Bismarck à Gerlach, 7 mars 1855. Loc. cit., p
était juste, les premières paroles d'Alexandre II annoncèrent son intention « de persévérer dans la ligne des principes qui servirent de règle à son oncle et à son père » ; et la guerre continu;).
Cependant, à \'icnne, on s'était bercé de l'espoir de mettre fin à la lutte : les conférences avaient repris entre diplomates et elles avaient abouti à un résultat si heureux que les ministres des puissances intéressées, lord John Russell, Ali-Pacha, M. Drouyn de Lhuys vinrent à Vienne comme pour sceller les derniers accords '. Mais ils n'arrivèrent qu'à proposer une « combinaison subtile, alambiquée, qui eût évoqué l'antique Byzance non loin des lieux où elle avait vécu" ». ^I. Drouyn de Lhuys ne parvint pas à la faire adopter par Napoléon III ; désavoué par son souverain, il ne put que se retirer, et sa démission marqua définitivement l'échec des conférences de Vienne.
La lYusse n'y avait point paru et volontairement. En vain, l'Autriche avait-elle essayé d'entraîner les diverses Cours allemandes ù sa remorque ; M. de Buol était « revenu à la charge » dans une circulaire qui « pressait les gouvernements de se prononcer par une résolution de la Diète ou isolément pour la politique de l 'Autriche, sous peine de voir cette puissance sortir de la Confédération' ». Ni la Prusse, ni les petites Cours n'avaient voulu modifier leur attitude de stricte neutralité. Mais l'échec des conférences de Vienne, forte déception pour le cabinet autrichien, engagea M. de Buol à plus de conciliation. Au lendemain du départ de M. Drouyn de Lhuys, M. de Hechberg aborda M. de Bismarck en lui pré-
1. L. Thouvend. Page» de Chisloire du Second Empire, avec prL'fare de M. Vniulal (1903), p. 5 et suiv