‹ Bismarck et son tempsChapitre 78 sur 270 · Buech. Tagehuchbiàiler, Î9 novembre I8T0. 1. 1, p. il · texte numérisé non relu

Buech. Tagehuchbiàiler, Î9 novembre I8T0. 1. 1, p. il

5. Bismarck A sa femme. 38-29 octobre, ii novembre 1870. Cf. Bismarck il M" d'Arnim, 4>aj)vier 1871. Bitmarckèritpe, p. «5.

LA FIN D£ LA GUliRnli: 323

Celte colère ne provenait poônt d'un iiiiiipli dqpit.de hum (fueur arrtté dans s» tôompbale course, elle avait pour caïue la cnÛBte d'une interventiori élrangère. Au mois de novembre, les malheurs de la France soulevaient la sympathie du l'étranger : en Angleterre, en Autriche, en Ualie, l'optnion :publk(ue s'émouvait, les journaux protestaient, les bomioes d'Etat susurraient .de vagues paroles. Attentif à tout murmure en Europe, Bismarck s'inquiétait de eette émotion ; il redoutait que les cabinets ne fussent amenés â intervenir etâ ravir au lion une part de sa proie; il hâtait donc l'hallali. » Vous verreE, écrivait^il b Roon en liù envoyant des extraits de journaux anglais, combien le temps que nous passons devant Paris amoindrit notre eitualton en Angleterre et améliore celle de la France' ». Il pressait sur les généraux avec son verbe allier, sarcastique, et les officiers se révoltaient. Comme en Bohème, il était en mauvais termes avec tous; les militaires étaient esaspérés de l'intervention de ce civil.dans les opérations de guerre '' ; et lui-même se -plaignait avec amertume de son isolement. « Roon est malade, écrivait-U i> sa soeur, sans DelbrUck mon isolement dans les aflaû^s serait complet '. »

Entre les opinions diverses, le roi hésitait. D'ordinaire, il s'en rapportait à l'opinion de l'homme compétent, et s'agissant d'>un acte de la campagne, il n'avait longtemps écouté que la parole de Moltke. Mais la voix de Bismarck claironnait trop clair pour qu'on ne l'entendit pas; d'Allemagne,

I . Bismarck A Roon, 30 novembre IS7a. Bismarckbriefe, 8° éd. K. llohi,

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