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des nôtres. (C’est ce qui lui donna de chacun le sait, M. Sénécal aime le gros nombreux votes libéraux. jeu et les gro? morceaux.
Plusieurs ch:fs cabalaient pour lui, Amener un franc sénécaliste comme certains qu'ils étaient de ses convictions candidat, nenni ! un conservateur dégui-
La défaite de M. Lafrance fut beau- sé, on la cnnnaît celle là. coup regrettée. Üo distingué québec. C'est alors que se rappelant qu'il faut quois avait à son crédit tant de dévoue- ‘ diviser pour règaer ” Sénécal, avec ment et de patriotisme. L'instruction une habileté dont il lui faut donner crécommerciale supérieure à Québec avait dit, Sénécal s'assura d'un libéral éprou-
. tant reçue d'amélioration et de raffine- | vé, d’un chef de parti, en un mot, ‘ du
ment de ce ‘* scholar ”’ émérite ; il était | bras droit ” de M. Rinfret. si éloquent, si enthousiaste que sa déconfiture fit mal à biea des citoyens.
M. Riofret prit soin de guérir la blessure. Aujourd'hui, M. Lafrance préside à la Trésorerie municipale de Québec avec une habileté et une science remarquables, et M. Rinfret possède encore le maodat obtenu en 1874.
Et je suis certain qu'à chaque élection le premier va religieusement donner son suffrage au second.
Les luttes que MM. Giroux et Côté essayèrent contre le docteur aboutirent à! Lonne chance.
de pitoyables échecs. De plus, ce caudidat jouissait d'une
Le premier, créature de M. Tarte, fit | assez jolie popularité cher le peuple ouun peu contenance, mais M. Côté eut | vrier.
l'aplatissement le plus complet possible.| Cependant, le docteur et ses amis tra- Qu'importe, on l'a porté depuis au nom-| vaillèrent avec tant de zèle et de discerbre des employés publics. C'est une assez | nement que malgré la scission, la victoire jolie plage où échouer. nous resta fidèle.
En 1881, Sénécal ne pouvait oublier| On ne pourra faire à M. Rinfret de Québec-Centre, dans sa grande sollici-| plus forte opposition que celle-là. Pour tude, Il lui souriait de se créer un par- | Québec-Certre, c'est le nec plus ultra, tisan dans cette forteresse libérale, car,| C’estun fait connu qu'il est aimé
Je veux parler de M. Peachy.
Pour en arriver là, il fit jouer tous les ressorts à la portée: parenté, contrats d'architecture, amour-propre et jalousie.
M. Peachy était d'autant pius redoutable que,tout en se donnant pour libéral, il avais l’entier appui des conservateurs à aui on avait soufflé le truc.
Nous étions menacés d'une division désastreuse. Des centaines de libéraux ne pouvaient croire à la trahison de M.
Peachy et s'apprêtaient à lui donner
par les deux partis également. Les cooservateurs l'avouent avec une louable franchise.
Les hommes sincères, intègres et sans tache aucune sont si clair-semés de nos jours que nous sommes fiers, dans Québec-Centre, d'en avoir un pour représen-
tant.
Québec-Centre a toute une pléiade
d'hommes très-aptes au service parlemen.
taire et si le docteur prime, c'est pour des causes bien faciles à concevoir.
Le député de Québec-Centre n'a pas besoin de la politique pour vivre. Il ne s’en sert pas pour se procurer du bienêtre, plus de confortable qu’il en a.
Loin de là.
Si nous avions moins d'hommes qui ne font de la politique que pour arriver plus vite à la fortune, nos annales ne feraient pas si souvent mention d'affaires véreuses, de scandales et de chantage.
Les députés seraient moins soupçonnés de trafiquer leur vote et l'électeur des campagnes ne dirait plus dans son langage : ‘ça, c'est tous des chercheux de places.”
M. Rinfret est au-dessus de tous les soupçons.
Je ne me rappelle pas avoir jamais lu ou jamais entendu quoique ce soit qui put ternir sa réputation.