Alexand re, atlaché d'ambassade el officier
ileric, mais plus eîvil que militaire, était au lettré,
rit, poêle a ses heures; il avait, à la mode du temps,
L'iitimcnt d'o humanilé »; il a laissé quelques écrits
■ li.it! le plus curieux est une plaquette en français, « Kloge
ou Monurocnl érigé ft In mémoire de C.-C.-G. de Bismarck,
née de Schœnfcld, par Charles-Alexandre de Bismarck. Berlin, 1 77 i ». Il y vantait, dans le style de Rousseau, les vertus de sa femme, et trouvait autant de perfection dans la beauté de son nez que dans la bonté de son cœur.
Son quatrième fils, Charles-Guillaume-Ferdinand (1771- 1843;, est le père du chancelier. S'il est exact, comme récrivait le grand homme en 1872, que la lignée des Bismarck se composAt « alternativement d'une génération rossante et d'une génération rossée », celui-ci n'appartenait point aux violents. C'était un brave homme, sans plus. Entré très jeune dans l'armée, il s'était vaillamment comporté pendant la campagne de France et, avait été blessé à Kaiserslautern. Dès 1795, il avait abandonné le service militaire « pour alléger à son vieux père la charge de deux domaines », et il n'avait plus quitté Schonhausen que pour passer, chaque hiver, quelques semaines à Berlin. 11 fréquentait les salons dans l'entourage de la cour et y rencontra une jolie et brillante fillette, Louise- Wilhehninc Mencken. 11 n'était plus tout jeune, elle avait seize ans; mais ils se plurent, peut-être par le contraste de leurs caractères; le 7 juillet 180fi, ils s'épousèrent.
La famille Mencken ' était d'un tempérament tout différent du naturel des Bismarck. Depuis quatre siècles, ceux-ci avaient été militaires, à de rares exceptions près. Les Mencken, au contraire, avaient brillé dans les universités et dans les conseils. Pour employer une image dans le goût du chancelier, c'était le mariage de la robe et du sabre.
La famille était originaire d'Oldenbourg et assez ancienne; au xvn" siècle, elle avait compté parmi ses membres deux
1 Lf nom dt> hi famille nt1 semble pns nvoir um» orthographe Irrs lixi» : plusieurs ;iri<'t'hv> nmlernrU d'Otto de HiMimn'k Menaient Meurkc ; son Knnid-pcre jivjiit adopte l'ortho^ruplie .MriK'krn, vi des jifles de famille portent Meuken.