L. VITET ( 1 7 36- 1 8o<
(1770). Il fut notable, administrateur du district, maire de Lyon pendant deux ans, enfin député, en 1792, à la Convention nationale. Il y présenta des Observations et Projet de décret sur les Ecoles vétérinaires (an III). Les événements qui aboutirent au siège et à la prise de Lyon le forcèrent de s’expatrier; il se réfugia en Suisse et ne revint à Lyon qu’après le 18 Brumaire. Il reprit ses travaux, que nous n’avons pas à énumérer ici. Il mettait la dernière main à son Traité de la sangsue médicinale, quand une attaque d’apoplexie l’enleva le 25 mai 1809. 11 était correspondant de l’ancienne Société royale de médecine de Paris et de la Société d’agriculture de la Seine.
725. VIX(Cap,l Wilhelm). Né à Giessen en 1802, il fut, en 1819 et 1820, élève de l’École vétérinaire de Hanovre, et passa les deux années suivantes à l'Institut vétérinaire de Vienne, où il fut diplômé; il vint alors s’établir à Darmstadt. Nommé en 1824 assesseur au Collège de médecine de cette ville, il alla suivre les cours de l’Université de Gœttingen et s’y fit recevoir docteur en 1826. Il entreprit ensuite un voyage d'études en France, en Espagne, en Hollande, en Angleterre et dans l’Allemagne du Nord. En 1828, Vix se fixa à Giessen, comme privat-docent et vétérinaire de cercle. Il ouvrit un hôpital pour les animaux malades et fit un cours, très peu fréquenté, sur les diverses branches de la médecine vétérinaire. En 1835, il lut nommé professeur extraordinaire. Avec le professeur Nebel, il a publié un journal (. Zeitschrift fur die gesammte Thierheilkunde and Viehzucht), qui parut de 1834 à 1850. L’année 1847 le vitenfin promouvoir premier professeur honoraire ordinaire et en 1849 son institut était reconnu et subven-
tionné par l’État. Vix est mort en 1866. Indépendamment de tout cequ’ila fourni à son journal, il apubliéun traité sur la ferrure (1834), une pathologie générale (1840) et une zoosymptomatologie (1846).
726. VOGELI (Félix). Ne à Lyon en 1810, mort à Paterson (New-York) en 1878. Il entra vers 1826 à l’École de Lyon, fut nommé en 1830 vétérinaire militaire et fit en cette qualité la campagne d’Anvers. Il donna sa démission en 1840 pour se livrer à la clientèle civile, en France d’abord, puis au Canada et aux États-Unis. Il a publié: Cours théorique el pratique ci hippiatrique à l'usage cle MM. les officiers des troupes à cheval ; Paris, 1831, 3 vol. in-18 ; — Histoire de la pneumopleurite, Paris, 1833, in-8°, 54 pages ; — Les vétérinaires militaires en France ; histoire critique de ce qu'ils sont et de ce qu'ils ont été avec un essai sur ce qu'ils devraient être, 1835. (Yogeli a, en outre, adressé plusieurs pétitions aux Chambres pour obtenir que la condition des vétérinaires militaires fût améliorée) ; — Flore fourragère ou Traité complet des aliments du cheval ; Paris, 1836, in-8° (C’est peut-être l’ouvrage qui a été traduit en espagnol par J. M. Giles, en 1847, sous le titre : « Trataclo de higiene veterinaria, escrito en francés para el uso de los oficiales de caballeria, par M. Féliz \ ogely de Lyon » ; à moins que ce volume in-8° de 247 pages ne représente le Cours d' hippiatrique cité plus haut) ; — Almanach vétérinaire et d'économie rurale ; Montréal, 1859, in- 12.
Son lils, Félix Vogeli, sorti de l’École d’Alforten 1854, a été vétérinaire militaire, puisa exercé sa profession au Brésil, a écrit l’article A nesthésie du Nouveau Dictionnaire de médecine vétérinaire de Bouley et Beynal, et est
actuellement membre de la Chambre des députés. Son frère Jean-Jacques Vogeli, né en 1821, mort en 1845, diplômé d’Alfort en 1843, a été en 1844 nommé au concours chef de service à l’Ecole de Lyon.
727. VOIGTLÆNDER (Carl Friedrich) (1815-1890). Vétérinaire saxon, diplômé de l’Ecole de Dresde, en 1841. Après quelques années d’exercice de la clientèle, il fut nommé prosecteur et répétiteur à la même Ecole. En 1870, il quitta cet emploi pour celui d’assistant de clinique en même temps qu’il prenait les fonctions de vétérinaire du cercle urbain de Dresde. Il conserva cellesci jusqu’en 1882, bien qu’en 1876 il eût pris sa retraite de membre du corps enseignant de l’Ecole vétérinaire. Il a aussi pendant vingt-sept ans enseigné l’anatomie des animaux domestiques à l’Ecole des beaux-arts de Dresde. Voigtlander a publié un assez grand nombre de travaux, en particulier un « Atlas d’anatomie du cheval à l’usage des artistes et amateurs de chevaux » (1876). Le principal travail de sa vie a été la préparation de plus de 300 squelettes de tous les types de vertébrés pour l’Université de Leipzig. Le musée anatomique de l’Ecole vétérinaire de Dresde a aussi été enrichi de nombreux squelettes et d’excellentes préparations, faits par Voigtlànder.
728. VOISIN (François) (1759-1826). Médecin des chasses royales et de l’hôpital de Versailles sous Louis XVI ; puis chirurgien en chef de l’hôpital civil et militaire de Versailles. 11 a présenté deux mémoires Sur la vaccination des bêtes à laine (1801-1805) à la Société d’agriculture de Seine-et-Oise. Un autre, plus important ( Rapport d'expériences sur la vaccination des bêles à laine et sur le claveau ), a été lu en 1805 (100 p.). Enfin, il est revenu sur cette question dans son
Exposition des principaux f ails recueillis sur Vêlai actuel de la vaccination et de la clavelisalion des bâtes à laine ; Versailles, 1812, in-8°, 70 p.
729. VOLPI (Giovanni Battista). Né en 1756 à Mantoue; mort à Milan en 1821. Il avait étudié la médecine vétérinaire à Lyon et à Alfort et fut ensuite professeur de clinique à l'École vétérinaire de Milan. 11 a publié un Compendia cli medicina pralica veterinaria; Milan, 1813, in-8° ; 2e édition, 1830. Un Extrait de cet ouvrage a été traduit en français par E. Barthélemy (Paris, 1819, in-8°, 80 p.). Après la mort de G. B. Volpi a paru son Trattado délia esterna conformazione ciel ccwallo e clegli altri animal i domestici ; Milan, 1822, in-8°.
730. VOLPI (Luigi). Fils du précédent; né à Mantoue en 1790 ; fit ses études à l'Ecole vétérinaire de Milan, y fut ensuite professeur de chirurgie. 11 a publié : Trattalo di operazioni chirurgiche per gli animali domestici ; Milan, 1823, in-8".
731. VOLPI (Alessandro de). Médecin italien, a publié avec la collaboration de nombreux écrivains italiens, une Enciclopeclia economico-agricola-veterinaria (1857).
732. VSEV0L0D0FF (Vsevolod Ivanovitch). Néen 1790 dans le gouvernement de Ivostroma, en Russie. Il suivit les cours de l’Académie de médecine de Saint-Pétersbourg, reçut en 1815 son diplômede vétérinaire, en 1816 celui de médecin, en 1831 celui de docteur en médecine. Cette même année, il futnommé professeur de médecine vétérinaire à l’Académie médico-chirurgicale de Saint- Pétersbourg, et conserva ces fonctions jusqu’en 1847, année de sa mise à la retraite. Il a atteint un âgeavancé, fut conseiller d’Etat et décoré des ordres de Stanislas, de Sainte-Anne et de Vladimir. Il a traduit en russe plusieurs ouvrages anglais et français, et il a publié : Extérieur des animaux domestiques (1832); — Chirurgie
vétérinaire (1836); — Pathologie vétérinaire (1838); — Zootechnie du bœuf (1839); — Traité des épizooties (1841) ; — Anatomie des animauxdomcstiques(1847).
733. WAGENFELD (G.). Vétérinaire allemand. Il fut d’abord pharmacien, puis élève de 1 Ecole vétérinaire de Berlin (1824-18*26). On le retrouve ensuite vétérinaire du cercle de Dantzig; en 1810, il est assistant ou répétiteur de clinique à l'École de Berlin; en 1842, vétérinaire départemental à Dantzig. Vers 1830, il avait visité Alfort et plusieurs autres Écoles vétérinaires. Il s’est fait connaître par de nombreux ouvrages de vulgarisation relatifs à la médecine vétérinaire. Son « Traité général de médecine bovine », paru en 1832, a eu plus de dix éditions. 11 a écrit, en outre, sur les maladies et le traitement du mouton (1829), sur les maladies du bœuf (1835), sur celles du cheval (1838, 1846), sur la péripneumonie
1832). . En 1837-1839, a paru son Traité de pathologie el thérapeutique spéciales du cheval.
734. WALCH (G.). Il fit ses études à l'Ecole vétérinaire de Berlin (1824) et fut vétérinaire de cercle dans la Hesse électorale. 11 a publié, en 1828, un livre sur l’organisme animal et ses rapports avec le monde extérieur. En 1831 et 1834, il a écrit sur la morve et ses propriétés contagieuses ; en 1832, sur les haras ; en 1838-39, sur l’organisation de la médecine vétérinaire dans quelques États de l’Allemagne; en 1840, sur l’élevage du porc; en 1814, sur celui du cheval.
735. WALDINGER (Hieronymus). Né à Tepl (Bohême) en 1755, mort à Vienne en 1823. Après s’être fait recevoir successivement maître en philosophie, en pharmacie et en chirurgie, il fut, en 1795, chargé de l’enseignement de la physique, de la chimie, de la botanique, de la diététique et de la matière médicale à l’Institut
vétérinaire de Vienne. En 1809, il fut nommé professeur ordinaire, et remplaça à la clinique Pessina, mort l’année précédente. En 1810, il prit le grade de docteur en médecine à l’Université de Giessen.
Waldinger, qui était un excellent praticien, a laissé de nombreux écrits, comme ses observations relatives aux chevaux (1805, 1810, 1818), les maladies du cheval au point de vue médico-légal (1806, 1816); — Histoire naturelle et chimie à l’usage des vétérinaires (1807); — Alimentation et thérapeutique du cheval (1808, 1811); — Maladies du bœuf (1810, 1817); — Pathologie générale (1812); — Thérapeutique (1813, 1821); — Haras (1814); — Observations sur les moutons (1815); — Maladies du chien (1818) ; — Sur les vers du poumon et du foie, et les épizooties chez le mouton (1818), etc.
736. WALLEY (Thomas) (1842-1894). Vétérinaire anglais, diplômé du « Royal College » de Londres en 1863; nommé en 1871 professeur d’anatomie au Collège vétérinaire Dick) d’Edimbourg, puis professeur de médecine et de chirurgie, d’obstétrique et matière médicale, et, en 1874, principal du Collège. Il était aussi inspecteur vétérinaire de la ville d’Edimbourg et membre du conseil d’agriculture. Il a publié : A conspectus of veterinary medicines] — Monography on lhe four bovine scourge (les quatre fléaux de l’espèce bovine : peste, péripneumonie, fièvre aphteuse et tuberculose); — Hanclbook on meat-inspection (inspection des viandes), qui eut plusieurs éditions. On lui doit aussi de nombreuses observations, qui ont paru dans les journaux vétérinaires et dans les bulletins de diverses sociétés scientifiques de la Grande-Bretagne, il avait pris une part importante au congrès d’hygiène et de démographie de Londres (1891) dans la section consacrée aux maladies transmissibles des animaux à l’homme.
WALMER0DE, Voy. BOUWINGHAUSEN.
737. WALZ (Gottlieb IIeinricii). Né à Stuttgart •en 1771; mort dans la même ville en 1834. Il y étudia la médecine pendant quatre ans (1787-1791), puis de 1791 à 1794 la science vétérinaire à Vienne, Dresde, Leipzig, léna, Berlin et Copenhague. A son retour, il fut nommé vétérinaire d’État à Stuttgart; en 1806, membre du département médical ; en 1825, conseiller médical supérieur. C’est sur ses instances que fut fondée l’École vétérinaire de Stuttgart en 1821. Il en fut immédiatement nommé directeur et conserva ces fonctions jusqu’en 1828. Il a rédigé la plupart des règlemen ts qui ont été établis dans son pays pour combattre les diverses maladies contagieuses des animaux. Il était membre de plusieurs sociétés savantes. Son ouvrage sur la peste bovine (Ueber die Nat ur and Behandlungweise der Binderpest, and einer Gescliiclite derselben in Wiirttemberg von 1796-1801 ; Stuttgart, 1803, in-8°) est des meilleurs qui aient paru sur ce sujet. Son mémoire sur la gale du mouton ( Ueber die Natur and Behaiullung der Scha fraude; Stuttgart, 1809, in-8°),qui a été traduit en français et en italien, a rendu son nom célèbre à 1 étranger, par la formule du bain antiseptique qui y est donnée, et dont les succès sont innombrables.
738. WARDROP (James) (1782-1869). Célèbre chirurgien et oculiste anglais ; il s’est occupé de la pathologie oculaire du cheval : An essag of the diseuses of the ege of lhe horse , and on their treatment; Londres, 1819, in-8.
739. WATRIN (Alphonse- Auguste). Vétérinaire militaire, originaire de la Meuse, diplômé de l’École d’Alfort, en 1847. Mort en 1893, à Paris, où il avait pris sa retraite et où il fut pendant plusieurs années vétérinaire à la Compagnie des tramways sud. Il s’étaiL passionné pour la maréchalcric et il a résumé scs idées dans un livre peu connu : Le pied du cheval
TI
el sa ferrure. Il y donne les véritables règles de l’aplomb du sabot.
740. WEBER (Ciiristopii Friedrich) (1744-1778). Médecin saxon, qui, pendant le cours de ses études médicales, fut envoyé à l’étranger pour s’y initier à la médecine des animaux domestiques. Il resta quelque temps à Alfort (1770) et suivit aussi les cours de Kersting. A son retour, il fut nommé vétérinaire en chef des écuries royales, et, en 1774. fonda, à ses frais, une École vétérinaire à Dresde. Elle allait être transformée en École de l’État, quand Weber mourut. Il a publié, en 1774, un livre sur le pied du cheval et son meilleur mode de ferrure (2e édit., en 1794), et un guide d’ostéologie du cheval.
741. WEHENKEL (Jean-Mathias). Né à Nagen, commune de Reclange (Luxembourg), en 1839. Il opta en 1861 pour la nationalité belge. Il fut trois ans élève de l’École de Cureghem (1858-1861), alla terminer ses études à l’Institut vétérinaire de Vienne et revint passer en Belgique l’examen de médecin vétérinaire. Il était depuis un an vétérinaire militaire, quand il devint en 1863, répétiteur de clinique, puis d’anatomie à l’École de médecine vétérinaire. En 1868, il fut nommé professeur de pathologie générale, anatomie pathologique et pathologie spéciale. Apres la mise à la retraite de Thiernesse (1883), Wehenkel fut nommé directeur de l’École: il remplit ces fonctions jusqu’à sa mort, survenue le 17 janvier 1890.
Alors qu’il était répétiteur, il avait conquis le grade de docteur en médecine, chirurgie et accouchements (1865). En 1874, il fut attaché à la Faculté de médecine de Bruxelles comme professeur d’anatomie pathologique. Il appartenait à un grand nombre de sociétés savantes, entre autres à l’Académie de médecine de Belgique,.
dont il fut deux ans vice-président, à la Société de biologie et à la Société de médecine pratique de Paris, au Royal College of veterinary surgeons de Londres, à la Sociétécentralede médecine vétérinaire de Paris comme associé étranger. 11 faisait partie aussi de bien des commissions à Bruxelles. C’est principalement à son initiative qu’estdue la création, en 1882, du Comité des épizooties, et rien ne se faisait d’important dans le domaine de la police sanitaire sans que le gouvernement ne prît son avis. Il faisait paraître tous les ans un volumineux Compte rendu du service des épizooties en Belgique. Il a donné dans diverses publications, et particulièrement dans les Annales de médecine vétérinaire, de nombreux travaux sur les sujets les plus variés. Wehenkel est l’auteur d’un ouvrage plein de mérite: Eléments d’ anatomie et de physiologie pathologiques générales. Nosologie ; Bruxelles et Paris, 1874, in-8°. Avec Derache, il a traduit le Manuel de pathologie et de thérapeutique des animaux domestiques de Bœll (Bruxelles et Paris, 18G9, 2 vol. in-8°), et le Formulaire à l'usage des médecins vétérinaires de Forster; Bruxelles, 1877. Enfin, avec Siegen, il a traduit aussi les Eléments d'analyse chimique et micrographique appliquée à la diagnose des maladies des animaux domestiques, de Siedamgrotzky et Hofmeister; Bruxelles- Paris, 1881.
742. WEIDENKELLER (Jacob). Vétérinaire bavarois, diplômé de l’École de Munich en 1811, fut vétérinaire militaire et mourut en 1852 comme directeur de l’École d’agriculture de Lichtenhof. Écrivain abondant, il a dirigé avec Tenneckcr, pendant trois ans, un journal d’hippologie : Archw fur Pferdekenntniss (1823-1827). Auparavant il avait publié un journal vétérinaire hebdomadaire : Wochenblatt
der Viehzucht, Thierarzneikunde, etc. (1818-1822). Il a fait paraître trois volumes sur l’extérieur du cheval (1826-1829) et un catéchisme de l’éleveur du cheval (1831).
743. WELLENBERGH (P. H. J.) (1814-1875). Médecin hollandais, qui avait suivi pendant dix-huit mois les cours de l’École vétérinaire d’Utrecht. Il en fut nommé professeur en 1841, et dix ans plus tard directeur, en remplacement de Numan. Il prit sa retraite en 1872. Il a donné plusieurs travaux aux journaux vétérinaires hollandais, entre autres sur l’inoculation contre la péripneumonie, sur l’immunité de quelques vaches à l’égard de la peste bovine.
744. WESMAEL (Constantin) (1798-1872). Naturaliste belge, qui fut, presque dès sa fondation, professeur d’histoire naturelle à l’Ecole de médecine vétérinaire de Belgique (1836-1866). Il était membre de l’Académie royale des sciences, président honoraire de la Société entomologique, officier de l’ordre de Léopold.
745. WEYROTHER (Antoine de). Il s’intitule « chevalier du Saint Empire Romain, ancien officier de cavalerie et écuyer académicien ». Il appartenait à une famille d’écuyers au service de la maison d’Autriche et était, en effet, luimême, écuyer à l’Académie de Bruxelles. Il a « dédié à son Altesse Royale Monseigneur le duc Charles de Lorraine et de Bar, etc. » son ouvrage : L'idile à tout le monde ou le parfait écuyer militaire et de campagne ; Bruxelles, 1767, 2 vol. in-8°. Il est divisé en quatre livres : le premier traite « de la connaissance des chevaux (utiles à tout le monde) et la manière de les traiter en voyage et à l’écurie » ; le second, « de la cure des chevaux »; le troisième, « de la ferrure »; le quatrième, « des qualités et devoirs du parfait écuyer ». Cet ouvrage a paru un an après le Guide du maréchal de Lafossc, qui l’a complètement et justement éclipsé.
7-16. WHITE (James). Vétérinaire anglais, né h Exon, vers la fin du xvmc siècle, mort vers 1838. Il fut élève du
Collège vétérinaire de Londres, puis servit dans un régiment de dragons et s’établit enfin à Exeter, où il initiait des jeunes gens à la pratique de son art. Il a publié plusieurs ouvrages, qui ont eu grand succès : The Anatomy and Physiology of the horse’s foot; Londres,
1801, in-18, 14 pl. (Anat. et physiol. du pied du cheval); — A Compendium of the velerinary art; Canterbury,
1802, in-12 ; l’ouvrage précédent y a été joint. Ce Compendium a eu jusqu’à quinze éditions, dont la dernière, parue après la mort de l’auteur, a été complètement refondue par W. C. Spooner. Il a été traduit en français, sur la onzième édition par H. Germain, avec des notes de Delaguette ( Abrégé de l'art vétérinaire ; Paris, 1823, in-12; 2e éd., 1827), et en espagnol (probablement sur l’édition française), par N. Casas (Manual de Albeiteria o Compendio de veterinaria ; Madrid, 1829, in-8°); — A compendious Dictionary of the veterinary art; Londres, 1817, in-12; — A Treatise on velerinary medicine ; Londres, 18.., 4 vol. in-12, 24 pl. ; traduit en allemand sur la neuvième édition (le titre a probablement été seul à bénéficier de ces nombreuses éditions), par Y. von Miiller, en 1813. Iiuzard possédait des éditions du Treatise de 1820 et 1825*
747. WILL (Anton). Né en 1756 à Strasbourg, où son père était chirurgien de régiment, il fit ses études de médecine à l’Université d’Ingolstadt et, à l’àge de vingt et un ans, y fut choisi comme prosecteur par Leveling, professeur d’anatomie. Il resta quatre ans dans cet emploi, puis se fit recevoir docteur avec une thèse sur les anastomoses des nerfs intercostaux et des rameaux du nerf vague (1781). Choisi pour être professeur à l’Ecole vétérinaire que le gouvernement bavarois
se proposait de fonder, Will fut envoyé à Alfort, à Lyon et à Vienne. Il resta absent trois années, qu’il passa presque exclusivement à Alfort, où il fut soumis tout à fait au môme régime que les élèves français. A son retour, Will, qui appartenait toujours à la Faculté d’Ingolstadt, fut transféré au Collège de médecine de Munich à titre de conseiller et vétérinaire supérieur. Comme tel, il publia plusieurs instructions populaires sur le charbon, le cancer de la langue, la peste bovine, etc. L’Ecole vétérinaire de Munich s’ouvrit le 1er mai 1790 avec Will pour unique professeur. L’année suivante, on lui adjoignait un collègue pour la botanique et la matière médicale, et un autre pour la maréchalerie. Will resta professeur et directeur de l’Ecole jusqu’à sa mort (12 septembre 1821). Il a peu écrit et s’est presque confiné dans son rôle de démonstrateur et de directeur. Le roi de Bavière Maximilien Joseph a fait élever sur la tombe de Will un monument pour « honorer les services qu’il avait rendus en sa qualité de premier vétérinaire rationnel en Bavière et de premier professeur de l’Ecole centrale vétérinaire de Munich, qu’il dirigea à la satisfaction de son prince et de son pays ».
748. WILLBURG (Anton Carl von). Chirurgien municipal à GemündL (Carinthie). Il a publié en 1776 un livre sur les maladies du bétail, dont la huitième édition, revue par Weidenkeller, a paru en 1823.
749. WINTER (Ceorg Simon von Adlerseluegel). Directeur des haras deMarbach, Grafeneck et Urach, en Allemagne. Outre plusieurs ouvrages d’équitation, il a publié un traité d’hippiatrique en latin et en allemand : Ilippiater experlus ou Wolerfahrner Rosz-Arlzt , oder vollstaenclige Rosz-A rlzney- K liens t ; Nuremberg, 1678, in-fol., 41 fig. ; autres éditions,
1687, 1703, 1757. Cet ouvrage est disposé sur deux colonnes, l’une en latin, l’autre en allemand. Au dire d’Ercolani, il a donné pour la première l'ois une hygiène du cheval et de bons et simples conseils.
750. WIRTH (Johann Conrad) (1793-1849). Il fut d’abord élève en pharmacie à Zurich, puis étudia la médecine vétérinaire, de 1814 à 1817, auprès du vétérinaire supérieur Michel, et la médecine humaine à l’Université de Zurich. Il subit en 1819 ses examens de médecine humaine et de médecine vétérinaire et fut nommé deuxième professeur à l’École vétérinaire qui venait d'être fondée à Zurich, puis en 1832 membre de la section vétérinaire du conseil de santé, et en 1847 médecin du cercle de Zurich. Il a été maintes fois président de la Société des vétérinaires suisses. Il a dirigé aussi les « Archives vétérinaires suisses » et y a inséré de nom breux articles. Ses principaux travaux sont une « Histoire des épizooties dans le canton de Zurich de 1805 à 1830 » ; — un « Traité des épizooties et des maladies contagieuses des animaux », paru en 1835 ; 2° édit., 1846.
751. WITH (G. Chr.) (1796-1861). Vétérinaire danois. Il fit ses études de médecine à l’Université de Copenhague et les termina en 1821. Grâce à son oncle Erik \ iborg, directeur de l’École vétérinaire, il fut nommé professeur l’année suivante à cet établissement et, jusqu’en 1852, y enseigna successivement presque toutes les branches de la science. Entre-temps, il fit aussi des cours pour les agriculteurs, les élèves officiers et les médecins. Il quitta l’École en 1852 pour prendre la direction du haras de Frederiksborg. En 1845, sur l’appel du gouvernement russe, il avait, avec Prinz et Hertwig, parcouru la Russie méridionale pour y étudier la peste bovine. Ses importants services, sa science reconnue lui avaient mérité d’être nommé chevalier des ordres de Daneborg (de Danemark), de Sainte-Anne (de
Russie), de Wasa (de Suède). Ses nombreux écrits sefont remarquer par le sens pratique qui y domine ; ils ont rendu son nom populaire en Danemark. Nous citerons : De carne mammalium ægrotantium juclicanda; thèse de doctorat en médecine, 1840; — Sur l’élevage du cheval et ses encouragements (1832); — Manuel de science vétérinaire (1836); — Manuel de chirurgie vétérinaire (1837-1839), traduit en allemand par Kreutzer; — Propédeutique vétérinaire (1841) ; — Sur les haras- (1852); etc.
752. WŒRZ (Johann Jacob) (1808-1888). Vétérinaire wurtembergeois. Il fil ses études à l’École vétérinaire de Stuttgart, qui le diplôma en 1826. II fut ensuite envoyé à l’École de Berlin pour se perfectionner et, à son retour, accrédité comme vétérinaire de la cour et des écuries royales, puis de la garde royale et d’un escadron de chasseurs. Ue 1859 à 1885, il fît partie de la commission des haras, et fut nommé conseiller médical supérieur. Outre divers articles dans le Repertorium , il a écrit sur l’anasarque du cheval (1858), un guide pour l’élevage du cheval (1862) et une hygiène du cheval (1879).
753. WOLFF (Henri) (1848-1889). Vétérinaire militaire, né à Barr (Haut-Rhin), diplômé de l’Ecole de Lyon en 1870. Il a publié : Hygiène du cheval de troupe (Paris, 1881, in-8°), un des bons livres sur ce sujet. La Société vétérinaire du Calvados a plusieurs fois couronné ses mémoires et le ministre de la guerre lui a décerné des félicitations pour ses rapports annuels. La Société centrale de médecine vétérinaire a attribué en 1888 une médaille de bronze à son Étude sur le rôle du foie. Le Recueil d'hygiène et de médecine vétérinaires militaires (2e série, t. XIII) contient de lui plusieurs observations et un bon mémoire : De l'éparvin sec et son traitement chirurgical.