Prokesch von Oslen, Avs den Briefen, p
de la Confédéralion germanique comme association internationale pour assurer la sécurité intérieure et extérieure de l'Allemagne ». Chacun des deux Etals nommait deux commissaires qui devaient exercer les pouvoirs du gouvernement central et remplacer rarchiduc Jean. Cet « intérim » était signé pour six mois, il était renouvelable. C'était le premier pas vers le retour à la Diète et le régime antérieur à la Révolution. Les journaux conservateurs le constataient avec satisfaction : « Le projet d'un Etat fédératif allemand sur les bases de l'alliance des Trois Rois, paraît complètement abandonné ' . »
La Saxe et le Hanovre Tenlendaient bien ainsi ; elles n'avaient acquiescé au traité du 26 mai que « sous l'empire de la crainte », et dès le mois d'août 1849, M. de Persigny, alors en mission à Berlin, comprenait qu'elles s'en dégageraient si l'Autriche reprenait force ^ Au fur et à mesure des victoires autrichiennes, les Cours de Dresde et de Hanovre haussaient le ton. Elles arguèrent, tout d'abord, de la réserve mise au traité d'Union, et destinée à permettre l'adhésion de la Bavière et du Wurtemberg ; tout l'été, elles ergotèrent sur l'interprétation de ce texte, comme pour préparer leur retraite, et, lorsque la cour de Berlin convoqua les électeurs pour le Parlement impérial, elles l'abandonnèrent définitivement. La Prusse protesta, rappela ses ambassadeurs; mais, fortes de l'appui de l'Autriche, les deux cours ne bronchèrent plus. Li^urs hommes d'Etat ne manquèrent même point d'accuser la Prusse de « perfidie * ».
La question allemande allait somnoler jusqu'à la réunion du Parlementa Erfurt ; elle fut encore discutée aux Chambres prussiennes, mais Bismarck n'intervint plus. Il ne pouvait
1. Gazelles allemandes du S octobre 1849. i. Persifçny. Mémoires, p. lOi.