Bismarck. Pensées et Souvenirs, t. I, p
2. M»' de Bismarck à Keudell, 26 octobre 186J. Keudell, loc. cit.. p. 70.
Izar lui lémoignail toujours une confiance flalleusc, et, faveur insigne, continuait à fumer en sa présence. « Je serais encore plus fier s'il m'offrait un cigare », remarquait le passionné fumeur '.L'arrivée de Bernslorff au ministère des Affaires étrangères n'avait pas modifié les relations de Bismarck avec le département. Depuis 1856, les deux hommes étaient en correspondance suivie, et leurs lettres officielles en reçurent un cachet d'affectueux abandon *; celte correspondance s'étendait à tous les sujets, mais d'une louche rapide, car il n'y avait pas à suivre de négociations'en Russie sur les questions du jour, l'italienne ou l'allemande. Bismarck insistait sur la solidarité d'intérêts entre la Prusse et la Russie dans les affaires polonaises : « Tout succès du mouvement national de Pologne si une défaite pour la Prusse ; nous pouvons conduire le ombat contre cet élément selon les règles, non du droit des ^ens, mais de la guerre. Nous devons considérer le polonisme, non avec humanit»'- et impartialité, mais en adversaire. Entre nous et les partisans du rétablissement de la Pologne, il n'y 1 pas de paix possible'. » Il regrettait que les relations des ' ".ours de Berlin et Pétersbourg eussent perdu leur caractère 1 intimité familiale. Il se rtjouissait par ailleurs des efforts de Bernstoff pour résoudre la question allemande. Moins timoré juc son prédécesseur, Bernstorff cherchait à reprendre les projets de Frédéric-Ciuillaume IV m iSiO; sa note du 20 décembre 18<il aux Cours allemandes témoignait de son désir de créer une « conAklération étroite sous la direction de la Prusse * » ; le résultat le plus net fut de terroriser les