WOLSTEIN (Johann Gottlieb). Né à Flinsberg
(Silésie), le 14 mars 1738 ; mort à Altona, le 3 juillet 1820. Il se destinait d’abord à la chirurgie ; aussi servit-il pendant neuf ans à Vienne auprès d’un praticien. Il suivait en même temps des cours de médecine et de chirurgie. En 1769, sur la recommandation de Brambilla, chirurgien de l’empereur, et sur celle du feld-maréchal Laszy, il fut envoyé à Alfort. Il y fut élève de Bourgelat et de Chabert, fréquenta les hôpitaux de Paris et tira surtout le plus grand profit de ses relations avec Lafosse en 1772 et 1773. Il alla ensuite à Londres, visita, au retour, le Danemark, le Mecklembourg et la Hollande, et prit en 1775 à Iéna le grade de docteur en médecine et en chirurgie. Un hôpital pour les animaux domestiques avait été fondé à Vienne par Scotti. En 1777, Wolstein ouvrit l’Ecole vétérinaire, qui eut d’abord pour but unique de fournir à l’armée les maréchaux et les vétérinaires dont elle avait besoin. Il eut pour collègue Tœgl, qui enseignait l’anatomie ; il y avait, en outre, deux assistants et un pharmacien (Mengmann). L’enseignement y fut essentiellement pratique, et c’est aussi le caractère des œuvres de Wolstein. En 1795, celui-ci fut, par ordre supérieur, relevé de ses fonctions et exilé de l’Autriche : on ignore pour quel motif. Il se retira à Altona, où il est mort à un âge avancé. Wolstein est considérécomme lefondateur de la médecine vétérinaire en Allemagne.
11 a laissé un nombre considérable d’ouvrages : Sur les épizooties du gros bétail en Autriche, Vienne, 1781, in-8° : 2e éd., 1796 ; — Sur les hernies inguinales et ombilicales, 1784; 2° éd., 1799; — Traité de la chirurgie des animaux, 1784; éd., 1793, 1808 ; — Sur les haras, 1786 ; — Le livre de Marx Fugger (1578) sur l’élevage du cheval de guerre et du cheval de service, traduit
du vieil allemand et augmenté d’une seconde partie, 1786 ; 2e éd., 1800; — Maladies internes des poulains et des chevaux de service, 1787 ; — Blessures des chevaux par armes de guerre, 1788 ; 2e éd., 1797 ; éd. latine, 1803; — Saignée chez l’homme et les animaux, 1791 ; 2° éd., 1800 ; — Épizooties et maladies des bêtes bovines, des moutons et des porcs, 1791 ; éd., 1800, 1808; — Épizooties bovines, 1789 ; éd., 1791, 1796, 1798; — Élevage et soins des poulains, delà naissance à l’âge de quatre ans, 1800; — Propagation de la morve, 1807 ; - — etc. Bien des écrits de Wolstein ont été traduits en plusieurs langues.
755. WUEPPERMANN (Ludwig Philip) (1808-1861). Vétérinaire hollandais; fit ses études à l’École de Hanovre, exerça d’abord sa profession à Dissen (1826-1848) et prit ensuite du service dans l’armée néerlandaise. Il a publié, en allemand, un Traité d’hippologie (1832); un mémoire sur les impondérables (1849), des observations sur le service vétérinaire dans l’armée hollandaise (1855); une traduction de la Méthode de dressage de Rarcy (1858).
756. XÉN0PH0N. Général, philosophe et historien athénien, fils de Gryllus, né vers 445 av. J. -G. à Erchie en Attique, mort à Corinthe vers 355 av. J. -G. On lui doit le récit mémorable de la fameuse retraite des Dix mille, dans laquelle il acquit, comme chef, une gloire impérissable. C’est un des plus célèbres disciples de Socrate. On trouve dans quelques-uns de ses nombreux ouvrages d’intéressants renseignements sur les soins donnés aux animaux domestiques. Dans Y Economique, il parle incidemment des épizooties qui déso-
laient les troupeaux. Dans la Cynégétique, il fournit de précieux documents sur les chiens de chasse, leurs races, leur élevage, etc. h' Équitation est un véritable traité d’extérieur et d’hippologie, où apparaît pour la première fois la mention des signes fournis par les dents pour la connaissance de l'âge, et qui est encore utile à lire. 11 s’y trouve quelques indications sur les maladies et sur le procédé suivi alors pour fortifier et durcir la corne des jeunes chevaux. La Cyropèdie nous apprend que la castration du cheval était connue depuis la plus haute antiquité. Les éditions de ses œuvres, soit grecques, latines, françaises, etc., sont très nombreuses.
757 . YOUATT (William). Néen 1776dans leDevonshire, il fit à Londres des études de médecine humaine, puis de médecine vétérinaire et, pour se perfectionner, entreprit un voyage en France. De retour à Londres, il futquelque temps associé avec Delabere Blaine et s’occupa particulièrement de la médecine des chiens ; en 1814, il publia un travail sur la rage canine. Il fut, avec Perciwall, corédacteur du Veterinarian et, par sa persévérance et son activité, contribua à faire triompher cette publication des difficultés du début. A la création de l’Université de Londres (1830), ily futnommé professeur de médecine vétérinaire et fonda un petit hôpital d’animaux ; mais il paraît être resté peu d’années dans cette fonction. En 1833, il fut choisi comme vétérinaire du Jardin zoologiquede Londres. Il mourutà Londresle 9 janvier 1847.
Youatt a été un écrivain très fécond et très renseigné sur la littérature étrangère, particulièrementdela France. 11 a publié plusieurs ouvrages généraux sur le cheval,
le bœuf et le mouton. Son livre The Ilorse, qu’il rédigea sur les conseils de la Société pour la propagation des connaissances utiles, parut en 1831 et fut traduit en allemand par Hering (3e édition en 1862). Youatten donna une deuxième édition refondue, en 1843 ; la troisième est due à Spooner, et la quatrième à Gabriel ; celle-ci a été réimprimée à Philadelphie. Youatt a publié des ouvrages analogues sur le bœuf, le mouton, le porc et le chien; ils ont aussi été traduits en allemand. Ils renferment tous des renseignements précieux sur l’élevage et la médecine vétérinaire dans la Grande-Bretagne. Youatt a, en outre, fourni au journal The V elerinarian un grand nombre d’articles dont beaucoup sont inspirés par sa pratique personnelle.
758. YVART (Jean- Augustin-Victor). Né à Boulognesur-Mer en 1764. Il avait déjà fait un long séjour en Angleterre, quand il fut choisi comme secrétaire par Chabert, directeur de l’Ecole d’Alfort. Il suivit les cours de cette Ecole avec zèle et succès, et inspira à ses chefs un tel degré de confiance qu’on lui donna la direction d’une ferme nationale mise parle gouvernement à la disposition de l Ecole. Ce domaine de Maisons-Alfort étant ensuite devenu propriété particulière, V. à varten prit la location et transforma complètement la nature de l’ exploitation. Gomme agriculteur, il acquit une grande notoriété, fut membre de la Société d agriculture de la Seine et fournit à scs publications de très importants travaux. En 1814, il fut nommé membre de l’Académie des sciences. Il appartenait, d’ailleurs, à un grand nombre de sociétés savantes. Pendant dix ans, il a enseigné à l’Ecole d’Alfort l'économie rurale et se montra digne de ses illustres devanciers dans cette
chaire, Daubenton et Broussonet. Il est mort à Seine- Port, près Paris, le 19 juin 1831. Les nombreux travaux
qu il a publiés traitent tous de sujets exclusivement agricoles.
759. YVART (Charles-Auguste). Néà Bruges, le 17 octobre 1798. Grâce à son oncle V. Yvart, il fut entretenu comme élève de l’École d’Alfort aux frais de la Société centrale d’agriculture et reçut en 1819 le diplôme de médecin- vétérinaire. Il prit immédiatement place dans le corps enseignant; occupa quelque temps la chaire d anatomie, puis bientôt et définitivement celle d’hygiène et d éducation des animaux domestiques. Ce fut, d’ailleurs, un professeur peu exact, partant peu consciencieux. Pendant deux ans rédacteur en chef du Journal cle médecine vétérinaire, qui venait d 'être fondé, il y publia quelques bons articles. Grâce à l’influence d Huzard, il succéda à Girard comme directeur de 1 Ecole, et fut, en 1837, nommé inspecteur général des Ecoles vétérinaires et des bergeries royales. Il ne s’est guère occupé, en effet, que de la production du mouton et a grandement contribué à l’amélioration des races ovines françaises, à la propagation des races de boucherie. Il a justifié par là le surnom de grand Moutonnier de France, qu’on lui donnait, un peu par ironie. Divers journaux d’agriculture ont reçu de lui des articles intéressants de vulgarisation. Il a signé, avec Renault, un rapport sur Y État sanitaire des chevaux de la garnison de Paris (1832), où ils s’efforcent d’expliquer, par des causes banales, la morve et le farcin, qui sévissaient alors. Il a signé aussi, avec L. Lafosse (de Toulouse), un autre rapportsur une épizootie de dourine qui régnait sur les étalons et les juments poulinières
des Hautes-Pyrénées, et où le rôle de la contagion est fortement soupçonné (1853). En 1844, il avait fait, avec Renault et Imlin,un voyage en Allemagne pour étudier la peste bovine. En 1851, dans ses Observations faites en Auvergne sur l'èpizoolie connue sous le nom de Péripneumonie des bêles bovines, il donne un bon exposé des conditions de la contagion et la démonstration de ses effets. Frappé de ramollissement cérébral, A. Yvart a été mis à la retraite en 1862. Il est mort à Boulognesur-Mer, le 11 novembre 1873. Ce ne fut guère, en somme, qu’un fonctionnaire, dont la chance a été supérieure au mérite. Il avait été nommé officier de la Légion d’honneur.
760. ZAMORA (Pedro Lopez). Hippiatre espagnol du xvi° siècle. Il s’intitule « proto-albéitar » de la reine de Navarre. Il a publié à Logrono en 1588 un petit in-folio de 83 pages qui a pour titre : Libro de albeiteria , que trata del principio y generacion del caballo, y los remedios para curar sus enfermidades y de las mutas y otros animales. Le livre est dédié au roi Philippe II. Il est divisé en 88 chapitres et écrit sous forme de dialogue, selon la mode de l’époque. Il est aujourd’hui d’une extrême rareté.
761. ZAMORA (Joseph Perez). Auteur des Principios compendiosos de albeiteria \ Madrid, 1735, in-8° de xxn-230 pages. Il s’y intitule maître maréchal, hippiatre et maréchal aux gardes du corps. Les Principios sont écrits aussi sous forme de dialogue.
762. ZANGGER (Rudolf). Né en 1826 à Mœnchaltorf, dans le canton de Zurich, il fit ses études ù l’Ecole vétérinaire de Zurich, qui le diplôma en 1846. Il suivit ensuite les cours de l’Université et fit en 1848-1849 un