‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 62 sur 179 · I. La CunstiluUon vot<!;e â Francfort · texte numérisé non relu

I. La CunstiluUon vot<!;e â Francfort

:! Bi»mar<-k. lirUfe an aeiiie Braut und Galtin. \i septembre 1849. p. 15i.

3 Lctlru à Meus du 4 octobre 1849. PotitUche Btiefe. I, p. S.

Pendant que Tété s'était écoulé pour les diplomates prussiens en discours et en négociations, les hommes d'État de l'Autriche l'avaient passé en actions.

A l'aide des troupes russes, la Hongrie était maîtrisée : \c général Georgey, enfermé dans Vilagos, capitulait le 12 août ' ; la citadelle de Komorn, encore défendue par le vaillant Ivlapka, était prise le 21 septembre. En Italie, les dernières résistances étaient écrasées ; Venise se rendait le 24 août. Comme l'écrivait Prokesch « peuple et pays étaient sauvés de la guerre désastreuse », et la chute de Komom marquait pourlui la reprise de l'influence autrichienne en Allemagne*. La Cour de Vienne, débarrassée de ses tracas intérieurs, retrouvait libre action à l'extérieur; elle n'avait plus à demander aux royaumes allemands d'attendre et de patienter; elle pouvait agir directement contre la Prusse. Avec sa décision rapide, Schwaraenberg s'attaquait immédiatement à cette tâche ; en septembre, il avait des entretiens personnels avec les rois de Bavière et de Wurtemberg ; François-Joseph se rencontrait à Teplitz avec Frédéric-Guillaume IV ; Bismarck constatait avec plaisir que son souverain était accompagné à cette entrevue par Léopold de Gerlach et qu'un plénipotentiaire russe y assistait : tous deux lui conseillaient un rapprochement avec l'Autriche.

De ces négociations sortait un nouvel arrangement provisoire entre Vienne et Berlin. Frédéric-Guillaume ne pouvait se consoler d'une rupture définitive avec l'Autriche, et sous l'influence du parti réactionnaire il faisait lui-même des propositions d'entente. Le 30 septembre, les deux puissances convenaient d'un « intérim » dont le but était le « maintien

1. Th. Duka. Kossul/i and Gôrgei, recollections of a « Slormy Period », (1897). p. 89 el suiv.

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