‹ Biographies canadiennes (volume 2)Chapitre 159 sur 196 · L'ARRIVÉE DE JACQUES CARTIER · texte numérisé non relu

L'ARRIVÉE DE JACQUES CARTIER

Le grand Colomb venait de percer le mystère Qui depuis si longtemps voilait cet hémisphère» Le roi de nos déserts, l'immense Saint-Laurent Couvrait, seul, notre sol de ses bras de géant, Et les muscles mouvants de sa puissante épaule N'avaient jamais porté que les glaces du pôle. Seul, l'enfant des forêts, poursuivant l'orignal^ Foulait la fleur sauvage et le sol virginal.

Par un beau soir d'été, l'on vit trois- blanches

[voiles Remonter la rivière aux clartés des étoiles.

A leur étrange aspect, les farouches Indiens Et les oiseaux de mer et les monstres marins, Surpris d'être troublés dans leurs paix si parfaite, Disparaissent soudain dans leur sombre retraite. Les vaisseaux d'outre-mer glissent silencieux A l'ombre des grands caps et des monts sourcilleux.

Un homme que la foi, que le génie inspire, Est là, debout, pensif, sur l'avant du navire : C'est le grand découvreur du Canada, Cartier, Le délégué du ciel et du roi chevalier.

A coté de la croix, symbole d'espérance, Il vient planter ici le drapeau de la France.

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