‹ Bismarck et son tempsChapitre 101 sur 270 · Supra, t. III · texte numérisé non relu

Supra, t. III

i. Le comte Harry d'Araim à Bismarck, 6 mal 1872.

3. Jules Favre. Gouveitiemenl de la Défense nationaU. t. 111, p. 298 cl

le générai Ciuseret avait, au su de M. de Bismarck, une entrevue dans le fort d'AuberviUiers avec un diplomate allemand, le baron Holstein, venu o pour écouter des propositions, rien de plus. — Je n'fli pas mission de traiter, ajoutait rAltemand, ee que vous me direz sera fidèlement rapporté au prince ». Et Cluseret offrait cinq cents millions pour obtenir de 'l'Allemagne une stricte neutralité, des fusils chassepots, le ravitaillentent de Paris'. Bismarck accep(a-t-il ? Jules Kavre ne l'a point cru; d'autres l'ont pensé'; tout est douteux; on doit relever que l'homme d'aulorité ne parla A la tribune du Reichstag qu'avec bienveillance de l'insurrection parisienne, du « noyau de raison » qu'die renfermait, de la possibilité 11 d'occuper Paris par un acoord avec la Commune' », 11 n'alla pas plus loin, et se borna h profiter de l'însurrecUon sans rien lui donner.

Dès le début de la Commune, il hausse le ton, dicte, exige. 11 lui faut dans les vingt-quatre heures le rétablissement des lignes télégrapiiiques détruites par les insui^^: sinon les canons allemands feront leu »ir Paris '. H pose à BrujwUes des conditions draoonniennes : le paiement des cinq milliards en numéraire, la cession des chemins de feren Alsace-Lorraùne sans autre condition qu'une indemnité pour les obligat^res, le versement d'une indemnité aux Allemands expulsés de la France ; de ces clauses, la première était d'une application impossible, la seconde constituait une expropriation à rëg*rd des actionnaires ei la troisième préparait des réclamations

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