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LA DANSE DES ŒUFS POLITIQUES

Et il est passé maître en cet exercice, et il croit que tous restent entiers et qu'aucun n'est cassé. Cassé, non, puisque, comme vous le voyez, il se contente de tourner autour de chacun d'eux.

{Frankfurter Latem, 30 septembre 1863).

Sur les œufs on lit : Constitution, Lois sur la presse. Réformes, I Ordonnances.

lectionSy

sages conseils du dessinateur munichois I Mais sans cesse en coquetterie avec le « chevalier-pillard Bismarck», sans cesse espérant quelque accroisse-

Dernier témoignage d'amour de Bismarck à l'égard de la Bavière.

Attends, cher frère, je vais te vider (te saigner) ua peu, de façon que tu ne deviennes pas trop entreprenant.

{Punsch, 21 juin ISCÔ).

ment de territoire, quoique toujours déçu dans ses espérances, Napoléon III devint pour Martin j Schleich le digne acolyte du ministre prussien.

Celui qui écrivait en 1869 : Ce n'est pas un

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modus Vivendi qu'il faudrait trouver à TAUemagne, à l'Autriche, à la France, mais bien un modus dividendi^ celui-là fut un profond philosophe. A Munich, à Francfort, à Hambourg, à

— Mais, mon petit monsieur, vous n'avez les mains guère propres !

— Essayez donc de toucher à la poix sans rous salir.

— Oui, mais il me semble que vous tripotez en ce moment tout autre chose que de la poix.

{Punsch, 14 février 1869.)

Le paysan ici représenté en conversation avec M. de Bismarck est Michel, le Jacques Bonhomme allemand. Sur la caisse, on lit : « trésor du Hanovre et de la Hesse électorale. »

Dresde, à Stuttgart, comme à Vienne, où le Figaro continuait vaillament la lutte, M. de Bismarck fut ainsi malmené jusqu'en 1868 par une imagerie au service de laquelle vinrent se ranger des crayons déjà connus. Et si, à partir de ce moment, il fallut changer de ton, mettre une sourdine à la polémique des années antérieures, l'animosité n'en

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L INNOCENCE PERSECUTEE

Hi!Hi! Hi! l'on veut porter atteinte à notre situation de grande puissance en Allemagne.

{Frankfurter Latern, 22 septembre If 63.)

subsistait pas moins. C'était sans cesse des : « le comte de Bismarck doit bien le savoir, lui qui », « le comte de Bismarck ne saurait s'en étonner, lui qui, » etc..

Statuette connue.

L'Amour tourmentant Psyché.

{Punsch, 7 avril 1867.)

Traduction vulgaire : M. de Bismarck brûlant les ailes à Napoléon III au soleil de Sadowa (1866).

Tandis que le Punsch annotait ainsi les événements, expliquait Thistoire au moyen de vignettes, la Làtern de Francfort, plus grande, plus artistique, — elle était dirigée par un peintre et par un sculpteur, — donnait des portraits-charge du ministre prussien, sous les attitudes les plus diver-

BISMARCK EN GARIGATIRES

ses : c'est en un format restreint ce que seront nos journaux de 1866 ; c'est, à proprement parler, ce que furent le Gaulois^ le Diogène^ les illustrés de la première moitié de l'Empire. Dans ces fantaisies, dans ces allégories, se trouve souvent plus d'une idée heureuse. Entre toutes, — sans parler des images ici reproduites — je note cette des-

Communication avec Berlin.

[{Punsch, 28 novembre 1869).

Le personnage ici représenté est un député bavarois jadis connu pour son opposition à la Prusse.

cription du Paradis prussien mise en légende au bas d'une gravure :

1 . Et le serpent Bismarck devint plus rusé en présence de toutes les tentatives de progrès dans le pays.

2. Et il persuada à la réactionnaire Eve qu'elle mangeât du fruit de l'absolutisme, qui poussait à l'arbre du féodalisme, lequel fut appelé « édit sur la presse du 1®^ juin » .

3. Et Eve partagea avec son époux, le progressiste Adam qui, lui aussi, mangea du fruit.

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