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II. — L'été s'était écoulé a échanger des notes pour arriver

à i entente désirée sincèrement par la Prusse, mais évitée

à dessein par l'Autriche. « Il faut d'abord avilir la Prusse, et démolir1 », aurait dil Schwarzenberg. Il y employait tous ses moyens en groupant autour de lui les rois et les princes qui avaient redouté l'hégémonie prussienne, lis y venaient les uns après les autres.

Cependant Schwarzenberg estima qu'il pouvait avancer d'un |>;j.s. Le 7 août, le plénipotentiaire autrichien soumit à la Diète un projet de note pour inviter toutes les Cours alle- I envoyer leurs délégués à Francfort ; le gouvernedh-iiI impérial, ajoutait-il, affirme « que sa proposition n'a pas pour but final le retour à l'ancien état de choses ; la procédure qu'il réclame est, au contraire, la seule possible pour

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renouveler le pacte fédéral conformément aux besoins du temps, rétablir la direction des affaires communes, et affirmer l'importance de la patrie allemande en Europe, son unité et ses intérêts1 ». Les délégués des quatre royaumes approuvèrent ce projet et le 14 août une dépêche circulaire invitait tous les gouvernements allemands à envoyer leurs plénipotentiaires à Francfort avant le 1er septembre.

La Prusse était dans une situation fausse et délicate 2. Les moyens Etats l'avaient délaissée, plusieurs des petits princes l'abandonnaient à leur tour, elle était bolée en face de la puissante coalition de l'Autriche et des quatre rois. Elle n'avait que le choix entre la guerre ou l'abandon de ses vues ambitieuses. L'ambassadeur d'Autriche, Prokesch von Osten, comprenait nettement ce dilemme et écrivait les 9 et 10 août : « Ici (à Berlin), les rapports sont tels que je tiens la rupture des relations diplomatiques pour possible. Tous les raisonnements juridiques sont vains ; on ne donne pas un centime du droit ; que la Confédération disparaisse, c'est l'espoir de l'Union \ »

Il fallait choisir, et le gouvernement était profondément divisé. Le général de Radowitz était pour une politique d'action : dans un mémoire en réponse à la circulaire autrichienne, il contestait l'existence de la Diète, dissoute en 1848, et insistait sur la nécessité de constituer définitivement l'Union. « La Prusse et les gouvernements unis ont accepté les améliorations (proposées à Erfurt), aucune des parties ne peut maintenant dissoudre ce lien de droit. » Frédéric-Guillaume IV n'osait le suivre, et la réponse officielle de la Prusse, le

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