Bismarck au Rciclislsg, il cl 27 mars
i. Kcck. Dos Leben des Ceneral-FMinarac/tall» Edwin von Manltuffel
(IS90). Adulbcrta von PiitLkamcr. Die Aii-a Manleiiffel (\^^i).
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I'OLITIQUL: d'affaires 493
un mauvais souvenir, la sévérîlé vient des Allemands, et un de leurs historiens résume toute la politique de ManteuSel dans cette formule lapidaire : « Faiblesses et fautes*. » Ce n'est pas que le maréchal éparfipi&t les expulsions, les interdictions de sociétés françaises et les suppressions de journaux, mais il avait gant de velours, admettait le droit aux regrets, et croyait que a mieux vaut douceur que violence ». Ses compatriotes lui reprochent amèrement sa tolérance et son manque d'influence électorale ; la bourgeoisie alsacienne a le courage tranquille, narquois souvent, durable toujours; aux élections allemandes de 1881 et 1884, Bismarck s'exclama douloureusement : « Nous faisons peu de progrès en Alsace * » ; tous les députés furent protestataires, le parti autonomiste s'écroula. Volontiers, on eût congédié eë fâcheux administrateur; mais ManteulTel avait dans l'Empire allemand, spécialement auprès du vieux souverain, une telle situation qu'il était impossible de le renvoyer; sa mort, seule mit fin à son gouvernement (17 juin 1885).
Sa succession échut au prince de Mohenlohe, ambassadeur d'Allemagne en France, et le nom seul du nouveau Stalthatter indiquait un changement de régime, non point que le prince n'eût un caractère aimable et humain, mais son intelligence fine et sceptique se prêtait plus aux « inspirations b berlinoises que l'âpre indépendance de ManteuffeP. Le régime des Alsaciens-Lorrains fut rapidement modifié : M. Antoine, député de Metz au Reichstag, sujet allemand, fut expulsé d'Alsace ;'maintenirnotablesnégocianl9,souscripteur8 occasionnels de la Ligue des Patriotes ^.furent emprisonnés, traduits devant
1. H. Blum. Daa deulsche Reich iurZeil Bismarck», p. M3. 8. BiBmarck au Reichstag, H janvier ISSi.