‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 7 sur 167 · LE8 ORIGIW - DES B1SM · texte numérisé non relu

LE8 ORIGIW - DES B1SM

il voyant en son arrivée le salut des Marcha

antre les Hohenzollern et la famille

.: Ibis les princes usèrent jusqu'à t'abue de la

... ceux-ci s'inclinèrent loujo

i .mi! la volonté de leurs maîtres.

11! lin siècle et demi, l'exi-sleuce des BUitiareli esl

■ ident ; ils vivenl nombreux ."i Burgstall, s'ef-

fbreant d'agrandir et d'embellir leur domaine, sans soucis ni

Ltur grande occupation était la chasse; du château de

Il dépendaient de vastes forêts; le droit de chasse

I un:., el le loul constituait le plus

lomarae que Netnrod pûl rêver. Faciles a accueillir

présentai! en frère du cor ou du tir, les Bismarck

[i ■ leur- hospitalité, el leur plaisir, leur seule

ion étaient de recevoir el de promener des chasseurs

démarque. Ce fui leur perte. Parmi leurs invités, les plus

ni les margraves de Brandebourg ; attachés

par un lien d'étroite fidélité, les Bismarck

fiera île les avoir a leur laide el leur prodiguaient les

Jean te f licéron el Joachim 1" le

ivaienl fréquenté régulièrement I"- elmsses de Burg-

r-lall. Les châtelains du xvi siècle continuaienl les traditions

hospitalières de la famille, el recevaient plus fréquemment

qu'aucun autre le prince héritier Jean I icorges. L' ingrat iludi

des princes ; :ï force de chasser b Burgstall.

nttsidt't'cf \:i terre eniiime sienne el

[puiser les propriétaires. Il avait aeq

LeUlingcn, el c'en fut d<

nec commence par obtenir .

Mire le donuiiiti'

fc BISMARCK

d'Arendsoo. La lutte est longue entre le prince tout-puissant, tenace, el les vassaux qui n'ont (tour eux que leur bon droit. Ils sont profondément attaches à leur château qui est entré depuis il-, u\ siècles dans la famille: le quitter est pour eux pis qu'un* douleur, c'est un eiTond renient. Ils appellent au seeo'iis tous leur* protecteurs: l'archevêque de Ma^deLourg s'en étiii'U!. e! lente de dissuader le prince de son projet. Mais Jean-Geor^cs est lmté : des spéculateurs avisés auraient tiré parti de ce désir forcené, et n'auraient qui:!é K-irs biens que pour irairner au change : or le* Uismaivk ne runl rien moins que il-* spécilaieii:*. E'. lorsqa". is wioL-ro la'12. harcelés de demandes et d'aigres îV.riminaiiiii-. ils *■:■ décident à céder, ils le ion: avec une dignité touchante. > Ni.'* an-étres et nous, écilvent-n> à leur (cniMe \oi?i:i. aw:ï- vécu L-n^temps lieur-ux i! en paix sous les princes ■Kc'-.-:*.ii:\ : :k>us Us avons servi- de i>o:i tforar avec ik-î:v sanj i'. i.oîre argent: nous lias -i>:n:nis ra^îri.* iî.k'os s.:"»'-: d.i:.* l"a:ïai:v actuelle, n.'.:s ;,'.:r:-ns ace:-.:- u!.'::î:: :s .1 ; ■!- sir de l',i-.-:--.<r.;i:<It' prince f le-: ■:■.■■!. :;i.i:T;:-.iM de lira:. .L: .■.;:■. -il r.e >\!àit pas agi

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aujourd'hui détruit; le pays est plat et bas; rien ne s'opposait alors aux débordements du fleuve et ses alentours étaient souvent inondés ; découragés, les paysans laissaient leurs terres sans culture et vivaient misérablement. Il a fallu toute l'ingéniosité des Bismarck pour transformer ce triste domaine on propriété riante et fertile, telle qu'on la voit aujourd'hui.

Le 1 (i décembre KH>2, jour sinistre pour les Bismarck, furent échangées les dernières signatures qui rendaient définitif ce contrat appelé dans la famille la « permutatio ». Et à Pâques 1503, l'orgueilleux margrave s'installait â Burgslall. Les Bismarck refrénèrent tout sentiment de révolte, liés par la chaîne de fidélité qui les unissait depuis cent cinquante ans aux llohcnzollern. Mais la date du contrat demeura néfaste à jamais dans la famille, et l'aine d'alors, Frédéric, reçut romme un outrage le surnom de permutalor. Le chancelier de fer parlait de l'amoindrissement de sa famille comme d'une blessure de la veille. Il considérait les dotations reçues par lui on I8M) et 1871, l'acquisition de Varzin et de rYiedrichsruh. comme une compensation du destin. « Par là, écrivait-il, je suis rentré dans une situation qui répare la perle de Hurgstall, si douloureusement ressentie par tous les membres de notre famille depuis trois cents ans1. »

II y avait en effet pour les Bismarck un amoindrissement douloureux; dispersés en deux médiocres domaines, ils perdaient leur situation de premiers châtelains dans la région. De puissants seigneurs, ils devenaient petits hobereaux. Pendant plus d'un siècle, aucun d'eux ne sortira d'une modeste moyenne ; ils seront presque tous au service militaire, mais sans gagner les grades élevés; pour trouver dans la famille une personnalité marquante, il faut aller jusqu'au xviiT siècle.

rck. Lettre «lu 10 novembre 1871.

f^s deux châteaux, alternativement réunis et séparés, donnent leurs noms à deux branches distinctes, Bismarck- Sehonhausen et Bismarck-Crevese. La première seule intéressé l'histoire du prince. Jusqu'à la fin du xvu* siècle, ses membres vivent dans l'ombre; ils ont de nombreuses familles, six, huit, dix enfants; ainsi poussent des rameaux nouveaux, qu'on retrouve dans toutes les parties de l'Allemagne. De leurs descendants, quelques-uns parviennent à la fortune. Au commencement du xvin* siècle se rencontre un des caractères les plus originaux, les plus vigoureusement trempés de la famille, IjOu'is Auguste de Bismarck : jeune officier, il tue if ii de ses valets dans un mouvement de colère, cache le cadavre sous un lit et s'enfuit; il obtient sa grâce, rentre dans l'armée prussienne, mais il trouve l'avancement trop lent; il donne sa démission et s'engage au service de la Russie ; il épouse une parente ou alliée de Biren, due de Courlande, qui le prend en protection ; mais Biren est renversé ; il part avec lui pour la Sibérie. Bientôt rappelé, il est nommé général, chargé «Tune mission diplomatique à Londres, et meurl sur le ehamp de bataille de l'ultawa. Il avait le caractère des Bismarck porté à son comble, intelligent, capable de loul comprendre, violent et emporté. Un de ses petits-neveux, Frédéric ( iuillaume, est général au service du roi de Wurtemberg H de Napoléon 1", diplomate, auteur de nombreux ou\ rages de tactique; ses descendants vivent encore à la cour île Slullgarl. sous le nom de Bismarck-Sehierstein.

Les aneèlres directs du chancelier sont successivement gensdepée et de robe, \ugusle 1" Mil l-ltî70N est un brave soldat, quelque peu capitaine d'aventure, souvent en campagne au senior dos uns et do- autres. Auguste 11^1686- I7.'I2\ Laudrath do la Vieille-Marche et député au conseil pro\iuci;d, \it beaucoup a Sohonhauson, s'occupe de 868

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