‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 57 sur 167 · I. Los élections étaient a doux degrés · texte numérisé non relu

I. Los élections étaient a doux degrés

î. Un ru h. Erinnerungen au* </ewi Leben, p. 130.

M- de Bismarck éprouva cependant une certaine difficulté à sa réélection dans la circonscription de laHavel-Est. Après un séjour en Poméranie, il était venu s'installer à Schonhausen et circulait dans la région de Brandebourg pour séduire les électeurs par sa hardiesse joyeuse et sa parole incisive. Il avait vu avec clarté que sa candidature était plus douteuse qu'en février, car le campagnard « sans peur des rouges, peut faire front contre tout ce qui sent la réaction. Leur mot d'ordre est : oui, nous sommes conservateurs, mais pas bismarckions f ».

L'opposition le considérait comme la tète du parti des hobereaux et qu'il était nécessaire d'abattre. La poussée était vive contre lui, les démocrates tout en proclamant leur abstention, « s'agitaient dans la coulisse »; le parti du centre plaidait la cause de l'Allemagne dont Bismarck avait été un adversaire redoutable. Des « histoires de brigands » étaient lancées sur son compte et on le représentait comme un « suppôt du diable ». On passe môme aux violences; à Rathenow, il est salué d'une bordée de huées cl de sifflets ; la foule se presse et lui lance des pierres ; il est atteint au bras et blessé assez grièvement ; son caractère violent se révolte, la prudence du candidat remporte, et il fuit en voiture pour ne pas compromettre son élection en frappant à son tour2.

Le 27 juillet, il passait député à une petite majorité.

Le gouvernement avait obtenu des électeurs le gain de la partie ; la Chambre se composait de conservateurs et de libéraux modérés, « une salade de l'opposition au Landtag uni et des droites à Francfort », disait Bismarck qui la trouvait trop fade à son goût s ; il n'oubliait pas un groupe assez massif

i. Bismarck à sa femme, 20 juillet 1819. Briefe an seine Uraut uwl Galtin, p. 134.

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