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a Une une proronde empreinte; il en avail conclu, i
jamais, qui la Prusse ne forger-ail l'Allemagne que par le sabre. II avait taché pour sa part d'être un bon soldai ; ses admirateurs afBrmenI qu'il fui un grand homme de guerre; acteurs lui reconnaissent les qualités d'un excellent caporal . il se plaçait entre les deux, car il ne se faisait fi son ucune illusion et se connaissait exactement. Mais il avait tnicu.x que du génie, l'intelligence des hommes : il devina ceux qui pourraicnl servir a son pava : ij ■■
IciUkc ' :l Uismarck, et cela suffît pour un roi il le: ■ ■.■■■■ |in ■-.% itjlim-1'. ri son plus grand talent politique fut la fidélité.
Ses débuts m1 furent pas faciles. Il n'appartenait i aucun groupe sur qui s'appuyer; en 1848, il s'était attiré -i tori ou à raîaon, la colère de la fouir el il étail resté suspect an parti libéral ; lors de l'humiliation d'OlmQbe, il avail protesté la raiblesse du gouvernement dans des termes qui ■ provoqué ta crainte de M. de MantcuBel el on secret BOUrroux de la camarilla. L'un el l'autre <lt' s iraient reculer ncmenl définitif. Le ministre-président ne lui Mail pas attaché el redoutait qu'un changement de monarohii I la un de son cabinet; la camarilla avait tout à Luis une situation mal tranchée, comme une délégation temporaire, et loul à perdre dans l'avènement d'un nouveau souverain, qui la chasserait. Le prince Be sentait entouré d'intrigues destinées ù amoindrir ses pouvoirs par la prolongation du provisoire] lanl qu'il n'aurait pas reçu les droits genl, il ne pourrait exercer une politique personnelle, car il ne gouvernerait qu'au nom du roi, comme son représcndc rendre compte si !>■ souverain revenait a la santé; il n'agissait qu'ô l'entrave, et c'était ]<■ naturel inistère el de la camarilla.
Bismarck avait d'autres idées ; il craignait que l'absence de monarque effectif affaiblit encore la politique extérieure de la Prusse et l'amoindrît dans sa lutte contre la maison d'Autriche. « Une longue durée de ce provisoire, écrivait-il à Gerlach, est un malheur pour le pays, car elle favorise cette tendance maîtresse jusqu'ici de laisser notre rouage politique jouer mécaniquement, sans souci du résultat, et de descendre le courant du jour sans but déterminé *. » Peut-être encore comprenait-il que le prince se lasserait d'un rôle d'automate, congédierait ceux qui voudraient l'y restreindre, et s'attacherait à qui l'en tirerait. Le madré diplomate en tira bientôt parti.
Pendant les premiers mois de sa délégation temporaire, le prince Guillaume avait laissé au ministère la direction des affaires politiques ; au commencement de l'été 1858, il tenta d'agir en personne ; en séjour à Baden-Baden, il recevait les hommes politiques de Prusse et de l'étranger, cherchait sa voie, imposait ses idées propres; cette initiative inquiéta et mécontenta les hommes du pouvoir officiel et occulte, qui tramèrent un complot de palais ; on agit sur la reine pour qu'elle obtînt du roi la signature d'une lettre à son frère : le monarque déclarerait qu'il se sentait assez rétabli pour reprendre le pouvoir et remercierait le prince de son administration ; mais, en même temps, Frédéric-Guillaume constituerait une sorte de conseil de gouvernement qui dirigerait la chose publique sous le contrôle du roi, en réalité de la reine. On proposa à Bismarck d'entrer dans la combinaison; le diplomate s'exclama : « C'est un gouvenement de harem qu'on va instituer. » Et dans l'ardeur de son indignation, il courut à Baden-Baden raconter l'infamie au prince Guillaume.
\. BUimirck a Gerlach, 19 décembre 1857, Driefe an Gerlach, p. 341.
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o lui -ri, lassé déjà du pouvoir, parla île donner sa démission ; i'i' a'étail pas le IjuI de Bismarck, qui le remonta, l'engagea once, et lui conseilla de mander le ministre- présédenl pour « couper le 61 de cetle intrigue par d'utiles Inatrnelions ' ». Le prince fil ainsi, ol ironie jolie, lors de son voyage t Baden-Baden, ManteufTel s'arrêta o Francfort chea son
Bdèle délégué qui le recul ft r Teille, après avoir trahi Bee
La délégation temporaire avail
Sti renouvelée trois Ibis. Le provisoire avail duré u i, la
mté du souverain ne s'étail pas améliorée, oel étal deebosea M pouvait se prolonger. Le 1 octobre, I rédéric-Goillaume IV abrita le dernier acte de bu carrière m\;il<.' . une m-diminun'c ■' qui remettait la régenei ft ■ i\ rrère. Lea ( Cambres, convoquées aux termes de la Constitution, reconnurent la nécessité ■ ce bI reçurent le 26 le sermenl du prince. Guillaume élnil rnointcmuil muitre de la Prusse. M. de el espéra quelques jours encore que son cabinel se
■ ■ lalgré i e i liRngemi ni : \< - mini îtrea prirent.
décision dépourvue d'adrcsseetde tact, ou ils pro-
n la nécessité de leur maintien pour le bien de
. I erlacb, qui se cramponnai! avec eux, Lrouvcil
leur déclaration « Irèa bien, sans fausse délicatesse ni faux
Mgoeil' »i mais Bîsmarcli voyail plus juste; nlanleuJEal
l'svaîl consulté en lui donnant lecture de sa correspondance
avec le prince . Bisraan.4 répondit qu' « il était clair que le
ongédicr ' ». Il ne se trompai! pas, < îuillaume
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reprochait au ministre sa faiblesse à Olmutz, dans les affaires d'Orient, au Congrès de Paris, dans l'affaire de NeuchAtel; il était donc résolu à s'en séparer. Le 5 novembre, le prince annonçait sa décision à Manteuffel en le couvrant de (leurs et de titres.
Le 6 novembre, le nouveau ministère était constitué. Son président, prince de Hohcnzollern-Sigroaringen. grand seigneur d'une des plus hautes familles du royaume, n'avait pas d'allure politique personnelle; mais ce qui donnait au cabinet une nuance propre, c'était la présence de quelques adversaires déclarés du ministère Manteuffel ; le parti libéral y était représenté par Rodolphe d'Aucrswald, ancien ministre en 1848 et président de la Chambre des Seigneurs à Erfurt, qui prenait le ministère d'Etat, et de M. de Patow, un des chefs de l'opposition au Parlement, qui était chargé des Finances; le parti du YVochenblatt * obtenait les portefeuilles des Cultes pour M. de Bethmann-Holhveg^ et de l'Agriculture pour le comte Ptickler ; deux membres de l'ancien cabinet, MM. von der Heydt et Simons restaient au Commerce et à la Justice; enfin trois hommes d'opinions neutres et indécises, Floltwejl, Schleinitz et le général de Bonin étaient chargés des ministères de l'Intérieur", des Affaires étrangères et de la Guerre. : C'était un cabinet de concentration, mais de centre, presque '. de gauche, et sa formation indiquait nettement que le prince 1 régent entendait modifier la conduite suivie jusqu'alors : il inaugurait une ère nouvelle.
11 n'y avait point de place pour Bismarck dans cette combinaison, et en voyant les modifications apportées dans le per-