PosoliiDger. Bûmsrci und die Parlamenlarier. l. I, p. U
3. Discours dulrône, lî Juin it(71. Uahn. Fursl Biamarck, (. Il, p. 358.
repria par les affaires allemandes et ne pourrait entrer dans le détail des négociations avec la France : une conférence devait se réunir à Bruxelles pour la conclusion définitive du traité ; le général de Fabrice était accrédité comme plénipotentiaire auprès du gouvernement français. Mais le chancelier impérial n'entendait pas abandonner à ses subordonnés la conduite des relations avec la France et cet émiettement du pouvoir donna aux négociations un caractère contradictoire, heurté, par ft-coups.
Le général saxon de Fabrice était un « homme d'une courtoisie affable et digne » ; dès sa première entrevue avec Jules Favre, il montra « un abandon et une franchise qui ne se démentirent jamais ' ». L'entente se fit aisément entre les deux hommes et ils signèrent deux conventions, l'une le 9 mars, pour rétablir le service des chemins de fer, l'autre, le 1 1 mars, pour régler les conditions du séjour des Ailemands en France. En même temps te ministre des Finances, M. Pouyer-Quertier, et le commissaire civil de l'Empire, M. de Nostitz, concluaient à Rouen un projet d'accord pour le rétablissement de l'autorité française dans les départements occupés et pour la perception des impôts. Mais ce texte télégraphié à Bismarck ne plut point; le farouche chancelier trouva qu'on avait empiété sur son autorité et négligé les intérêts de l'Allemagne; le projet fut remanié sur son ordre'.
Peu de jours après, les délégués des deux nations se réunissaient à Bruxelles; le gouvernement avait accrédité le baron Baude, son ministre auprès du roi des Belges et M. de Goulard, membre de l'Assemblée nationale, ami personnel de M. Thiers, qui entendait évidemment garder la haute main
1. Julea Favre. Gouvernement de la Défense nationale, l. III, p. Ififl. i, Sorcl. Histoire diplomatique de la guerre franco-aUemande, 1. Il,
p. 2GS,
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3ur les négociations. Les plénipotentiaires allemands étaient M. de Baian, minislre à Bruxelles, et le comte Harry d'Arnlm, ministre de Prusse auprès du Saint-Siège, et ce dernier choix était un mystère pour qui connaissait Tanlipathie de Bismarck pour» le bel Amim », la secrète rivalité des deux homihes. Mais, dès la première réunion de la conférence, le 24 mars, un fait nouveau s'était produit, tragique, douloureux, utiles aux uns, humiliant aux autres : TinsurrecLion de la Commune.
Bismarck n'en fut point étonné ; lors des négociations sur l'armistice, il avait demandé le désarmement de la garde nationale, et, sur le refus de Jules Favre, il n'avait pas insisté' ; il se félicitait maintenant d'une concession qui lui permettait de nouvelles exigences. Tout ce qui affaiblissait le gouvernement français profitait à son adversaire ; et le subtil adversaire ne se faisait pas faute de compliquer la lAche de M. Thiers. Il n'avait pas perdu toutes relations avec le parti bonapartiste, « le seul qui cherchât ouvertement son appui et inscrïvit dans son programme la réconciliation avec la Prusse^B.ll accepta de négocier avecla Commune parisienne ; dès le 2i mars, le commandant en chef du 3* corps adressait a au commandant actuel de Paris » une note assurant l'attitude pacifique {/rîcrf/tcA) et passive» de l'armée allemande tant que les événements de Paris ne constitueraient point un danger pour ses propres troupes ; et les insurgés exultaient, croyant à un appui et remplaçant /"n>rf/icA par frettndlich: l'attitude pacifique devenait amicale'. S'il faut en croire le délégué à la guerre, les négociations se prolongèrent : à la fin d'avril,