WATTS
DÉPUTÉ pE DRUMMOND ET ARTHABASKA
ASSEMBLEE LÉGISLATIVE DE QUEBEC
La biographie de M. Watts vient assez vaturcilement après celle de l’hon. Trvine.
Il est fervent admirateur du député de Mégantio, il siège à sa droite et il a modifié ses opinions politiques dans le même temps et pour des causes avalogues.
Je ne connais personne qui, plus que lui, essaie de calquer sa conduite sur celle de M. Irvine. On sent qu'il y a là une espèce d'admiration que je dois appeler du culte.
Doit-on attribuer cela à la proximité de leur position en chambre ou à certaines dispositions d'esprit ?
Aux deux, je crois,
Ce voisinage, le colloque constant que tout habitué de ia galerie remarque entre c°s deux députés, l'exemple rapproché d’un travail énergique, l'échange de consultations et de conseils, tout cela n’a pas peu contribué à faire de M. Watts un reflet assez fidèle de M. Irvine.
Mais je crois devoir en donuer plus de crédit aux aptitudes du député de Drummond et Arthabaska qu’à ces circonstances de lieu, äe location.
C'est une intelligence austère, enne-
mie des amphibologies, c’est un esprit droit, amateur rigide de la logique, même, un petit peu absolu dans ses aspirations, dans ses tendances.
Avec un tel fond, la forme découle froide, réservée, concise ; je pourrais, en
un mot, clicher pour M. Watts un dimioutif de ce que j'écrivais l’autre jour sur
M. Irvine.
Comme lui, il n’a pas toujours été le libéral d'aujourd'hui.
Mon ami et confrère, M. J. N. Bienvenu, de la Patrie, qui a si parfaitement la mémoire des faits, m'écrivant sur son compte, disait :
‘ Ce fut un conservateur à tous crins | ”
Je n'ai aucune difficulté à le croire.
Car, il s’est formé en 1867, lors de l'édification de la Confédération, il s’est formé dis-je, une école conservatrice d'une ouance ‘à part ” et comprenant un certain nombre d’anglo-saxons à qui ce projet confédératif souriait avec autant de charmes que la République Universelle aux Hugotistes.
Ils furent conservateurs varce aue les