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sai:nt liJkcojsr ix

Le 8 août 1048, le pape Damas II mounil suhiienient, em- [loisonne, dit-on, par Benoit IX^ après TÎogt-lrois jours de pontificat, qu'il avait passés hors des murs de Rome, daDS raotique cité de Préneste oudePalestiine. Au moment de son décès» Fempereur d*AUeœagne, patricedeRome, exerçait une influence majem>e sur les élections papales. Les députés romains se rendirent à Freisin^pen» aupr^ de Henri m, pour le prier de leur désigner un candidat. Le choix de Fempereur tomba sur son parent Bruno, évéque de Toul.

Eii ceignant la tiare, Bruno prit le nom de Léon IX, qu'il immortalisa par Téclat de ses vertus.

Léon IX est un pape alsacien. Avant de raconter l'histoire du son pontiiicat, il est indispensable de rappeler son origine, et de retracer eu quelques lignes la situation du clergé, de l'Église et de l'Europe centrale, au moment où le précurseur de Grégoire VII monta sur le saint-siége.

Je n'apporte point de documents nouveaux et inédits à cette esquisse. Schc^flina publié trois chartes concernant le foyage de Léon IX en Alsace; nos archives du Bas-Rhin conservent deux de ces titres. J'aurai soin de les encadrer dans mon 1. 1

BI06RAPH1RS ALSACtENftES.

récit; ils en formeront, sinon le poijit culminant, du moins un épisode, qui aura quelque chance d'intéresser, puisqu'il y est question rie réglisc d'Allorf et du couvent de Hoheobourg, c'est-à-dire de deux localités chères aux archéologues alsaciens et aux fidèles.

Si j^entreprends la tâche téméraire de faire revivre cette sainte figure, saos légitimer mon dessein par une révélation trouvée dans quelque document inédit du onzième siècle, j'espère du moins conquérir Tindulgencc de mes lecteurs par

la sincérilé <îe mou admiration pour cel illustre poiilife; adniiralioii ijui n'exclut point, — ou le verra tout à l'Iicurc, — un jugement impartial. A défaut de sources inconnues, j'ai pu trouver, i»our le respect que m'inspire Léon IX, des points d'appui dans plusieurs auteurs modernes, qui ont voué, comme moi, un culte à ce grand réformateur. Des écrivains catholiques et protestants ont été également émus, en liant connaissance a travers les âges, avec ce représentant de toutes les vertus évangéliques, avec Tintrépide lutteur, qui avait voué au vice une implacable haine, et qui sacrifia bravement sa vie dans une guerre à mort contre les méchants.

Bruno est né, le 21 ou le juin 1002, dans le comté de Dabo, selon les uns; dans le château roérovmgien d'Éguisheim, selon les autres; infinibus dulcis Elizaliœ, sur les confins (le la douce Alsace, dit Wil)ertus; celle exftression pour- * fait s'appli(juer â la rigueur aux deux lociliies. i)abo ou Dagshourg, le pays où naquit Heilwig(li->, la mère de saint Léon, est situé près des frontières de l Alsace, mais sur le versant occidental des Vosges. Éguisheim, où résidait HugueslV, comte du Nordgau et père du futur pontife , se trouvait aussi près des frontières de la province, en admettant que le Sundgau ou Sudgau fût considéré, à l'époque dont nous nous occupons, comme un district indépendant de Y^zaHa de Wibertus.

La question, au surplus, est oiseuse, aussi longtemps qu'un document positif n'aura point précisé le Heu de naissance de

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Bruno. Par sa mère, il rattachait son origine aux anciens comtes de Dabo, et par une tante maternelle il se trouvait parent de feropereur Conrad le Salique. — S'il m'était peimis de hasarder une hypothèse, je pencherais à placer son berceau plutôt à Dagshourg qu'à Éguisheim. Son père» le comte Hugues, se trouvait incessamment impliqué dans les guerres locales qui, pendant la première moillL" du onzième siècle, infestaient la vallée du lllnn. Reginbald, l'un des scigncurb de Uappollstciii, avait dévasté ses domaines; dans l'une de res rencontres, rai'd, le frère aîné de Bruno, avait péri. N'est-il point probable que pendant ces troubles Heilwige, la fille de Louis de Dabo, ait cheitihé temporairement un abri dans la maison paternelle, et que pendant Tune de ces pérégrinations forcées elle ait donné le jour à l'enfttnt qui devait valoir à sa maison une éclatante renommée?.... Ce qui semble venir A l'appui de ma thèse, c'est qu'à l'âge de cinq ans déjà, l'éducation de Bruno fut confiée à un prélat lorrain, à l'évèque Berthold de Toui, qui avait deviné, dans le caractère studieux et méditatif de cet enfant précoce, une des g-loires futures de l'K{,dise. La mère de Bruno éiail un modèle de piété; elle avait, de concertavec son mari, fondé le couvent de Sainte-Croix, près Woffenheini. et l'Œlenberg, dans le Sundgau. De huit enfants, issus de son mariage avec le comte Hugues, deux filles, Odile et Gebba, prirent le voile, et devinrent, l'une, ahbessc de ce mémecouveut de Woflenlieim, et l'autre abbesse de Neuss. Les traditions de la famille -^peut-être des documents atyourd'hni per^ dus — plaçaient parmi les gloires de ki maison, à l'extrême limite de l'âge mérovingien, une abbesse de Rohenbouiig, dont le nom alhit être inscrit par Léon IX dans le calendrier chrétien.

Les premières leçons, données par une pieuse mère, avaient déposé dans le cœur de Bruno le ^erme des bonnes pensées et des ibri s résolutions. Jeune liomnie, il partageait ses journées entre l'étude des sciences ecclésiastiques, la visite des

ItlUGRAPHIKS ALSACIENNES.

hôpitaux et des prisons* Journellemeiii il donnail des preuves de son humiUlé, en pratiquant des œuvres d'abnégation; sa pureté angélique devenait, pour un monde dépravé, on modèle idéal. Autour de lui le viee marchait le front levé; la majeure partie du clergé était engagée dans des liens illicites; les chaiges. ecclésiastiques étaient vendues au plus offrant; les princes et les seigneurs en disposaient pour leurs créatures, pour leurs parents, ftour leurs enfbnts illégitimes. Sans aucun doute, les passions mauvaises suul de tous les temps et de tous les pays; mais il est des époques exceptionnelles où le frein de toute discipline est bi isé, où le masque de l'hypocrisie nuhiie est jele de rôle comme une gêne inutile. Ce sont les époques des grandes rénovations qui se préparent et s'accomplissent, soit par la violence, soit par quelque main ferme, qui porte le fer et te feu sur la gangrène sociale. On a loujours remarqué qu en face de la corruption, à côté des caractères criminels, se développent, par la force même du contraste, les vertus les plus éclatantes. Les martyrs chrétiens sont nés au milieu d*ane société en décomposition. Je m'explique parfaitement le caractère de Bruno par la haine vigoureuse que devait hii inspirer l'aspect d^m siècle violent, sensuel, cherchnnl à oublier dans les urj^aes les frissons que la crainte de la lut présumée du monde venait de lui donner.

L'empereur Coui ad le Salique avait appelé le jeune levile à sa cour. Drunu reslii, sans affeclation , austère au milieu des plaisirs, recueilli au milieu de la vie dévorante des aflàires. Dans ses loisirs, il sacrifia au culte des muses latines : trèsjeune déjà il avait céN'bi é son aïeule Odile. Lorsqu'en 1026, Uerrmann, évéque de Toul, vint à mourir, l'empereur jeta les yeux sur son parent et lui conféra cet évécbé. Bruno ne se refusa point & une tflche dont il ne soupçonnait peut-être pas toutes les difl&sultés. A peine âgé de vingt-quatre ans, il n'avait pas encore acquis la triste expérience de la vie, qui apprend à rhomme à se méfier de ses propres forces, et à se

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voiler la téte en foce du mal Bruno, selon le témoignage de plusieurs auteurs contemporains, avait adopté^ pour sa vie intime, la régie de Saint-Benoît; il conserva, sur le siège épiscopai, toutes ses austérités premières; en fhce de son clergé,

il développa une sévéïilé, une fennelô, (ju'oii ne s'était point attendu à trouver dans ce jeune homme doux d humble, qui s'était constamment effacé devant les anh-es cf tjdi avait paru poursuivre une sanctificaliun purement personnelle. Comme évêque, il essaya les forces dont il devait trouver i'empioi près de trente ans plus lard sur une scène infiniment plus vaste. Il entama avec son clergé prévaricateur ou impudique une lutte incessante, chassant les abbés incapables on infidèles, rétablissant la discipline à Senones, à Saint-Dié, ft Estival^ à Moyenmoutier; composant des hymnes dans ces momenis qu*on appelle perdus; opposant le silence du mépris et la sérénité d'un front pur aux calomnies qui osaient s*atlaquer à son irréprochable existence; descendant des hauteurs de la méditation , lorsque les ordres de l'empereur lui confiaient des soins politiques, et alliant, dans ce.s rares occasions, la prudence du serpent à la simplicité de la colornbe.

Ainsi, il était parvenu à réconciliei- Conrad le Salique et Uolicrt, roi de France; il avait rétabli la paix en Lorraine, après la mort d'Eudes, comte de Champagne, et nous allons le voir, comme pape, proclamer en Alsace la trêve de Dieu. Peu de temps avant sa grande élévation, il avait (en 1045) restauré le couvent de Hohenboui|;, détruit par un incendie, et, dans cette existence toute vouée à' son Sauveur, il aspirait plutôt à descendre qu*è monter, plutôt à entrer dans un couvent de Bénédictins qu'à réunir sur sa léte de nouvelles dignités ecclésiastiques, lorsque l'empereur lui annonça, dans les derniers jours de 1048, que la diète de Worms l'appelait, par un vœu unanime, à la cbuire pontilicale vacante.

L'effroi de Bnmo fut >]iirère; il entrevit du premier coup d'œil l'immense responsabilité qui allait peser sur lui ; il de-

BIOGRAPHIES ALSACIËM^IKS.

nuiDda à se recueillir, passa plasieiirs jours dans le jeûne et la prière, et, au sortir de cette retraite» il déclara qull se sentait incapable de porter le fardeau qu'on voulait lui imposer; il confessa publiquement devant la haute assemblée ses feiblesses, ses péchés, son indignité personnelle. Mais cette humilité, qui n*était que Texpression et le résultat de ses convictions chrétiennes, lui gagna d*autant plus le cœur de tous les assislanls ; componction fut plus éloquente que ne l'aurait été un (lisi oiirs ricf ronicn. Les instances de renipereur, son ami et mju nuulre , finii ent par ouvrir les yeux du modeste candidat sur le dnng^er qin» courait la chrétienté . si l'on renvoyait les députés romains soit avec une réponse négative , soit avec la nomination d'un pontife moins npte à prêcher d'exemple à cette Rome plongée dans les excès de l'anarchie et de la débauche. Lorsque les délégués des nobles, ducloj'gé et du peuple de Rome s'étaient présentés i la cour de Tempe* reur d'Allemagne, à Freisingen, les Allemands s'étaient d'abord détournés avec un mouvement d'effroi et d'horreur; personne n'osait aspirer à cette tiare, cpii portait la mort avec elle. Et si jamais une assemblée délibérante avait été bien inspirée, ce fui cette diète convoquée par Tempereur à Worms; car, de l'aveu de luus It s contemporains — ^ et ce jugement premier a été l'atifié p.ir la poslérilé — le choix qu'on y fit d'un pape ne pouvait toml)er sur uu prêtre plus digne que ne l'était l'évèque de Toul.

Bruno, à la fin convaincu qu'un appel d'en haut lui arrivait dans l'unanimité de cette réunion diélale, Bruno accepta, sous condition qu'une élection canonique confirmerait, à Home, l'élection improvisée à Worms. Avec lui, la papauté ruinée va se relever rapidement, et devenir une puissance véritablement universelle. Le régne de Léon IX ouvre une ère féconde en soudaines et salutaires métamoipboscs.

Au moment où le nouveau pupo s'acheminait vers la cité éternelle, le bâton du pèlerin à la main, comme les apôtres

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ses prédécessean, Rome sortait d*an état anarchique, dbnl j'oserai à peine indiquer quelques contours. -

De même qu'à la fin du dttième et au commetacement du onzième siècle la puissante ftmille des Grescentius avait disposé de la tiare, ce fut, dans les temps un peu antérieurs à répoque où nous sommes nirivés, In famille amliiiicuse des comtes de Tusculuiij , l\ r;nini-;i!l ! ■ miinicipe de Rome et qui pourvoyait ses membre-^ th- luules les di^milés lucratives de 1 Église, sans en exempter la papauté. La politique impériale favorisa, pendant assez longtemps, un état de choses qui assnmit sa prépondérance sur les affaires de Htalie du centre; il fallut que le scandale arrivât à un degré inouï, pour mettre un terme â cette coupable incurie, ou à cette inintelligente connivence. Un enfent de douze ans, le fils du comte Albëric, avait été placé, en 1033, sur le trône pontifical; Tun de ses Ibères, Grégoire, fut pourvu de la dignité de patrice. A partir de ce moment, un mystérieux nuage descend sur l'Église de Rome et enveloppe la ville sainte d'une sinistre obscurité, sillonnée par moments d'éclairs plus sinistres encore. Benoît IX, à mesure qu'il grandissait, semblait réunir dans sa nature démoniaque les vices de Calig-tda et d'Héliugahale. Les péchés capitaux lég-nnient impuncmeni sous ses auspices et sous son égide; Tantique palais du Latran avait été transformé par lui en un lieu de plaisirs mondains. Lorsque, excédée de tant d'insolence, la partie saine du clergé et du peuple essayait d'y porter remède en procédant à l'élection de pontifes moins indignes, ces essais n'aboutissaient qu'à une confusion plus grande; il y eut un moment où trois papes siégeaient é Rome, l'un au Vatican, le second à Sainte-Harie-Majeure, un troisième au Latran. Des luttes ft mort ensanglantaient les rues de la ville; Benoît IX, tantôt fugitif, tantôt triomphant, fmit par céder la tiare à prix d'argent, el coiiUiiua, dans une retraite profane, hors des murs de Rome, sa vie de débordements. Telle était la situation de l'Église au centime de la chrétienté,

OlOGRAPilIËS ALSACIENNES.

tdle avait été Rome au moment où Léon IX allait fivpper aux portes de Samt-Pierre.

Sa marche, de Toul à travera rAUemagne et lltalie, avait été une marche triomphale. Peuple , prêtres et nobles accouraient mv ie passage de l'évéque qui marchait nu-pieds, comme le dernier des pèlerins, mais qui portait sa mission régénératrice écrite sur son Iront. Son eoi t»'jre était aussi simple que lui-même; mais an iiduilire des nnns (jui s'étaient attachés à sa nouvelle destinée, et opii allaient courir avec lui tous les dangers d'un combat à outrance, se trouvait un simple moine, qui valait une lég'ion d'adhérents. J'ai nommé Ilildebi'and, le moine de Cluny, le chapelain de Grégoire VI, de l'un des COD* currents de Benoît iX, Hildebrand, qui avait puisé dans le spectacle toéme des inilunies romaines la volonté et le courage de réformer et de relever celte Église déchue. Ce sont les orgies de Benoit IX qui ont provoqué» qui ont légitimé les rigueurs de Grégoire VU; la mission providentielle de ce pape, préparée par les pontificats de Léon IX et de Nicolas II, avait été révélée à ce j^énif inronipai able sur les l)ordis mêmes de l'abîme, où menaraient d'^'lie englouties les traditions des premiers papps martyrs cl il' s pontifes contemporains de Constantin et de Cliarlemagnc. Uildebrand était l'homme d'une nouvelle épotiue, encore caché aux yeux du monde, mais intronîsant déjà, sous le nom de Léon IX, un nouveau système.

Léon IX fit son entrée à Rome, au chant des hymnes, entouré par le clergé et par le peuple. Il alla en droite ligne prier sur le tombeau de Tapôtre saint Pierre, puis il déclara, devant un immense concours de fidèles, n'avoir accepté qu*é contrecœur la dignité pontificale et être prêt é retourner dans sa patrie * , si le choix préalable de la diète allemande n'était pas ratifié par les habitants de la ville étemelle.

Évidemment, la conla lautiou [)0pulaire que réclamait Léon IX

t. U De s'était point dèmiâ «le ses rooctions d'évûque.

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était une affilire de pure foime; mais le principe même, énancé par le pope, lui gagnait Taffection du peuple; il send)laît, en réclamant l'assentiment des Romains^ condamner lui-même la dictature de l'empereur*. A partir de ce moment, l'Église s'appliqua nécessairement à reconquérir la liberté du choix dans les élections papales.

ho 2 février 1040, jour de la l'uijlii;iln)ii, il fut consacré par les trois cardiuaiix-évrques, ci iJe ce jour, l'Kj^liï^*' scutil le souffle vivifianl d'un air de rétbrme; c'était la bise du nord qui venait enlever les miasmes marécageux de la campagne romaine.

Les annales ecclésiastiques mettent en lumière l'activité dé* ▼crante du nouveau pape, qui convoqua concile sur concile, et parcourut incessamment l'Europe centrale, pour extirper la simonie et le concubinage, pour relever l'épiscopat amoindri, et imprimer une vie nouvelle à des règlements oubliés ou méconnus. Le pape Victor III a dit de lui, avec toute raison : Ab eo omnia eeelesUutica siuéia rsnovoto, navaque lex visa esi exoriri. A peine assis sur le siég^e pontifical, il émet une bulle en faveur de l'église de Saml-l'ierre, et attribue à la restauration et à l'ornement de cette basilique tous les dons faits par les fidèles. Dès le mois de mars 1049, il se rend à l'église de Saint-Michel, sur le mont Gai-gano qui dommc l'Adriatique. Sa pensée pieuse et ardente erre au delà de cette mer jusqu'à Bjrzance et appelle la lumière d'en haut sur les Grecs schismatiques; de là, il se rend au couvent du Mont-Cassin, fondé par saint Benoit, le guide spirituel de son en&nce et de sa jeunesse. 11 croyait devoir i ce protecteur invisible sa guérison dans une maladie mortelle, et fl venait maintenant s'acquitter d*un devoir de reconnaissance dans le sanctuaire même où Benoit avait vécu. Le pape, quoique pompeusement reçu par Tabbé Richerius, dina dans le réfectoire à la table des moines,

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