‹ Biographies alsaciennesChapitre 30 sur 57 · FRÉDÉRIC OE DIETRICH · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC OE DIETRICH

croyait, dans l6S derniers mois de i791» à un danger sérieux, il le voyait au deift du Rhin, où la légion noire des émigrés

formait un corps de 23,000 hommes; il le voyait dans les protestations tle l'Knipiie germanique contre la dépossession des pi iiicesi alU'tiiaiuis , dynastes alsaciens \ et dans la drclaralion *lt' i'enijXMcur Léopold II, qui confirmait les rccès île l Enipire (10 déceml)re 1701). Mais notre année, commandée parLuckner, comptait ^,000 hommes; mais M. de Narbonne, le ministi*p de la guerre, <]ui venait de visiter Strasbourg, rendait, le i^'' janvier i79% boo témoignage à Paris de notre attitude : f L'activité du maréchal Luckner,8a vigilance, son patriotisme, «et les talents du maire garantissent la sécurité de cette place < forte. 1

Ainsi cette année néftste de 1792 s'était encore ouverte, pour Dietridi, sous d'heureux auspices ; il avait reçu, le i*' de Tan, de loin et de près, de nombreuses lettres de félicitation;

le commissaire tl(\< g^tiprres, Matijieu-Faviers, Im < < rivait de Toulon, que le seul moyen de multiplier les parii.>.ans de la Constitution, serait d'établir partout des miniicipalilés pareilles à relie de Strashouig, en ajoutaul ; «Mais où trouver des

«maires comme celui qui n'a pas son pareil? » Tous ses

amis de I^ris, sans exception, lui mandent, peudant les premiers mois de 1792, qu'on le désigne pour le ministère de rintérieur, sans le féliciter, au surplus, de cette éventualité, qui, dans ces temps de crise révolutionnaire, ne lui vaudrait, pour tout profit et tout honneur, que d'être en butte aux traits de la calomnie. A Strasbourg, du moins, rien n'était changé à la surface; mais le fNctionnement du club du Miroir ouvrit pour le maire cette série de disgrâces , qui , par une gradation fatale, devait aboutir à la révocation, à l'exil, à la prison et à l'échafaud.

M. de Dictrich avait eu le grand tort de laisser introduire.

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