‹ Bismarck et son tempsChapitre 137 sur 270 · Galiriar ifouvenii» diplomatique», p. ïlj · texte numérisé non relu

Galiriar ifouvenii» diplomatique», p. ïlj

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La Russie s'était montrée une allitie fidèle depuis 1863 ; le pacte conclu au détriment des Polonais avait pronté aux deux Etats, suffisamment à l'un, beaucoup à l'autre. Nulle rivalité n'existait entre eux, la Russie ne convoitait aucune terre allemande non plus que l'Allemagne aucune province russe, et il semblait certain que le tzar Alexandre no ferait rien pour nuire à son puissant allié'. Le chancelier russe, prince GortschakolT, paraissait moins sûr ; malgré les politesses dont on l'accablait et dont il accablait le chancelier allemand^, son amitié était douteuse et nécessitait une perpétuelle surveillance. L'aQiance avec la Russie méritait des précautions, comme une arme précieuse, mais cassante ; en 1872, Bismarck seul en percevait la fragilité.

Allié à la Russie et à l'Autriche, le chancelier allemand ne désirait point faciliter à ses deux amis des relations trop intimes ; il était de caractère méfiant, et redoutait ^ue ses deux compères s'unissent à son propre défriment*. Il avait donc projeté pour l'été de 1872 des entrevues successives de son maitre avep les empereurs d'Autriche et de Russie, chaque entretien serrant le lien d'un des souverains avec le monarque allemand, sans les rapprocher entre eux. L'année précédente, t'empereur Guillaume s'était rendu à Gastein, il était naturel que cette visite fût rendue et que l'empereur François-Joseph vînt en Prusse; peut-être eût-il préféré quelque anodin hôtel de A'illé^ature pour ce premier voyage au pays qui lui avait infligé une douloureuse défaite, il ne fut pas maître du choix, et, dès le mois de juin, on annonçait la visit« de l'empereur d'Autriche à Berlin pour le 6 septembre.

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