Bismarck au Reichstag. 4 février ii
I. !.,« TRIPLE ALLIANCE. — Le cauclieinardescoaliUons. Pleine liberté {■'action de Bismarck; son isolement el sa réserve : séjours A la campagne. La carte de l'Europe : l'Ang^Ieterre el les difficultés coloniales; la fraternité autrichienne. — Tension des relations avec la Russie. — La France et sa politique coloniale^ — L'Italie : la question de Tunis et les avances du Quiriaal. Les négociations austro-italo-allemandes. Le traité du 20 mai 1882. Sa publication.
l II. Le TRAITÉ DB RÉASSURANCE. — Regards de Bismarck vers la Russie; laquesLion polonaise. Négociations des troiscours impériales. Le traité du 31 mars 1884 : sa portée. L'entrevue de Skierniewice. — L'arbitre de la diplomatie mondiale. Les ambitions d'un Japonais. — L'Angleterre, la France et leurs colonies ; la conférence du Congo. — La question d'Orient et les petits Etats balkaniques. — La Bulgarie : amour et politique. — Le groupement des puissances autour de l'Allemagne.
J III . Fhakcb r Allemaonb. — Chute de Jules Ferry : le boulangisme. — Le septennat de 1887: projet d'augmentation de l'effectif; opposition du Reichstag. Les débats de janvier 1887 : discours de itismarck. Rejet du Reichstag. La dissolution : les manœuvres électorales, la récoaciliation avec le Vatican. Les élections et le succès du gouvernement. Vote du septennat. — L'incident Schnœbelé ; sa nature et sa fin.
I IV. UiPLOiUTE HABILE, PARLBMBNTAIRE VIOLENT. — Lcs prétentions del'ltalie et le désastre de Dogali. Itenouvellement de la Triplice; les avenants. Crispi à Friedrichsruh. — L'Angleterre et la Triple Alliance. — L'indépendance de la Russie lors delà crise de 1887- Souple action de Bismarck. Renouvellement du contrat de réassurance. — Projet de loi sur les cadres de la landwchr et émolion de la presse russe. Publication du traité de 1879 et violent discours de Bismarck : une faute.
Une pensée domina la politique étrangère de Bismarck pendant les dernières années de son ministère, c'est qu'une coalition pouvait se former contre l'Allemagne et compromettre son œuvre, l'unité allemande. Il le disait dans l'intimité', il récrivait jusqu'en son plus vieil âge', il avait le « cauchemar des coalitions », plus spécialement d'une alliance qui permît ù la France de reprendre l'Alsace-Lorraine. Tout son effort lendit donc à isoler la France et à unir l'Altema^c aux autres puissances européennes par des liens assez forts pour les empêcher de s'unir entre elles contre l'Allemagne. -Jusqu'à sa chute, il conduisit cette politique avec ténacité et souplesse ; son caractère violent l'emporta dans ses dernières années à des actes et des paroles qu'il aurait évités dans son temps de pleine possession de lui-même; mais, en 1890, l'Europe était encore liée par sa puissante machination.
li agit à sa guise ; le conflit de i 879, sur les relations avec l'Autriche et la Russie', fut le dernier qu'il eut avec Guillaume ' ; désormais le vieil empereur se repose sur le guide dont il a si souvent expérimenté la force et la sûreté, et ratifie en toute coniïancc les actes qui consolident son splendide pouvoir. 1! agit sans conseils; nul homme ne peut se vanter d'être l'Ëminencc grise de cet autoritaire. Lothar Bûcher, qui, l'approche de près, reste toujours sur une sage réserve, Bulow, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, dont il écoutait les indications, est mort à la tâche en 1879, sincère^