‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 85 sur 167 · Abrkcn. Lin schlichtes Leben, p · texte numérisé non relu

Abrkcn. Lin schlichtes Leben, p

2. Arndt â Biedermann, -0 novembre 1850. Biedermann. Leben, t. I, p. 44.

D'EHPDRT A OLMDTZ MH

Bavarois avançaient par le Sud, un corps de 30. OQl) Aulri-

lassail du Vorarlberg en Bavière pour menacer la

de I.i Prusse, cl de Vienne on ai içail que lo

■ ■.: voulait une guerre d'anéantîssemenl.

intion devenait périlleuse pour la Prusse. L'incurie

rac trahison. Maoteuffe! le comprit enfin. Le S novembre,

. il proposa au roi à ordonner la mobilisation générale ;

irque consentît aisémenl 6 une mesura qu'il aurait

■ !■'■-- le 2 novembre. Le conseil de9 ministres,

. lain, en reconnu! la nécessité el l'ordre de mobïlïaa-

■ ■ publié.

■ ■ ■!:■.■ paraissail indiquer un reviveraent politique, la

■■■•■ à l'Autriche, cl présager une prochaine guerre.

. u ainsi que l'cnlendil le peuple prussien, Avec une

leur, les iKitmin.-s rcjuigiiinnit li-nr-. corps; mémo les

lats de landwehr, quittaient sans hésiter leurs

■ occupatïuns pour rallier leurs régiments; le

al qui iiinhlii.il! chiil In joie qui' l;i Prusse fùl ciiliu

ne subir aucune humiliulion1. On parlai! d'un seul

/oir d'ailleurs exactement contre qui

était dirigée la guerre : en IViméranie, un paysan demandait

■ irek d où étaient postés les Français' ».

nenl avait des idées toutes différentes; il

luil lit ni"liilis;iliuiK|iie comme une siilislacliori ..

ion publique, un leurre pour dissimuler la soumission

le i novembre, i ierlach éerivail il Manteuffel :

ns la mobilisation pour nécessaire à cause du roi et

du prince de Prusse. ■• Dans la Camurilla, ou parlait même

--.' le jour où l'ordre de mobilU >

donné ' ; c'était brandir l'épée pour mieux la remettre au fourreau. En l'annonçant à l'ambassadeur autrichien, le soussecrétaire d'Etat à l'Intérieur, M. Lecoq, déclarait que « la mobilisation était une mesure pacifique » et il désirait « que l'Autriche aidAt la Prusse ». Comme Prokcsch demandait ce que cela signifiait, Lecoq ajoutait : « N'exigez pas un abandon formel du passé. Nous le jetons par dessus bord. Le ministère est tout à fait d'accord, tout à fait décidé à ce sujet. Mais contentez-vous des réalités. Ne pressez pas non plus en ce qui concerne la Hessc. Nous en sortirons, mais laisseznous le temps2, »

Mais Schwarzenberg n'entendait pas « laisser le temps » à la Prusse. Sa réponse à la dépêche de soumission réclamait l'abandon de la Hesse et la dissolution de l'Union allemande avant la réunion des libres conférences. Il ne cesserait ses armemements que si la Prusse concédait ces deux points.

Cette dépêche était du 6 novembre ; elle arriva à Berlin presque en même temps que la nouvelle d'un choc entre les armées en présence. Ce conflit était inévitable, les troupes s'étaient avancées, par le Sud les Bavarois, par le Nord les Prussiens, jusqu'à se toucher. Le 8 novembre , elles entrèrent en contact à Bronzell près de Fulda : on leur avait recommandé d'éviter soigneusement tout heurt, mais en pareil cas les recommandations sont vaines, les fusils partent tout seuls. Malgré vedettes et parlementaires, les Bavarois voulurent avancer, c'est la version prussienne s ; les Prussiens tirèrent quelques coups de fusil, les Bavarois répliquèrent; rengagement fut court; cinq chasseurs autrichiens, au ser-

i. Gerlnch. Loc. cit., p. oôl, 559.

2. Prokcsch n Schwarzenberg, 7 novembre 1850. Prokesch, loc. cit.* p. 177.

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