‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 71 sur 179 · Voyez supra p · texte numérisé non relu

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membres de l'Union qui ont avec eux des traités de douane ou autres arrangements internationaux ne peuvent être entravés dans l'accomplissement de leurs obligations ». C'était déjà une grave atteinte à l'unité allemande. Mais le parti prussien la trouvait insuffisante : il voulait que le Parlement remît tout sur le chantier, et bouleversât le projet de constitution avant de l'adopter. Le parti allemand voyait le piège, et prétendait accepter en bloc le texte du 26 mai, quitte à le reviser ensuite pour le mettre en harmonie avec la Constitution prussienne.

Entre ces deux opinions, PVédéric-Guillaume IV hésitait et cherchait un système moyen. Le li mars, en conseil des ministres, il décidait de proposer au Parlement national l'adoption en bloc, sous réserve du vote de l'acte additionnel et d'une revision immédiate à laquelle tout serait subordonné *. 11 donnait en ce sens des instructions aux commissaires du conseil d'administration devant les Chambres : le général de Radowitz, naturellement désigné par son éloquence et sa situation hors pair, M. de Carlowilz, jadis au service de la Saxe et représentant, par hypothèse, de cet Etat défaillant, M. de Lepel pour la Hesse, M. de Vollj)racht pour le Nassau et M. de Liebe pour le Brunswick.

La prochaine réunion du I*arlement national attirait l'atlcnlion générale. « Tout gravite autour d'Erfurt », constatait rnmbassadcur d'Autriche, Prokesch, et il ajoutait peu après: « Dans le public, la croyance à Erfurt est faible, même le duc de Brunswick me disait hier : « Rien n'en peut sortir, la chose doit tomber d'elle-même'. » Le parti allemand conservait peu d'illusion. « Je crains, écrivait un ami hanovrien à Biedermann, que l'espoir en Erfurt ne devienne chaque jour

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