‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 124 sur 167 · Bismarck à Manteuffel, 18 mai 1855, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Bismarck à Manteuffel, 18 mai 1855, loc. cit., p

ERBB DE CBIMEE *a.ï

avuirtif recommencé, longues également sur les gratadefl mne*

iUea ridicules, sur l'altitude de l'AUemagM

dans la question d'Orient el l'alternance de ['Autriche me

■ irgdaiu la commission sui^urunalc, sur la constitu-

■ lommondemenl de l'armée fédérale el sur [a suppres-

jijii\ Mu ii .1I.1.11I1- .,n! ,i i i- I ; un jiii tiiiiiil sur pliH'i'.

irogeail pour deux mois; Bismarck pariait en oo

h1. les soldats mouraient sans tanl de phrases : avec

froid ou l'I dite dans les tranchées plaines de

d eau - avec le printemps, la reprise des boslilitéa,

les bomhiin.li rni'nis successifs, la prise du Mamelon Vert,

.1 . : avec l'été, le choléra ; mais a Paris,

■ iniverselle attirail les étrangers, multipliait les

(Hes, roulait les soucis dans le tourbillon du plaisir. Les pétant» d.- feux d'artifices répondaient aux canonnades de la

Bi*mar<l> pensa le mur il favorable pour y paraître. Il .-in!

mal vu des dîpl atea français qui i annaiasaienl s. m rôle È

Francfort, sessyiu, ith m lioslililéù l'aUianee tutri-

L'incideiil du mois de mars, la note du Monûtw

rotestal s \ éhémentes, ai aienl cr

oni siir- qu'il désirait dissiper. Au lieu

d'uni- oure à Kîssingen ou de bains de mer, il profila d'une invitation de l'ambassadeur de Prusse en France, comte de Uatzield, pour séjourner à Paris. Il n'y était pas venu depuis dix ans. Il était attiré par la ville qu'il appelait sans tard looe ».

I il pas facile S émouvoir, mais sa première impression fut d'épouvante et de fatigue, n C'est une villi m lausc qu:. lùsa femme. Ileprêseule-loî l-'ranc-

fart six toi» plus grand, des rues pleines de magasins et plus

grandes que la Zcil1, et dans chaoune un tapage comme la gare à l'arrivée de trois trains bondés. Une masse de rues anciennes ont disparu, d'autres ontélé créées, longues comme la Eriedrichstrasse 2, avec 400 numéros de maison et plus3. • Il est frappé de l'attitude des militaires qu'on rencontre dans la ville et qui en paraissent les maîtres, car « la domination de la bourgeoisie de Juillet sur l'armée est passée. L'éclairage est brillant, mais on rencontre encore plus d'agents de police que de lanternes, il n'y a pas de coin de rue où Ton ne soit sûr d'apercevoir l'uniforme d'un agent de police, gendarme, municipal*, ou comme ils s'appellent tous; on ne peut se tenir tranquille, sans entendre à côté de soi : Circulez, s'il vous plait. Je ne serais pas étonné de voir, au lever du matin, un visage avec moustache et impériale sous un chapeau de guingois, qui me dise avec la politesse d'un gardien de prison : Pissez, s'il vous plaît, changez de chemise, s'il cous plait. On cesse d'éternuer ou de se moucher de sa propre volonté dès qu'on a mis le pied dans cette ornière. Le Français dit : C'est précisément ce qu'il nous faut ; le despotisme est la seule forme de gouvernement compatible avec r esprit français* ». La satire est mordante des mœurs de 1855 et de l'esprit de discipline au beau moment de l'autorité impériale, mais, pour exagérée, la critique contient un grain de vérité. Le soir il fréquente les salons les plus brillants de Paris. L'ambassadeur de Prusse avait épousé la fille du maréchal de Castellanc et la comtesse de Hatzfeld réunissait dans ses

salons les aristocraties française et allemande. La visite du

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