DÉPUTÉ DE CHATEAUGUAY
ASSEMBLEE LEGISLATIVE DE QUEBEC
LA UoncorpE du 24 août dernier |étaient forcés de rendre hommage à ses
contenait ce qui suit :
Le Temps a auvoncé, hier, dans son édition du soir, le décès de ce vaillant ami du parti libéral,
Né le 22 août 1829, le Dr Laberge est mort le jour même de son cinquante-
quatrième anniversaire. Il fit ses études.
au collège de Montréal, et suivit avec beaucoup de distinction les cours de l'université MeGill, où il obtint en 1856, ses diplômes de docteur en médecine.
Depuis cette époque, il exerçga sa profession, dans la paroisse de Ste-Philomène, comté de Châteauguay. Sa droiture de caractère, et les sentiments de sympathie et de bienveillance qui le distinguaient, lui ont fait mériter la plus haute estime de tous ceux qui ont eu l’avantage de le connaître.
Dans sa personne, le parti libéral perd un de ses membres les plus dévoués.
Aussi modéré ‘08 la forme, que ferme et sincère dans ca opinions, il a su conserver, avec la confiance de ses amis politiques, le respect de ses adversaires qui, eu le combattaut, comme homme public,
qualités personnelles.
Elu en 1867, pour représenter le
comté de Châteauguay, dans l’Assemblée
Législative de Québec, il conserva jusqu’à la mort, ce mandat que la majorité de ses concitoyens lui avait si justement confié. Dans les bons, comme dans les mauvais jours, il s'est montré un des plus fermes appuis de la cause libérale, un des plus patriotiques dé”:nseurs de nos droits provinciaux. Il apportait aux débats, la force d'une conviction sincère, et sans viser aux grands effets oratoires, il “avait exposer son sujet, avec une lucidité et une franchise qui commandaient l'attention et la considération de ses auditeurs. La part qu'il a prise dans les travaux parlementaires, pendant les seize années de sa carrière politique, a été des plus utiles. Membre de plusieurs comités importants, entre autres du comité d'agriculture et de colonisation, dont il fut le président pendant toute la durée du dernier parlement, il exerçait dans les délibérations de la députation, une prépondérance que ses adversaires politiques,
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comme ses amis, se plaisaient à lui concéder.
Sa mort sera le sujet d'un regret unauime, chez ses collègues de la législature, et particulièrement, chez ceux avec lesquels il a, depuis l'existence de la Confédération, fidèlement travaillé, pour le triomphe de la cause du bon gouvernement.
Nous aimons à rendre ce dernier hommage à la mémoire de ce vieux et fidèle serviteur public qui, au terme d'une
. longue et active cairière politique, ne
laisse après lui que des regrets.
Le Docteur Laberge était marié à dame Nathalie Poulin, femme ausi dis.
tinguée par le cœur que par l'intelligence, et sœur du révérend Messire Poulin,
” l'ancien et vénérable curé de Ste, Philo-
mène, en retraite depuis quelques années.
Notre ami avait huit enfants auxquels il laisse une fortune qu'il a su acquérir, grâce à un travail persévérant, dans l’exercice de sa profession.
Le docteur Laberge est mort comme