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i Bismarck, Penaéeael Souvetiirs, t. 1. p. S59.
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reprochait au ministre sa faiblesse à Olmtitz, dans les affaires d'Orient, au Congrès de Paris, dans l'affaire de Neuchâtel; il était donc résolu à s'en séparer. Le 5 novembre, le prince annonçait sa décision à Manteuffel en le couvrant de fleurs et de titres.
Le 6 novembre, le nouveau ministère était constitué. Son président, prince de HohenzoUern-Sigmaringen, grand seigneur d'une des plus hautes familles du royaume, n'avait pas d'allure politique personnelle ; mais ce qui donnait au cabinet une nuance propre, c'était la présence" de quelques adversaii'es déclarés du ministère Manteuffel ; le parti libéral y était représenté par Rodolphe d'Auerswald, ancien ministre en 1848 et président de la Chambre des Seigneurs à Erfurt, qui prenait le ministère d'État, et de M. de Patow, un des chefs de l'opposition au Parlement, qui était chargé des Finances; le parti du VVochenblatt * obtenait les portefeuilles des Cultes pour M. de Belhmann-Hollweg et de l'Agriculture pour le comte Pûckler; deux membres de l'ancien cabinet, MM. von der Heydt et Simons restaient au Commerce et à la Justice ; enfin trois hommes d'opinions neutres et indécises, Flottvvell, Schleinilz et le général de Bonin étaient chargés des ministères de l'Intérieur % des Affaires étrangères et de la Guerre. C'était un cabinet de concentration, mais de centre, presque de gauche, et sa formation indiquait nettement que le prince régent entendait modifier la conduite suivie jusqu'alors : il inaugurait une ère noucelle.
Il n'y avait point de place pour Bismarck dans celte combinaison, et en voyant les modifications apportées dans le per-