‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 52 sur 167 · Beust, Mémoires, t. I, p · texte numérisé non relu

Beust, Mémoires, t. I, p

VBR8 LA RÉACTION 175

Le peupla berlinois i baueba une rébellion; le 21 avril, il

..,■■■-> nombreux et bruyants devant la Chambre,

bouscula quelques officiera, éleva quelques barricades sur la

■ dans lu Breilestrasse. -Mais le temps des

troupes intervinrent vivement, et,

après trois rapides roulements de tambour, Grenl feu ; quel-

ombêrent et l'ordre se rétabli! '. Le lendemain

.'I publia un petil ai ta très net: * Une par*

;■■■ que l'étal desiège n'existe plus.

rc que cel étal dure toujours1, n L'averti

porta, «n ne bougea plus,

diverses villes de province, on brandissail le drapeau n élevai! des barricades, on esquissait une révolution sociale. Et. partout la répn brutale et inexo-

rable : ;'i Bresleu, en une seule journée on comptait trente i Uberfcld, dans plusieurs villes do bassin de la Ruhr, In cavalerie chargeait, l'infanterie fusillait : ûhn, :m contraire, les autorités étaient obligées de . ur les révoltés.

i tatade l'Allemagne, les troubles futrnl plus il roui chercher leur cause principale dans le refus uroune impériale et de In constitution votée il Kranc-

. ni nvail été p ndunl ujuIp celte i c o le

. anarchie - ; En décision de Frédêric-

iorta un coup mortel. Ce fut, dit Elicdennatin ',

lade pour lequel il n'y avait plus de

remède. Quelques vaiUanU luttaient ei e : sur la proposi-

■ di Spenerilu jk avril 18*!»

JaÂrAundrrt. |> 369.

I UmiIsMamis h

tion d'un comité do trente membres, l'Assemblée invitait les gouvernements ù accepter sans retard la Constitution et convoquait pour le mois d'août le Rcichstag impérial. Mais un profond découragement envahissait les députés ; ils partaient les uns après les autres, les conservateurs sur l'invitation de Schwarzenberg, les libéraux par tristesse et lassitude ; l'archiduc Jean, dépité de n'être pas empereur, donnait sa démission. Seul le parti radical restait sur la brèche : 103 députés transportaient le Parlement à Stuttgart, prétendaient galvaniser l'Allemagne et dicter des ordres aux rois; le 10 juin ils trouvaient leur local verrouillé par un piquet de soldats.

A mesure que le Parlement s'amoindrissait, des émeutes surgissaient en Allemagne. C'était logique, le peuple cherchait à conquérir par la violence ce qu'il n'avait pu obtenir par les voies légales ; déjà une révolution avait permis la réunion du Parlement national ; on espérait qu'une nouvelle révolution imposerait aux monarques la Constitution, œuvre des députés issus du peuple.

En Saxe, le roi avait dissous la Chambre qui proclamait la validité de la Constitution impériale et appelé au ministère M. de Beust, alors représentant de l'étroit particularisme'. Dans les premiers jours de mai, une violente insurrection éclatait à Dresde, le roi fuvail dans les brumes du matin ; peuple et bourgeoisie a s'unissaient dans un élan de colère, au nom de la patrie allemande et de la loi de Francfort ; les villes voisines, Leipzig, Z\vickau,Chemnilz, envoyaient des secours, dix mille insurgés étaient prêts à la lutte; les soldats saxons

1. Un intéressant parallèle pourrait être fait entre les variations de Bismare k vi de Beust. partis de points analogues, mûris et transformés pur l'exenice d«'s affaires, et, dans des carrières diverses relevant les pays qu'ils gouvernaient.

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