‹ Bismarck et son tempsChapitre 1 sur 270 · PARIS FÉLIX ALCAN, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PARIS FÉLIX ALCAN, ÉDITEUR

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Cette guerre n'avait rien qui choqu&t Bismarck ' : il sortait d'un milieu où le combat contre l'ennemi héréditaire était un culte que ni Leipzig ni Waterloo n'avaient éteint ; il était né pendant les Cent Jours et les i-écits d'un vieux cousin sur les guerres contre Napoléon avaient exercé, de son aveu, « la plus vive influence » sur sa jeunesse. 11 avait vingt-cinq ans, Tàge des ineffaçables impressions, quand l'Allemagne vibra de colère en 1840 et pensa à se ruer tout entière sur le Rhin. En 1848, il déplorait « que le premier essor de l'unité et de la force allemandes n'eût pas été d'arracher l'Alsace ù la France et de planter sur la cathédrale de Stras-

f . 11 a élé longtemps admis en Alleinagne comme un dof^mc naliunal qu'après ISSS Bismarck (ul un pedGque; 11 n'aurait recherché la rormalion de l'empire allemand que par le développement naturel de la Conrédération du Nord ; l'incident Hohenzollern. la guerre de 1870 l'auraient surpris à l'improvisle daas ce paisible travail. C'est la donnée que Bismarck se plut jadis k répaodre; sur ses indications, Sybel l'a amplement dëvelop* pée, Dit Begrandung des dealachen Reicks, t. Vil (I89i), p. 237 et suiv,, el yeue Slillheilangen :ur Begrandung de) deulaclien Reiclis (1895), p. 1 el Buiv.; elles intimes <lc Bismarck se plaisent encore à cette explication, Keudell. Bismarck el sa famille, p. 400 et suiv. De nombreuses publications ont modiOé cette version; plusieurs historiens ont adopté une opinion intermédiaire : Bismarck ne désirait pas la guerre, mais voyant que les Français la recherchaient, il la préparait en défensive el profita de l'incident llobenzollern pour la Taire éclater â l'heure Tavorable ; Lenz, GeacbichU Biamarck», p. 3U et suiv., Ralhlef, Zur Frage nach Bismarcks Verhallen in der Vorgeackichle des deulach-franzôaiscken Krieges (1903, avait paru en essai dans le Biamarct-Jalirbuch, t. III, p. 433 el suiv.), p. 4 et suiv., Klein Uattingen. Bismarck und sein» Well, t. Il (1S02), p. 496 et suiv.. Erlch Marcks, «aise;- Wilhelm I (1897), p. 268. Cf. Otto Kaemmel, Kritische Stadien lu FUrst Bismarcks Gedaiiken und Erimterungen, dans les Grenibolen, 1899. t. II, p. SSl et suiv. Plusieurs auteurs vont plus loin ; ils admettent, en se fondant sur les textes ofliciels, les récits des contemporains et l'enchaînement des faits qae Bismarck a voulu la guerre, l'a préparée soigneusement à l'avance et a développé l'affaire Hohenzollern pour qu'elle en aorlll ; Schullze, Die Thronkandidalur nohemoUern und Graf Bismarck (190!), Hans Delbrilck. Dos Geheimnis* der Napoleoniachen Poiilik im Jahre 1870, dans les Prtussiiche Jahrbiicher, octobre 1895, p. 28, 34 el suiv. ; ROssIer, Sybels Werk Ûbvr die Begrandung des Reichs, même recueil, janvier 1895, p. 1S4 et suiv. ; M. Busch. Bismarck und *ein Werk (1898), p. 53, 77 et suiv. Cest la théorie admise en France et par beaucoup â l'étranger. Malmesbury, Mémoire of an ex- Minisler, V II, p. 414 et suiv.

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