‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 97 sur 179 · Bcust. Mémoire», l. 1, p · texte numérisé non relu

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modifieraient pas. Mellernich exultait; il constatait que les principes de 1815 étaient intacts, « car il n'y avait pas d'autre solution pratique que celle trouvée dans l'acte fédéral ' ». II n'avait pas pensé au canon; le jeune plénipotentiaire envoyé par la Prusse à Francfort pour soutenir la politique autrichienne devait y songer quinze ans plus tard, et découvrir, non loin d'OImiitz, un champ d'action tout différent, le champ de Sadowa.

Cependant, le 3 janvier 1851, les Chambres prussiennes avaient repris le cours de leur session et Bismarck était revenu à Berlin laissant les siens en Poméranie. Il vécut pendant un trimestre, en garçon, d'une existence remplie et agitée. Dans la matinée, il assistait aux commissions de la Chambre : il avait été chargé d'importants travaux, — rapport sur la situation de la Banque du commerce maritime (grand établissement financier doté de privilèges importants), — rapport sur l'administration de la Banque d'Élat ; il y consacrait tout ce qu'il pouvait de son temps, dépouillant des bilans, des comptes, des correspondances, « un travail de diable », et discutait avec ses collègues les conclusions de ses études. Les après-midi étaient pris par les séances de la Chambre. Le soir, il avait toujours quelque invitation dans le monde conservateur ; il était maintenant le leader du parti prussien ; la Cour et la ville le priaient à dîner et danser ; il acceptait avec bonne humeur, car il était homme de bonne compagnie et brillait dans le monde. Il était souvent invité à la table royale ; le roi et la reine étaient « très gracieux » à son égard ; ils sentaient en lui une force dont le trône aurait un jour besoin. Il dansait aux soirées officielles comme un jouvenceau « par

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