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n'ait pas l'importance du comité du parlementarisme français, il n’en est pas moins certain que si tous ceux qui le composent prenaient leur rôle au sérieux, les travaux législatifs seraient plus prompts et moins défectueux.
Et j'en appelle aux collègues de M.
Cameron et aux journalistes des dernières galeries pour dire s'il ne s’est pas fait remarquer dans les travaux parlementaires que l'on fait ex-porte dans les comités.
Par
Alexander Cameron appartient au comté de Huntingdon.
Il pratique comme médecin dans la ville de ce nom L'université lui a conféré le grade de docteur en médecine.
Jusqu'en 1874, il ne s'occupa de politique qu'en autant qu'un citoyen est
obligé de le faire.
Mais à la mort de M. Launders, pressé de venir ‘ de l’avart ” il se laissa mettre en nomination.
Il était alors conservateur et ce fut notre distingué co-partisan, M. McLaren, avocat de Montréal, qui lui disputa la
‘palme.
Il fut élu.
En 1875, il eut une autre lutte à sou.
tenir, une seconde lutte plus acharnée que la première, contre M. Oliver, libéral.
Il faut néanmoins tenir compte d’une variante assez marquée, survenue dans les opinions de M. Cameron, lors du scandale des Tanneries.
| principe et par expérience des faits,
Son programme était conservateur avec une forte dose d'indépendance.
Il fut réélu, mais sur ‘ pétition d'élection ” il perdit son siége.
Pendant le court séjour qu'il fit alors en chambre, il tourna complètement au libéralisme et c'est ce qui explique que M. Oliver le laissa racheter le mandat d'Huntingdon sans lui faire de luttes.
Il nous était à jamais acquis et sa conduite subséquent n’a point démenti nos prévisions.
C’estcomme libéral qu'il posa cette troisième candidature et l’on se souvient que jamais,même aux jours les plus critiques du gouvernement Joly, son adhésion ne fut mise en suspicion
M. Cameron est un hippocrate bien vu par les gens de la science, On le dit très fort aux doubles points de vue théorique et pratique.
Ennemi du bruit, de l'éclat, il vit retiré, donnant à la politique assez de temps pour ne pas être taxé d indifférence,
Au parlement, il se fait remarquer par une activité qui n’est pas fébrile, mais qui donne de boas fruits, surtout dans les comités comme Je l'ai dit précédemment,
Nos adversaires, selon une ancienne manie, font circuler bien des rumeurs au sujet de M. Cameron.
Ils le disent vacillant. Est ce qu'on ne l’a pas dit en 1879 et pourtant qui peut assurer que le député de Huntingdon nous a fait faux-bond,
Non, que les pessimistes en fassent leur compte.
M. Cameron nous sera fidèle et par
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