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bien la politique de son pays, qu'il l'ap.
précie avec tant.
C’est un homme pratique, besogneux eu comité, réservé à l’Assemblée.
Ceux qui adorent les speschers ne lui éleveront pas d'autel, car il ne parle pas.
À ceux qui lui posent le pourquoi, il répond qu'il ne vise point à l'apparence, qu'il n'est pas n6 orateur et que son parti contient assez d’oratours qui expriment ses propres sentiments,
Le député de Verchères est cultivateur ou plutôt il l’a été.
Il vivait tranquillement sur des terres magoifiques, quand, au lieu d'entonner le
O Moeliboe, Deus nobis haec otia fecit
il résolut de doubler sa fortune par l’intermédiaire du commerce.
Il fit le trafic du foin et des produits agricoles, tout comme notre ami Dorais, et sa fortune s'élève aujourd hui à près de cinquante mille dollars.
M. Bernard n’a pas délaissé la culture.
Il la mène de front avec le négoce.
En voilà donc encore un qui n’a pas
besoin de la politique pour sustenter son existence.
# * * Abraham Bernard naquit à Belœil, en 1832. Sa famille a demeuré longtemps à la Longue-Pointe, près de Montréal.
leurs traces, dans Verchères.
quette.
M. Bernard est un homme prohe, réservé, faisant de la politique par dévouement, par abnégation et non par goût.
Il est libéral avec des désirs d’économie, de réforme spécialement dans | agri-
Ses ancêtres se sont presque toujours | culture et la colonisation, Il est modéré livrés à la culture et il a marché sur |et n'attend de la politique rien autre
chose que le témoignage d’avoir fait son
Je peux rééditer pour lui ce que je dis | devoir envers son pays, envers ses élecplus haut de son ami et voisin de ban-| teurs.