‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 103 sur 167 · Worms, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Worms, loc. cit., p

par l'impulsion immense qu'il ovail 'I • ■>

■ lonoraique, était devenu enlre les mains de la Prusse

lable, et, par conséquent, une menace pour la

u i n-^iiiiÉlir de l'Autriche; il ambitionna d'arracher le levier

ru i et di l'empoigner a son tour j ■ écraser sa

Dans un mémoire du M) moi 1850, le cabinet nutrî-

l'u-u demandait que les questions commerciales et doua-

ufloircs Fédérales : c'était introduire l'Au-

■ dans le Zollverein. Le gouvernement prussien sentit le

il ui:iim:uw':i de façon j préparer, non I u avci

he, mais un traité de commen nlre le Zollverein et

; ... tout l'été s'écoula pend an 1 i

: u slobre, les Etats de l'union douanière avaient

!.i Prusse, la Bavière et la Saxe de traiter avec l'Aoom du Zollvcrein ; l'incident d'Olmutz remit tout

>iis [.prirent ;< \\ iesbaden, où s'étaient

■^^nis les délégués de l'union douanière, en même temps

. les ministres délibéraient sur la refonte de

' Allemagne. Dans l'une cl l'autre ville, les conférences tral-

■ n longueur : aucune ne pouvait aboutir et la Prusse le t, I ..u! en délibérant tiu grand jour avec ses alliés du

" '11m rein, elle négociai I sous main a\ ce les états du Steucr- .:. on apprit avec élonnemcnt que la Prusse . septembre 1*:''l avec le Hanovre un traité

■ douanière a partir du t" janvier 18'J4 : pour l'obtenir, ■.. : iMiiniil de Berlin avait accordé des concessions

nnes h ; il n'avait reculé devant aucun sacri-

■ la Prusse n'était désormais plus isolée en Allemagne,

: iii ] r elle comme une revanche des échecs

politique autrichienne lui avait précédemment inlligés'. 137-33

31 i BISMARCK

Le parti unitaire fut dans la joie, l'Autriche dans l'inquiétud* * les moyens États dans la colère. Les ministres de Saxe et J * Bavière, MM. de Beust et de Pfordtcn, ne tarissaient pas e- i* récriminations contre les menées ténébreuses de la Prusse, ses procédés blessants à l'égard de ses alliés du Zollverein, son intention mal déguisée de rompre l'union douanière1.

A cette époque, Bismarck prenait la direction des affaires prussiennes à Francfort, et dès ses premières dépêches se montrait partisan convaincu du renouvellement du Zollverein, adversaire de l'entrée de l'Autriche dans cette union. Il se rallie joyeusement au traité du 7 septembre, parce qu'il est dirigé contre la politique autrichienne. Doutant de la sincérité du Hanovre, il déclare au représentant de cet Etat à la Diète, « que si son cabinet ne cesse pas de se livrer à dos intrigues secrètes et de provoquer, au vu et au su de tout le monde, des agitations contre le Zollverein, lui-môme se verra obligé de solliciter son gouvernement d'agir dans d'autres affaires avec plus de réserve qu'il ne l'a fait jusqu'ici ». Et il secoue le Hanovrien comme il avait déjà morigéné M. de Thun. « La Prusse, continue-t-il, regarde comme une chose très sérieuse l'existence du Zollverein dans toute son intégrité, ainsi que le traité du 7 septembre... Je ne cesserai de surveiller les menées du cabinet hanovrien ; je divulguerai sans ménagement, par la voie de la presse, le véritable étal de choses2. » 11 avait déjà sa façon spéciale de signer des traités d'union, à coups de bâton.

11 comprend sans peine que l'Autriche est au fond des intrigues contre la Prusse, et comme il sait se montrer persuasif, il obtient les confidences du ministre de Nassau, le baron de

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