‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 123 sur 167 · Bismarck à Gerlach, 7 mars 1855. Loc. et/., p · texte numérisé non relu

Bismarck à Gerlach, 7 mars 1855. Loc. et/., p

Là Dl ERRE DE CRIHBB 401

paroles d'Alexandre 11 annonceront

la ligne des principes qui

de règle à son oncle cl a son père » ; cl la guerre

continua.

[idant, n Vienne, on s'était bercé de l'espoir de mettre

fui a la lutte : les conférences avaient repris entre diplomates

raient abouti à un résultat si heureux que les minis-

; uissances intéressées, lord John Russcll, Mi-Pacha,

M. Drouyn de Lhuys vinrent a Vienne comme pour sceller

•ra accords ' Mais Us n'arrivèrent qu'ù proposer une

taison subtile, alambiquée, qui eût évoqué l'antique

ion loin des lieux où elle avait vécu' . M. Drouyn

. qc parvint pas S la faire adopter par Napoléon 111;

par -"ii - verain, il ne put que se retirer, et sa

m marqua définitivement l'échec des conférences de

[4 Prusse n'j avail point paru et volontairement. Eu vain, l'Autriche avait-elle essayé d'entraîner les diverses Cours allemandes a sa remorque ; M. de Buol était « revenu a la charge » dans une circulaire qui « |>t-i.\-vsail 1rs ^"uvernements de se ilion de la Diète ou isolément pour U politique de l'Autriche, sous peine de voir celte pu

■ [a Confédération3 ». Ni la ['russe, ni les petites i avaient voulu modifier leur attitude de stricte neutralité. Mais l'échec des conférences de Vienne, forte lion pour le cabinet autrichien, engagea M. de Buol à plus de conciliation. Au lendemain du dépari de M. Drouyn de Lhuys, M. de Rechberg aborda M. de Bismarck en lui pre-

Pagea ilt t'hUloire du Second Empire, avec pn-faci; de ■ Correspondance riij

sentant le rameau d olivier : « Il me dit, rapporta le délégué prussien, qu'il comptait que la parfaite entente entre nous pourrait être amenée en quelques semaines ; que ce n était plus qu'une question de forme et d'initiative, question qu'on pourrait peut-être tourner si nous faisions les premiers pas à Francfort et qu'il était prêt à soumettre à son cabinet. Il était d'avis que les vues des deux Cours se rapprocheraient par la force des choses; qu'en essayant de faire appel aux nationalités, la France pourrait finalement amener l' Autriche à s'allier avec la Russie, et que les puissances occidentales, en posant à la Russie des conditions exagérées, feraient naturellement cesser toute solidarité entre Vienne et Paris1. » Bismarck s'était méfié, il s'était demandé ce que signifiaient ces paroles subtiles; suivant son habitude il s'était renseigné auprès des délégués minuscules, dont les oreilles étaient tendues à tous bruits, et il avait appris que l'Autriche désirait a se laisser faire une douce violence et se convertir à la neutralité commune avec la Prusse. . . ; la poire est mûre et tombera d'elle-môme ».

Pendant tout l'été, en effet, le cabinet de Vienne restera sur la réserve et cherchera à restreindre la portée de son alliance du 2 décembre ; il désire uniquement jouer le rôle d'arbitre et de médiateur entre les belligérants ; il proteste partout de la pureté de ses intentions ; il est aimable avec tous, surveille ses intérêts et fait des économies. Une telle attitude le rapproche forcément de la Cour prussienne. M. Prokesch, revenu pour quelques mois à Francfort, s'empresse de rendre visite à Bismarck ; il est avec lui d'une « amabilité parfaite »; il lui propose « de commencer une année nouvelle et d'oublier les désagréments de l'ancienne ». Néanmoins les discussion

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