‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 98 sur 167 · S KT DÉBUTS \ FRANCFORT · texte numérisé non relu

S KT DÉBUTS \ FRANCFORT

k'.'iil pas d'instructions r>;trlîcii]ir-ivs |>;tr iVril ; innis BistBWek

i époque fi Bel lin ; il eul le 23 juillet un long entre-

■ le roi il Manteuffel ; il reçut son plan de conduite;

is homme à recevoir une direction, il la pre-

n:iil île lui-même ; il ne tarda pas à le prouver.

lallation définitive n'eut lieu que six semaines plus

lard ; il fallait « traiter le départ de M. de Rochow avec loua

■ dus d ce haul [lersonnnge1. Celui-ci, d'ailleurs,

le, et, apprenant la nomination de son succes-

.1 :'iini. !■.,'. iate, janslui avoirfail la remise des papiers

. . k, avisé indirectement de celte fuite, arriva

pour remercier, non sans ironie, son ancien

bienveillance qu'il lui avail témoignée, Le 27 août,

enfin, le nouveau ministre plénipotentiaire était installé dans

os, \ Irenle-si* .m s, il se trouvait o dans In situation

la plus importante de la diplomatie prussienne n.

.,■ auparavant, il était un petit nobliau de province,

réputation ni surface : en cinquante-trots mois il avait

buts au Landtag uni, au rôle de chi i de parti

■nirv di's ambassades.

Il y avail été nommé parce qu'il avail manifesté des senti-

ilricliiens. - J'avais été élevé, tléclara-t-il plus lard,

l'admiration, je pourrais dirn dans le culte de la polîti-

.i Francfort, lorsqu'il fut en pleine

i triche, il lui ameni>û constater l'abaissement

;i des intérêts étrangers,

politique cauteleuse el perfide, h Aussi, conlinuait-il,

je conçus l'idée de soustraire l'Allemagne a

m lutrichienne, du moins n lie partie de l'Ail

igion, ses mœurs cl ses inlêi

■■ i. 31 Biinidcck (' I |- II».

destinées de la Prusse, l'Allemagne du Nord l. » Sa vue es prompte et sa décision rapide; dès son installation définitive', il s'établit « sur le pied de guerre avec l'Autriche "" ». Il !';.*/taquera d'abord sur des vétilles, puis pour désintérêts vitau.v et cela finira sur des champs de bataille.

Dans la première séance où il siège, le 27 août 1851, 3 lève l'étendard de la révolte, sur un prétexte des plus futiles. L'ambassadeur anglais, lord Cowley, avait été chargé par le gouvernement de Turin de demander à la Diète si elle accepterait la nomination de M. dePralorme comme plénipotentiaire de Sardaigne ; lord Cowley s'était adressé au président de la Diète, M. de Thuii ; celui-ci avait refusé une réponse officielle par ce motif que l'Angleterre n'avait point à s'immiscer dans une question qui ne regardait que l'Allemagne. M. de Bismarck en fit un incident ; il se déclarait d'accord sur le fond môme de la question avec M. de Thun ; mais il lui contestait k1 droit de la solutionner sans en référer à la Diète \ C'était là une dispute de forme et bien minime, mais elle posait le nouveau caractère de la politique prussienne : résister à l'Autriche toutes les fois que celle-ci prétendrait diriger seule le» choses allemandes.

Les occasions ne devaient point lui manquer. Au besoin, il les aurait créées. Peut-être rccommence-t-il l'expérience du cigare, en tirant le sien malgré les traditions, ce qui amène les autres plénipotentiaires à pareille audace et transforme la salle des séances en tabagie4. A peine installé, il proteste contre le mode de publication des protocoles de la Diète « où

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