‹ Biographies canadiennes (volume 2)Chapitre 61 sur 196 · M2tro de rincarnatton, api st. eoanaynii · texte numérisé non relu

M2tro de rincarnatton, api st. eoanaynii

sainteté, écrivait en parlant ,4* P. Lalemant : " c'ait •! plus saint homme que j'aie connu depuis que Je mis a monde." V * ■■ ' ■■■■ ■ r : ?> • •

TROISIÈME ÉPOQU1.

ir dans une mer de sang. L'année 1649 5 en effet une période de calamités et de antes persécutions pour cette jeune chré- ». Nous avons raconté ailleurs 1 les désaset la dispersion tragique de cette nation ine évangélisée au prix de tant de sueurs, is plus de vingt ans (1628), et enfin convertie

veille de sa destruction. Cette navrante die fut apportée à Québec par le P. Bres- : elle répandit la consternation dans toute lonie. Mais nul n'en ressentit le contre-coup plus de violence que la Mère de l'Incar nation. une fut déchirée au récit des horribles sup- 3 infligés aux PP. de Brebeuf et Lalemant, l'anéantissement de cette église des Hurons romettait une si belle moisson pour le ciel.

tristes débris de cette nation, décimée par mine, la guerre et l'épidémie, vinrent, sous nduitedu r. Raguenau, se réfugier à Québec, endroit où ils se crussent à couvert de leurs acables ennemis. 2 Ils dressèreut leurs cabautour de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, tendrie à la vue de tant d'infortunes, la entière tendit les bras à ces pauvres fugitifs, privaient dénués de tout, frappés de stupeur, ténues de fatigue et de-, misère. " Ah ! que up me fut terrible ! s'écrie la Mère de Finition. C'était la chose la plus pitoyable àt encore arrivée dans cette nouvelle église. iévérends Pères qui étaient demeurés vifs înt plus soufferts que ceux qui étaient s. A la vue de ces âmes consommées en î, dans lesquelles Jésus-Christ vivait plus Iles ne vivaient elles-mêmes, et dont la été était si visible à tout le monde, chaétait ravi. Ils nous amenaient les faibles « de leur troupeau, environ quatre ou cinq s chrétiens, échappés à la fureur de leurs émis. Dans- l'affliction que je ressentais mon âme, la seule consolation qui me res-

en voyant ces pauvres fugitifs, était de voir proche d'eux et de pouvoir instruire, s enfants. Dans ce but, Notre-Seigneur upira d'étudier leur langue, que je n'avais encore apprise ; car à notre arrivée dans ce s, je laissai ce soin à la Mère de Saintsph pour m 1 appliquer à l'étude de l'algoni et du montagnais, dont nous avions plus besoin alors. Les citoyens firent leur posepour assister ces malheureux exilés ; mais misons religieuses, Madame de la Peltrie, et tout les PP. Jésuites, y contribuèrent pour la i grande partie. Comme j'étais dépositaire, kit moi qui distribuais la nourriture et les eaents à ceux dont nous étions chargés, ce

était pour moi un sujet d'intarissables con-

ittafl?'

* Mère de l'Incarnation se mit à l'étude de

ugue huronne avec toute l'ardeur de la jeu-

to. ' Vous rirez peut-être, écrivait-elle à

• r Yotr l'Introduction.

•Rivèrent à Québec le 28 juillet 1650.

son fils, de ce qu'à l'âge de cinquante ans, je commence à étudier une nouvelle langue ; mais il faut tout entreprendre pour le service de Dieu et le salut du prochain. ' Elle eut pour premier précepteur le P. Bressani, naguère captif chez les Iroquois et délivré miraculeusement après avoir été torturé par le fer et le feu. Le saint martyr venait chaque jour s'asseoir près de la grille du monastère, et lui enseignait, avec une patience admirable, les rudiments de l'idiome barbare, lui en traçant les règles de ses doigts mutilés et encore sanglants. Quel spectacle 1 d'un côté, un martyr, de l'autre, un archange. Etonnante sublimité, de notre histoire ! à chaque page, on rencontre un miracle d'héroïsme ou de sainteté !

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