindare a célébré ses victoires, et plusieurs odes nous ont transmis les louanges dont il l'a comblé.

II est difficile que l'exagération n'accompagne pas les éloges qu'on donne à un roi, et surtout à un roi vainqueur; mais on peut croire que Pindare ne fut pas uniquement poPte dans cette occasion, puisque d'autres aussi ont rendu hommage aux belles qualités de ce prince. Thémistocle, plus sévère envers Hiéron , voulut qu'on lui interdit rentrée aux jeux olympiques parce qu'il avait, comme son frère Gélon , refusé des secours aux Grecs attaqués par les Perses (roy. Géli» ; . « Il « n'était pas juste , disait-il , que celui qui n'avait « rien fait pour la Grèce participât à ses jeux. » Hiéron mourut à Catane, où il reçut les hon-

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