‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 93 sur 167 · Bismarck. Pensées et Souvenirs, t. I, p · texte numérisé non relu

Bismarck. Pensées et Souvenirs, t. I, p

4. Sur les conférences de Dresde, Sybel. Die Begrilndung, t. II, p. 70 et suiv.. ManteufTel. Denk^Urd'ujkeiten^. I, p. 360 et suiv., Klùpfel. Gescfùchte. t. I, p. l.:>3 et suiv.

soire; les petits princes étaient écartés; l'Autriche entrait tout entière dans la Confédération ; à la demande du roi de Wurtemberg, qui craignait la colère de son peuple, les délégâtions des Parlements devaient être consultées dans certaines circonstances ; on refusait aux Etats le droit de former des ligues entre eux. Jusque dans les moindres détails, on entravait la Prusse de mille liens, comme pour revenir un siècle en arrière et « raver de l'histoire l'incident de Frédéric II ».

ManteuiTel, ébloui par le prince de Schwarzenberg, aurait peut-être consenti à cet effondrement. Mais il était accompagné du comte Alvensleben, dont « l'incroyable finesse et l'extrême habileté délivrèrent la Prusse * ». Il souleva l'opposition de quelques princes de second rang, Bade, Saxe- Weimar, Mecklembourg ; il contraignit Manteuffel i\ écrire deux lettres de résistance à l'Autriche ; il parvint ainsi à traîner en longueur les délibérations de Dresde ; au mois de mars déjà, on en était las. On sauta sur une déclaration de la Prusse qu'elle était disposée à envoyer un délégué à la Diète de Francfort et engageait ses anciens alliés à faire de même. C'était le retour au bon vieil état de choses ; c'était le salut.

On discuta encore six semaines h ce sujet : Schwarzenberg soutira à Manteuffel un traité d'alliance qui obligeait les Prussiens à intervenir en Italie si l'autorité de l'Autriche v était

contestée. Ce fut le seul résultat des conférences. Leur clôture fut prononcée en grande pompe le 15 mai : on annonça que les rapports, travaux, projets, protocoles, notes, relations, procès-verbaux feraient une bonne base de discussion ultérieure pour la revision de la Diète. Mais nul ne s'y méprenait ; la Diète renaissait ; les propositions diplomatiques ne la

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