QUÉBEC-EST
ASSEMBLEE LÉGISLATIVE DE QUEBEC
Celui-ci, c'est mon député, car, avant tout, j’appartiens à Québec-Centre.
Québec-Centre partage avec Québec- Est, St. Jean, Lotbinière et Iberville l'honveur d’être un château-fort libéral.
Ça ne bronche pas.
M. Bossé le sait bien mieux que oncques qui soit quand il ne se gêne pas d'avouer que si les libéraux l'avaient voulu, il n’aurait jamais été élu,
M. Riofret est notre interprête au Parlement depuis 1874, bientôt dix ans.
Et je ne crois pas forcer la note en prophétisant qu'il le sera usque ad mortem, s'il le veut.
Ce n'est pas par amour de clocher,mais je crois fermement que Québec-Centre est une des divisions électorales, les plus con.
séquentes,
Il s’y est fait un lavage, un jour, C'est dans la grande lutte de Cauchon versus Ross. J'étais jeune, si jeune qu'il ne m'en reste que le souvenir d'avoir été emprisonné deux jours par la maman.
La force armée fut obligée de parader.
Il y eût même des charges par la cava:
lerie.
Depuis, Québec Centre est rentré dans son naturel paisible, digne, naturel qui est revenu au galop après ces quelques heures d'errements, de fanatisme natio val.
Ce n’est pas là que la corruption s'étale cyniquement et change la portée d’un verdict avec la facilité qu’on remarque ailleurs.
De part et d’autres les contestations d'élection tombent à l'eau.
M. Rinofret, député depuis 1874, est, comme ses prédécesseurs une preuve patente, de l’esprit consistant, stable de Québec-Centre.
On n'y aime pas les changements fantaisistes et l’on comprend le suffrage autrement qu'ailleurs.
M. Rinfret est membre de nombreuses sociétés financières ou de bienfaisance.
Il prend une part importante à l'orga:
Car, on se rappelle que durant cette | nisation des fêtes nationales, civiles ou votation, ce ne fut que meurtres, carnage, | religieuses.
batailles, démolition de maisuns,
Eo politique, il n’est jamais en arrière,
ot TE Lu
Les plus durs échecs le laissent insensible et dans les circonstances désastreuses de
179, il est un des rares libéraux qui |
n'ont pas donné asile au découragement.
Réputation au-deseus de l'ombre d'un soupçon, vie privée admirable, vie publique sans Ja moindre atteinte, prestige ayant sa bâse à la fois dans la popula rité de son parti et dans la sienne propre, caractère facile, serviable, distingué, voià le résumé,
Rémi Ferdiaaud Riofret dit Malouin est né à Québec le 5 juin 1819.
Il prit son instruction classique au Sé-
minaire de Québec.
Il commença dans cette même ville ses
études médicales pour les finir dans la fameuse université américaine que j'ai eu le bonheur de visiter en juillet dernier, la Harvard University.
C'est là qu'en 1845, il prit ses degrés de M. D.
C'est un des plus vieux médecins de Québec,
Il siége au Conseil de la ville comme échevin depuis 1862 et il a refusé maintes fois d'être maire.
M. Rinfret porte une attention toute particulière à la condition hygiènique de sa cité et les québecquois lui sont redevables de l'initiative dans une multitude d'œuvres à cet effet.
On a essayé parmi les envieux — il y en a partout et contre tous — de le dé-
possédér de son échevinage, mais on a fait fiasco chaque fois.
Ses électeurs savent trop bien qu’il y a trop pzu d'hommes sérieux dans le Conseil pour se priver de ses services comme rprésentant.
Les services qu'il rendait à la ville, sa popularité presque sans égale, ne pouvaient le laisser longtemps en dehors de l'arène politique.
Eu 1874, conservateurs et indépendants lui offrirent la candidature.
Il battit M. Lafrance, aujourd'hui Trésorier de Québec.
Ea 1875, ce fut M. Giroux, pharmacien, qui eut ce sort ; puis M. Côté, notaire qui n'eut pas le nombre de votes suffisants pour sauver son dépôt.
Aux dernières élections, le plus fort des candidats qu'on pouvait amener subissait une éclatante défaite.
M. Rinfret jouit d’une fortune considérable, Ses file, Rémi, qui est médecin et François qui est pharmacien, jouissent d'un bon prestige dans Québec-Centre.
Il vient d’allier une de ses filles à une puissante famille de la Beauce : les Morency.
M. Rinfret ne s’est pas présenté, en 1874, comme le candidat du parti libéral, pour une raison assez bonne : ce parti avait choisi son candidat dans la personne de M. Lafrance.
Notre ami était pourtant dès lors, un
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