LETTRE DE HENRI V
Froshdorf, le 19 juin 1864.
Je me souviens, Mademoiselle,|d'avoir lu avec beaucoup d'intérêt, il y a quelques années, de remarquables extraits des œuvres de M. Maurice de Guérin, jeune écrivain moissonné dans la fleur de l'âge et du taleuc. Je ne pouvais donc manquer d'accueillir avec une satisfaction par-
ticulière le livre de mademoiselle Eugénie di Guérin, miroir fidèle où se réfléchit constant ment la double affection qui a rempli sa vie, i't niour de Dieu et la tendresse pour son frèn douce leçon et touchant exemple de cette k vive, ardente, résignée, qui, au milieu des trii tesses de ce monde, ne trouve de consolatia qu'en tournant ses regards vers le ciel, où cen qui se sont aimés ici-bas, séparés un inatfti par la mort, se rejoindront pour ne pli se quitter. Aussi n'ai -je pas voulu difiêft davantage à vous dire combien j'ai été senaibl à cet envoi, et surtout au pieux motif qui vol en a inspiré la pensée, ainsi qu'aux expN sions de dévouement dont vous l'avez accotj pagné tant en votre nom qu'au nom de voft belle-sœur, de sa fille et de M. Trébutien, n près desquels je vous prie d'être l'interprète d ma gratitude. Recevez vous-même avec ton mes remercîments l'assurance de mes sentiment bien sincères. >