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non à» Dieu. C'était en novembre 1814. On a de lui : 1* Réponse du peuple à l'érêque de Landaff, 1798, in-8« («©y. Richard Watsos) ; t> Histoire de Rinaldo Rinaldini, traduite de l'allemand de v»lpius, 1800, 5 vol. in- 1-2 ; 3° Voyage en Portugal. d'après l'allemand de Linck, accompagné de notes, 1801, in-8»; 4« Voyages en Allemagne , d'après l'allemand de Fisher, 1802, in-8°; 5* His-
toire de la chute de In république de Venise, d'après l'italien, 180
1812, in-4*. L.
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, poe*me,
HINCMAR, trente - deuxième archevêque de Reims, savant pour son temps, et alors l'un des ornements de l'Église de France , né au cornrnenceraent du 9* siècle , était issu d'une illustre famille, et parent de Rernard 11 , comte de Toulouse. Mis dans son enfance à l'abbaye de St- Denis pour y être élevé dans les lettres et formé à la piété, il eut pour maître Hilduin, abbé de ce monastère, et y prit l'habit de chanoine. Appelé, au sortir de ses éludes, à la cour de Louis le Débonnaire, il s'y distingua par la culture de son esprit, par ses talents, et eut le bonheur d'obtenir les bonnes grâces du monarque. Le premier usage qu'il en lit fut de demander à Louis la réforme dn monastère de St-Denis, tombé dans le relâchement ; et dès que la règle y fut rétablie, il alla y prendre l'habit monastique , et s'y soumit à toutes les austérités de la nouvelle discipline. L'empereur l'ayant rappelé à sa cour, il y demeura jusqu'à la mort de ce prince, et y fut de nouveau employé sous Charles le Chauve. En 845, un eoncile des dtux métropoles de Reims et de Sens s'étant assemble1 à Beauvais, on y jugea qu'il était nécessaire de pourvoir au siège de Reims, vacant depuis dix ans par la déposition de son dernier archevêque (ooy. Ebboti). Hincmar fut élu par le clprgé et le peuple de Reims d'un commun suffrage, agréé par le roi Charles, et ordonné le 3 mai de la même année par Rhotade, évèque de Soissons, et premier suffragant de la province. Benoit III et Nicolas I approuvèrent cette élection : elle fut encore confirmée par le eoncile de Meaux en 817. Cest l'année suivante que commença le différend entre Hincmar et Gotescalc , bénédictin de l'abbaye d'Orbais, diocèse de Soissons, au sujet des deux prédestination*. Ce religieux avait déjà été condamné au concile de Mayence, et renvoyé à Hincmar, son métropolitain. Dans un concile de treire évéqoes, assemblés an château de Qnierci, en Picardie , le malheureux Gotescalc fol examiné sur sa doctrine en présence de Charlt* le Chauve, condamné une seconde fois, et mis dans un cachot , où il resta jusqu'à la An de ses jours (eoy. Gotescalc). Ce jugement ne reçut point la sanction d'une approbation générale. De doctes et saints personnages, Loup, abbé «le Ferrières, St- Prudence le jeune, évêqoe de Troyes, le savant Ratramne , et même l'église de Lyon , en blâmèrent la sévérité. Ce ne fut pas le seul jugement
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rendu par Hincmar qui fut improuvé; il eut la mortification de voir le pape Nicolas maintenir l'ordination de Vulfade et d'autres clercs qu'il avait déposas, parce qu'ils avaient été ordonnés par Ebbon, son prédécesseur. Hincmar ne fut pas plus heureux dans le jugement qu'il porta contre Rothade, évéque de Soissons, et son propre ordinateur. Pour satisfaire un mécontentement particulier, il l'avait fait déposer et reléguer dans un monastère , parce que cet évéque avait puni suivant les canons un de ses prêtres, convaincu d'un crime capital : ce jugement fut cassé par le même Nicolas, à qui Rothade en avait appelé. Enfin la conduite qu'il tint à l'égard d'Hincmar, son neveu, malgré les torts très-réels de celui-ci , n'est pas exempte du reproche de dureté et même de cruauté. 11 servit dans cette occasion , peut-être un peu trop en courtisan , le ressentiment du roi, qu'il eût pu, et qu'en sa qualité d'oncle et d'évéque , il eût dû adoucir ; et on le voit avec peine juge dans une pareille cause. Malgré cela, Hincmar n'était point dépourvu des vertus épiscopales. On n'a rien à reprocher à sa sollicitude pastorale. 11 sut maintenir la discipline dans son diocèse, soutenir l'honneur des écoles de Reiras, et le goût des études ecclésiastiques parmi son clergé ; il enrichit considérablement la bibliothèque de son église. Ebbon avait commencé à rebâtir la cathédrale ; Hincmar l'acheva et l'orna magnifiquement ; il étendit ses soins bienfaisants et sa munificence sur le monastère de St-Remi, dont il était abbé. 11 avait assisté à presque tous les conciles de son temps. Devenu archevêque, il continua de vivre en religieux; et fidèle à la règle de St-Benolt, il garda toute sa vie l'abstinence qu'elle prescrit. Les Norman Is ayant fait une irruption en Champagne, Hincmar fut obligé de quitter Reims , ville sans défense. Il se retira dans Éperaay, emportant avec lui le corps de St- Remi, auquel il avait une grande dévotion : il y mourut dans de vifs sentiments de piété, en 882, après trente-sept années d'épiscopat. Il est auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels on cite : i° Un TraUé tur la prédestination contre Gotetcak; 2° un Écrit tur le divorce du roi Lothairc et de la reine Thietberge ; 3° un Recueil de capitulairet. Le reste consiste dans une grande quantité d'opuscules, dont on trouvera le détail avec une analyse assez étendue de chacun dans le tome 5 de V Histoire littéraire de France. Les œuvres d'Hincmar ont eu plusieurs éditions : la meilleure est celle du P. Sirmond, jésuite, Paris, 1645, 2 vol. in-fol.; le P. Ccllot en ajouta un troisième en 1688. Hivers écrits d'Hincmar, découverts depuis, ont été insérés dans la collection du P. Labbe et dans les actes du concile de Douxy. — Hincmar, neveu du précédent par sa mère, et vingt-deuxième évéque de Laon, fut élevé dans l'église de Reims, sous les yeux et par les soins de son oncle. Dès ses jeunes ans il laissa apercevoir dans son caractère une obstination qui dans U suite fut pour lui la