QU APE
pa ol
circonstances et certaines questions de principes firent que les pères de la Cunfédération furent en presque totalité des conservateurs.
En 1867, à l'origine de la nouvelle ère, la division des partis était plutôt bâsée sur une question de ‘“ forme gouvernementale ’’ que sur une question d'administration, l'administration actuelle étant encore au berceau.
M. Watts fut un de ceux qui crurent aux promesses des rédacteurs de l'acte confédératif.
Il crut que les immunités provinciales ne seraient jamais entamées par l'absolutisme fédéral, que jamais l’impeachment d'Ottawa ne viendrait entraver nos administrations respectives.
Il applaudit aux conseils de Sir Hector Langevin aux provinces, c'est-à-dire éviter les emprunts, règler leurs dépenses sur leur budget et sur l'octroi qui vient du trésor fédéral.
Il a cru, il a été trompé et jamais un homme sensé n'a pu ou ne pourra le taxer d’inconséquence ou de traîtrise parce qu’il a tourné le dos à ceux qui ont faussé leurs promesses.
Lui, il a marché droit, mais ses compaguons de route ont bifurqué.
À qui la faute ? qui a eu tort et qui a eu raison ?
Ces questions ont été posées aux meilleurs juges, aux seuls arbitres réellement attitrés pour régler la question et ils ont répondu.
Car, Druwr ond et Arthabaska ont toujours accordé leurs suffrages à notre ami M. Watts.
Il serait à souhaiter que nos députéscanadiens fussent toujours aussi logiques dans leurs mouvements politiques. On n’en serait pas rendu à croire que cette logique est un apanage exclusivement britannique.
C’est l'affaire de Tanneries qui enleva M. Watts aux conservateurs.
Il ne voulut pas non plus coopérer à l'organisation des rings.
Néanmoin:, le changement de M. Watts eut un troisième motif moins connu et qu'il ne voulut point proclamer sur les toits parce qu'en sa qualité de protestant il eût été accusé de fanatisme.
C'est la question de l'influence indue.
Il fut dégoûté de voir l'intrusion cléricale en venir à ces exagérations qui ont nécessité le veto de Rome.
Illui répugoait d'assurer l'impunité de transactions véreuses par le prestige du prêtre dirigé à mauvais but.
Et les luttes déloyales que l’on fit coutre Laurier avec cette influence, achevèrent de le confirmer dans ces dégoûts.
Depuis, M. Watts est un des plus forts adeptes libéraux qui soient venus prendre place à la Chambre,
Il prime, quoique relativement jeune, et plusieurs de ses discours ont été beaucoup admirés.
Ce n'est pas un orateur élégant ou soigneux des apparences, c'est un plai-
si
otre
itésques , On cette nent
nleva rer à
Watts nu et r les estant
ndue.
clérii ont
unité estige
t COUhevè- CA
s forts pren-
eune, beau-
t ou plai-
deur qui compte ses paroles mais prodigue ses COUPS.
Une fois seulement, M. Watts a laissé le naturel ; il a été verbeux comme dix F, X. Archambault.
On se rappelle qu'à la dernière ses sion, M, Mousseau voulut faire voter le budget, ajourner les chambres sans dire aux représentants du peuple ce qu'il entendait faire avec les contrats d’Asiles
d'Aliénés.
Nous eûmes la séance, la fameuse sé-
ance de vingt-sept heures.
Je fus un des trois journalistes qui ne bronchèrent pas plus de la galerie pendant ce temps que McMahon à Mala-
koff.
Il fallait parler contre le temps, et que de chefs-d'œuvre du genre éclos dans la nuit du jeudi-saint |
Qui réussit le mieux ? de l'Hon. Marchand ou de M. Watts ?
. Question encore à décider, mais je me rappellerai toujours ce dernier donaant lecture des Ordonnances Royales, de l'Edit de Nantes et de vieux almanach à la face ébaubie de M. Mousseau qui se demandait avec anxiété quelle lien pouvait rattacher cette ‘ érudition ’”’ au vote de quelques milliers de piastres pour
l'administration de 4 justice.
M. Watts avait rendu un grand ser-
vice au pays conjointement avec ses collègues, car M. Mousseau capitulait vers la tombée du jour aux applaudissements irouiques de la galerie.
cr GO Lt
William John Watts est né à Drummond.
Son père représenta le comté à l'Assemblée Législative des Canadas-Unis de 1841 à 1851.
Sa famille est une des plus anciennes des districts de l'Est.
A l'Université McGill où il fit ses études de droit, M. Watts se fit remarquer par sa fermeté et son goût prononcé pour l'étude sérieuse.
En 1866, il prenait le dégré B. A., et celui de B C. L., en 1869.
C'est en 1869, qu'il fut admis au barreau dont il est un membre distingué et très estimé, spécialement dans cette partie du pays.
Il fut élu pour la première fois en février, 1874 pour remplacer Laurier qui allait aux Communes.
Il était alors conservateur et son adversaire M. le notaire Fraser, de l'Avenir, lui fit une belle lutte.
Dans la suite, c’est-à-dire en 1874 et en 1878, il fut réélu facilement.
Il s'était dévoué au parti libéral et cependant il réunissait les suffrages mixtes des deux divisions politiques.
Ce n’est qu’en 1881 qu'on a voulu lui monter une opposition conservatrice, pour la peine. Il n'a pas bronché et sa majorité quoiqu'amoindrie est suffisante pour attester sa popularité dans Drummond et Arthabaska,
M. Watts vit tranquillement, à Drummond, au milieu de ses électeurs. Les