‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 101 sur 179 · La grande secousse do !Hi8 élail apais<''o en Alle · texte numérisé non relu

La grande secousse do !Hi8 élail apais<''o en Alle

lagne ; elle semblait avoir complôlemcnl (échoué ; les choses

étaient remises en leur étal antérieur. Les idées cFunilé, de

2<)â BISMARCK

patriotisme allemand paraissaient mortes; elles nVitaieni qu'endormies pour huit ans, mais leur sommeil était profond, léthargique, et les fervents qui espéraient encore leur réveil passaient pour des utopistes inguérissables.

Le 31 mai, la vieille Diète devait renaître, avec ses règlements et ses manies que raillait Heine :

OBund,

Du Hund, ^

Du bist nicht gesund *.

La Prusse y reprenait sa place ; ainsi l'avait voulu le parti qui considérait Olmiilz comme un triomphe. Cette place était mal fixée, au-dessus des royaumes, mais au-dessous de l'Autriche; l'échec de 1848 ne la rendait pas plus nette; pour avoir voulu se mettre au premier rang, la Prusse risquait d'èli'e reléguée dans le lot des Etats moj'^ens, car les quatre royaumes avaient pour elle une l'ancune encore môlée de crainte et l'Autriche avait, h l'abaisser, le plaisir d'un vainqueur hautain et maladroit.

Pour manœuvrer à Francfort au nom du gouvernement j)russien, il fallait un homme habile et sûr, sans attaches diplomatiques, ayant donné des gages à la cainarilla, dévoué à la politique autrichienne, mais d'échiné assez roide pour ne pas s'aplatir devant le plénipotentiaire de Vienne. La situation était importante, difficile et plusieurs à qui elle fut ofTerle la déclinèrent avec effroi : Alvensleben, qui avait si adroitement dégagé la Prusse dans les conférences de Dresde, j)araissait indiqué pour Francfort, il refusa « tout à fait ». Le choix était donc restreint '. Le général de Gerlach, qui était la puissance occulte de la Cour, eut une idée heureuse ' :

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