‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 150 sur 179 · Bismurik à Ernest Dohm, 14 mai 185». BititKt . p. MS · texte numérisé non relu

Bismurik à Ernest Dohm, 14 mai 185». BititKt . p. MS

renouveler le pacte fédéral, y introduire une représentation du peuple, arriver par le rajeunissement de la vieille Confédération :i Tunilé allemande. Bismarck avait des vues toutes différentes : il aspirait aussi à l'unité allemande, mais par l'accroissement de la Prusse, sinon de territoire, au moins d'influence ; une expérience de huit ans à Francfort lui avait prouvé que l'Autriche, « par sa force de pesanteur », arrivait toujours à faire céder la Prusse, et que les moyens royaumes aspiraient simplement à maintenir leur indépendance en exploitant la rivalité des deux grands Etats. « Piperie générale que tout cela, écrivait-il. Nous devons faire résonner dans la presse la corde de la politique indépendante prussienne... Si la Confédération était simplement supprimée, sans qu'on établît rien à sa place, je crois que, sur la base de cette conquête négative, il se formerait entre la Prusse et ses voisins allemands des relations meilleures et plus naturelles que les actuelles*. »

Politique intérieure, question allemande, relations internationales, sur tous les points il différait de l'école du jour. Et pourtant il était sans cesse question de lui pour le pouvoir. Craint des uns, détesté des autres, il s'imposait malgré tous. En janvier 1860, alors qu'il était à Hohendorf, malade, sans force, sans action, la nouvelle se répandait à Berlin qu'il allait prendre le portefeuille des Affaires étrangères, et ce bruit prenait une telle consistance que le cabinet éprouvait la nécessité de le démentir par une note dans son journal officieux ^

Ces rumeurs avaient pourtant un fondement : éloigné des

1. Bismarck à Schleinitz, 12 mai 1859. Bismarckbriefe, p. 260-262. Cpr le projet de Bismarck de déclaration à la Diète. Bisinarck-Jahrbuch, t. VI, p. 99.

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