Bismarck à Wagener, 30 juin 1850, loc. cit
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médiation. Depuis l'armistice de juillet I8i9, la a été reprise; une commission administra- I un Danois, d'un Prussien cl d'un Anglais, : de rétablir l'ordre ; elle n'j étail parvenue ixiraalîvcmeiil cl dans les parties occupées parles .1 . lui d'armistice. Toul cela ne pouvail être que provisoire. Le tzar insistait vivement pour la conclusion d'une i litive : à la tin du mois de mai, le prince de Prusse Aailvenua Varsovie s'entretenir avec Nicolas de la situation irzcnherg élail accouru ; les délibérations :■''■ entre autres sur la question dea duchés; le . tilluumu avait rapporté a Berlin l'impression qu'il il i ii finir si la Prusse ne voulait pas affronter
■ ; la colère russe.
La paix fut signée à Uerlin le 2 juillet IHjO ' ; elle réla-
: m' i ntente l'ntre le Danemark et la Confédéra-
tmniquu. Conrormément au droit fédéral allemand, le ,. mark était tenu de demander à la Diète d'intervenir
■ Mli' son pouvoir dans le Holstein ; si la Diêlo ne
celte prière, le roi pouvait agir par la Wce.
■ Nin-iil -iurdujscs devaient quitter les duchés
des ratifications. Ainsi les insurgés étaient
le SIc^viLA à leurs seules forces, en Holstein
au maigre secours de la Diète, et, chose singulière, la Prusse
.ni' pur et simple à l'ancienne Con-
néme dans son traité des dispositions
aient le rétablissement di
md, qui tenait le llolstein pour (cne rintio*
irisé avec les révoltés; des volontaires avaient
.ii'- duchés, des quêtes
■mark, trod Beauvai» [IB78] :
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avaient été organisées dans toute l'Allemagne en faveur des « frères du Xord [ ». Ce parti considéra le traité de Berlin comme un désastre, une défaillance de la Prusse ; la réaction le tint pour un heureux revirement de la politique prussienne, un gage donné au tzar et à l'Autriche.
Sans môme attendre la 'ratification du traité, le roi de Danemark avait avancé ses troupes en Slesvig; en même temps, les insurgés reprenaient les armes; la bataille eut lieu le 25 juillet 1850 près d'Isted ; les soldats des duchés furent défaits et le Slesvig bientôt soumis. Le Danemark ne pouvait réduire le Holstein sans requérir l'intervention de la Diète ; il n'y manqua point ; l'affaire traîna tout l'été et prit place dans le grand conflit qui partageait l'Allemagne.
Le prince de Schwarzenberg, en effet, ne manquait aucune occasion de faire intervenir la Diète, c'est-à-dire l'Autriche, dans les affaires allemandes. Déjà un conflit constitutionnel entre les deux Mecklembourg, Schwerin et Strelitz, lui avait permis d'affirmer la persistance du vieux droit fédéral ; l'ondoyant roi de Prusse lui avait facilité sa tâche en passant avec lui, au mois de septembre 1849, une convention qui créait une commission fédérale, composée de deux Autrichiens et deux Prussiens, et chargée de résoudre les différends internationaux eu Allemagne ; on avait bataillé à ce sujet et contesté que les démêlés entre membres de TL'inon fussent de la compétence de cette commission. Maintenant Schwarzenberg voulait mieux : il désirait affirmer l'existence de la Diète et son droit d'intervenir dans les luttes politiques en Allemagne, au besoin par les armes. Le conflit intérieur de la Hesse lui en donna l'occasion.
Le vent de 1818 avait soufflé en Hesse électoral, comme
1. Biedemiann. Mein Leben. I. II, p. 7 el suiv. ; L. Schneider. A us Meiiicin Leben. I. il, p. 103 et suiv.
D'EHFUHT \ OLMDTZ (toute l'Europe centrale. L'Électeur Frédéric-* iuiUaumel", prétendil \ résister cl jeta à la porte les bourgeois ludacieux pour lui présenter leurs nvrinluMiInn- !,.■ .. i . ferme, tint bon, parla haut et le prince i.:.! .m roseau i'' inl en fer '. Il consenti! toul ce qu'on réclamait de lui et depuis deux ans le régime pariemenctionnait avec tranquillité. Le cabinet Eberhard-Wippermann, d'opinion libérale, favorable a lu « Grande Allemagne ». avait la majorité dans lu Chambre et la sympathie
■ convenait ni i'i l'Kli'cicnr. <lnu' !■■ pouvoir lîndrï, ni à l'Autriche qui trouvai! cette alti-
mauvais exemple. Frédéric-Guillaume I" ne ■ h .il que du chef de son eabincl privé, M. de Baumbach, qui entretenait de secrètes intrigues avec
ère et d'Autriche, el d' incîen ministre, \I. Has-
i allait jouer un rôle prédominant. C'était
un tri-!-- personnage parti de Hess ■ nérali -.
rervice de In l'eusse cl devenu président supérieur
■- .iKt : il s'y étail comporté en tyranneau, pcul-élre
probablement concussionnaire, el il était l'objet
d'une enquête pour subornation de témoins. Ce! homme con-
Elecl on appel, il accourut en Hcsse et ■>
le la présidence du Conseil
Driefeuillc de l'Intérieur,
devant les députés avec un programme rno- . | trop démonétisi ù ' lasscl | • qu'on nlta-
■ ntance a scsaflinnations ; le 2I> févr'n
.■■ni .1 ] unanimité moins une voix que I
■ j lail pa l ngagcmenl du roi de ne prend i
: des hommes investis de la continue
publique ». Le ministère protesta, s'agita, si bien que, peu de jours après, la Chambre renouvela sa déclaration de méfiance, mais cette fois à l'unanimité : la voix dissidente s'était ralliée, c'était la guerre. Elle éclata bientôt. Pour couvrir un virement illégal, Hassenpflug sollicita un vote que la Chambre s'empressa de lui refuser. Le prince prononça son ajournement.
A cette époque, se réunit le congrès des princes à Berlin. L'Electeur s'y rendit et à son arrivée embrassa tendrement le roi. « Judas », s'écria tout haut le duc de Brunswick ; plus tard, reprenant sa pensée sous une forme plus diplomatique, le duc montra à l'Electeur les dangers qu'il courait : « Vous avez déjà risqué une fois d'être chassé de votre pays, lui dit-il, vous voulez étendre cette destinée à tous les princes ailemands1. » L'Electeur ne répondit que par des grognements inintelligibles et Hassenpflug ratiocina dans les délibérations inter-ministérielles pour retirer la Hesse de l'Union allemande. Au lendemain du congrès, le délégué du gouvernement électoral siégeait à la nouvelle Diète de Francfort.
A Casscl, le conflit constitutionnel s'aggravait. Le budget
n'avait pu être voté en temps utile, les Etats étaient dissous, le pays s'énervait et la nouvelle Chambre fut d'une nuance plus avancée que la précédente. Dès ses premières séances, elle se cabra contre les mesures inconstitutionnelles que lui demandait le cabinet ; Hassenpflug n'hésita point, et le 2 septembre dissolvait à nouveau la Chambre.
Il entendait, désormais, conduire le pays à la cravache : l'Electeur signait tout ce qu'il voulait, révocations et expulsions, levée des impôts, état de siège. Mais dans un mouvement admirable, peuple, fonctionnaires, magistrats, militaires