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BISMARCK, LE GENDARME DES FRONTIÈRES RUSSO-PRUSSIENNES

A cheval sur les mauvais propos (c'est ce qui se lit sur la selle), Bismarck a enfourché le fringant coursier de la réaction.

{Frankfurter Latern, 4 mars 1863.)

Caricature au sujet des affaires de Pologne.

semaines transporter en voitures fermées les gens qui ont commis quelque mauvaise action. »

Bismarck, toujours Bismarck; rien ne se fait, lien ne se dit, rien n'arrive sans qu'on n'en profite pour lui lancer quelque calembredaine. Des journaux sont-ils interdits en Prusse? Cela ne sur-

La nourriture ne serait point mauvaise, mais quel appeau !

[Punsch, 22 avril 1866).

Bismarck est en chat dans la cage du Parlement, appelant à lui les moineaux.

prend point, estime le Punsch^ mais ce qui dépasse la mesure c'est qu'un Bismarck y soit toléré. Une pièce est-elle siffîée ? Bravo ! mais à quand le tour de Bismarck ?

Succession de jeux de mots, d'à peu près, de calembours, absolument intraduisibles, au milieu desquels l'on verra figurer, plus tard, des « Ein-

Marck », des « Sed non Bismarck p, des « on peut être Bismarck et ne pas valoir un marck. »

A l'égard du Prussien la sympathie n'est que médiocre. Mais vis-à-vis de Bismarck c'est de la haine, dans toute l'acception du mot.

L'attitude dans les questions de politique étrangère n'est pas moins caractéristique. Tandis que les journaux de Berlin, le Kladderadatsch surtout, attaquent à journée faite Napoléon III, l'Impératrice, Lulu, le Punsch ne sépare pas Napoléon de Bismarck. La politique de ce dernier à l'égard de la France, il la qualifie crûment de « politique Mabille. »

En 1863, lorsqu'il fait avances sur avances au Cabinet des Tuileries, lePunsc/i, plein d*illusions sur la droiture napoléonienne publie, une vignette caractéristique. Elle est intitulée « Au jardin zoologique de la diplomatie européenne » et représente Bismarck offrant des gâteaux à un perroquet sous les traits de Napoléon. Légende :

« Bismarck : — Jacko! tiens I tiens!

« Jacko. — De toi pas un chien qui veuille accepter un morceau de pain; ne compte donc pas sur moi pour prendre ton sucre. »

Plût au ciel que TEmpereur eût tenu compte des

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