‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 91 sur 167 · III. — Les partisans de l'union allemande étaient au déses · texte numérisé non relu

III. — Les partisans de l'union allemande étaient au déses

ii fureur; il- comparaient le projet d'Olmtllz, — UlniJll-

■ je de l'empereur Henri !Y à* lanossa

léna ; il» comprenaient qui c'était la déroute

■ ronces. Les adversaires île la Crusse étaient

il -. car ils avaient espéré la guerre el I écrasement

M. de IJriisl en avuil un épancliemenl de

lail "''■ e un joueur de whist qui aurait dix-huit

lil son parleiiain ren m' i r .1 la partie ' ». . ilHohiens el lu camarUla de Berlin, an contraire,

■ b msîasme ; à Vie , on n'avait pas désiré

la guerre avec la l 'russe ; .ai considérait ld ompromis d'Oloiutz connue mu victoire et la Bourse montait avec l'allé

tnuritla pensai! avoir sauvé la Prusse ii un el la Révolution. « Il faut que la

ipie par le sac el la cendre - troc ill

le liber../ ■ des nati lil déclarait la

roi r. Kl t .erhie.1i se rvl rmielMÎl derrière cette parole de Mcyendorff : » L'honneur prussien est sauvé. «

Le Parlement ne fui pas de cet ,i\is. La seconde Chambre en délibéra a propos de l'adresse. Le projet, rédigé uvanl le

1 fcw*1 ttwin. I. I.p. IW

ufiir roviilr. m .

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D'ERFUHT A OLMDTZ S73

imitations ilu ministère dans In question des duchés el Ottre de Uesse. ■■ Vous dites, s\''c rin-t-il en terminant, que

. toute l'Europe contre vous. Je vous réponds que

"- tremblé dans une situation pareille. Vous

n'avoir pas d'alliés; comment voulez-vous

m ■ politique aussi vacillante... Vous compro-

■■■■iic d u pays... Arrière les ministres ! ••

poIm avaient soulevé les applauilisseminls *1« ■ h

Il importait qu'au nom de la droite quelqu'un vint

> politique de soumission h l'Autriche, proclamer

a des espérances allemandes, affirmer le vieil espril

1 Itlo de Bismarck se leva.

il le plus important de ceux qu'il prononça

N posait Bismarck en chef de groupe, leader

:i.-nkii ; il (.|.|ii..-;iil aux théories nobles mais

•s nllem mdi , les revendications étroites el

assiens; enfin il devuil avoir une

: cisive sur l.i carrière de Bismarck et par eousé-

li/s doslinées mêmes de la Prusse. Le princi' ne

simulé !:i gravité et en a reproduit de I

ses mémoires '.

ipnce par louer le peuple prussien, « qui

i omme un seul homme a l'appel de son Roi , il

en obéissant avec confiance; il s'est levé pour

comme ses pères, sous le drapeau .les rois de

ir quels devaient être le but el le prix de

■ ila ■>. Mais avanl de partir en guerre, il faut lui

ni m ir qu'on la fasse e! qu'on ne puisse

1 nos jours, pourquoi les grands

ils la guerre .' L'unique base saine et salutaire pour

trck itéffult «47-1831, p. *lll el SUÎV-

.. t. I. |p. 91 II '-'N

un grand Etat, — et c'est par là qu'il se distingue essentiellement d'un petit Etat, — c'est l'égoïsme politique et non pas le goût romantique, — et il n'est pas digne d'un grand État de se battre pour une cause qui n'est pas inhérente à son propre intérêt. Eh bien, Messieurs", montrez-moi ici un but digne de la guerre, et je voterai avec vous.

« Il est aisé pour un homme d'État, soit dans son cabinet, soit à la Chambre, de souffler avec le vent populaire dans la trompette guerrière, de s'échauffer ainsi au coin de sa cheminée, ou de tenir des discours tonnants à cette tribune, puis de laisser le fusilier, qui verse son sang sur la neige, décider la question de savoir si lé système du guerrier en chambre remportera ou non gloire et victoire. 11 n'y a rien de plus facile que cela ; mais malheur à l'homme d'Etat qui ne trouve pas pour faire la guerre une raison qui soit encore valable aussi après la guerre !

« Je suis persuadé, Messieurs, que vous envisagerez les questions qui nous occupent aujourd'hui tout autrement au bout d'une année, quand vos regards, se reportant en arrière, verront se dérouler une longue perspective de batailles et d'incendies, de misères et de douleurs, de 100.000 cadavres et de cent millions de dettes. Aurez-vous alors le courage de vous approcher du paysan sur les ruines de sa ferme incendiée, du soldat estropié par la mitraille, du père qui a perdu ses enfants, et de leur dire : « Vous avez beaucoup souffert, mais réjouissez- vous avec nous, la Constitution de l'Union est sauvée, Hassenpflug n'est plus ministre, notre Bayrhofer1 gouverne la Hesse. » Si vous avez le courage à ce momentlà de parler ainsi aux gens, alors commencez cette guerre. »

Et Bismarck montre que toutes les grandes puissances ont

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